Si le nom de Pamela Lyndon Travers ne vous dit rien, celui de son héroïne vous est forcément connu : Mary Poppins.
La nurse la plus célèbre, dont le nom est presque devenu un nom commun, a pour beaucoup d’entre nous les traits de Julie Andrews, qui l’a interprétée dans l’adaptation de Walt Disney.
C’est la sortie du « Retour de Mary Poppins » en 2018 qui m’a donné envie de découvrir le texte original de Pamela Lyndon Travers. Si l’édition que j’ai lue s’adresse plutôt à de jeunes lecteurs (avec quelques illustrations et de nombreuses notes de bas de page), le texte se lit très bien même adulte ! Bien sûr il faut avoir une certaine ouverture d’esprit au conte et à la fantaisie, car rien de réaliste ne se déroule dans le quotidien de Mary Poppins. Arrivée grâce au vent d’est dans la famille Banks, elle devient la nurse de Jane et Mickaël, et des jumeaux John et Barbara. J’avais en tête l’une des premières scènes du film, quand elle vide son sac de voyage en en sortant d’immenses objets sans commune mesure avec la taille du sac. J’ai retrouvé dans le livre d’autres scènes cultes du film, et je me suis finalement beaucoup amusée à la lecture de ce roman qui se lit comme une succession de petites scènes farfelues. Il faut juste chausser ses lunettes de jeunesse, celles qui nous permettent de nous immerger dans un univers décalé, et comme dans la scène avec l’étourneau (au chapitre « John et Barbara »), se souvenir qu’on a su un jour parler aux oiseaux et comprendre le langage des fleurs et du vent…
Le personnage de Mary Poppins est plus orgueilleux et narcissique que dans le souvenir que j’avais gardé du film ; néanmoins c’est une figure qui reste charmante et emblématique. Bien qu’ayant apprécié cette lecture « retour en enfance » je n’ai pas eu envie de lire les autres tomes de la série. Nul doute cependant que de plus jeunes lecteurs pourraient découvrir les aventures de Mary Poppins et les lire comme une série tout à faire moderne.
Le livre de poche jeunesse
Serge est consultant dans une obscure compagnie financière. Il a, comme d’habitude, décroché ce job grâce à l’intervention de son frère, ministre de l’Economie. Car Serge, malgré la quarantaine et son brillant esprit d’analyste financier, est toujours resté un petit garçon sur certains aspects, et ne s’est pas totalement émancipé. Après la mort de ses parents, il est resté chez sa sœur, chez qui il vit encore, et qui lui prépare chaque matin son petit-déjeuner selon un rituel immuable. Il dort dans sa chambre d’enfant, avec le poster de Diego Maradona bien en évidence.
1787. Nicolas Le Floch est maintenant grand-père. Alors que la rue gronde, que la rupture entre le peuple
Il y a des plaisirs de lectrice aussi simples que d’avoir entre les mains le nouveau roman attendu d’un auteur devenu un incontournable de ma bibliothèque. Depuis l’épatant « Nymphéas noirs », je suis avec impatience la sortie de chaque nouveau roman de Michel Bussi. Je me demande à chaque fois dans quel univers teinté de suspense va m’emmener l’auteur.
Félix et sa maman Fatou habitent dans la plus belle ville du monde, Paris, dans le quartier de Belleville – même si son oncle s’amuse à l’appeler « Mocheville ». Fatou tient un café où se côtoient des personnalités sensibles et attachantes : Robert Larousse, ainsi surnommé car il s’attelle à apprendre le dictionnaire (dans l’ordre) ;
Sophie Hannah a été choisie par les héritiers d’Agatha Christie pour écrire de nouvelles aventures du célèbre détective Hercule Poirot. Quand on s’attaque à un tel mythe, il faut être à la hauteur… Je suis une grande admiratrice de la « reine du crime », j’ai lu quasiment tous ses romans policiers (ce qui représente quand même plusieurs dizaines de livres). Alors quand j’ai commencé la lecture de « La mort a ses raisons », j’étais curieuse mais je pensais que j’allais sans cesse comparer ce roman aux originaux.
Il y a des livres comme ça, dont on a beaucoup entendu parler, que nous ont conseillés des amis, dont la couverture attire notre œil à chaque passage en librairie. Des livres qu’on a l’impression d’avoir trop vus avant même de les lire. Et pourtant, si j’avais ce sentiment avant de commencer la lecture de « Petit pays », j’ai très vite compris pourquoi ce livre avait tant marqué ses lecteurs.
Dans le sud de la France, un jeune garçon passe ses journées dans la station-service tenue par ses parents. Surnommé Shell, il est à la fois intelligent et un peu coupé du monde (on imagine une forme d’autisme même si aucun mot n’est précisément utilisé pour décrire son comportement). Sa sœur est partie de la maison familiale, et il ne va plus à l’école.
Jaakko va mourir. Il se sentait mal depuis plusieurs jours, et le diagnostic du médecin ne laisse aucun espoir : Jaakko a été empoisonnée à petit feu, et ses jours sont comptés.
Avant de parler de l’histoire de ce livre, j’ai choisi de vous parler des lieux qui en sont le théâtre. Pour un décor, quel décor !