J’ai toujours trouvé que l’une des plus belles chansons sur Paris est celle interprétée par Souad Massi et Marc Lavoine (je vous laisse la chercher sur votre plateforme préférée). Pourquoi ? Parce qu’elle parle du Paris triste et du Paris amoureux, du Paris poétique et du Paris glauque, des cafés, du métro, des monuments,…
Dans ce recueil de nouvelles formidablement bien construit, j’ai retrouvé cette ambiance mélancolique et brute à la fois. La très bonne idée de départ est de regrouper 12 nouvelles, écrites par 12 auteurs différents, sur 12 quartiers emblématiques de la Capitale (les Grands boulevards, le Quartier latin, le Marais…). Si vous connaissez certains de ces quartiers, si vous avez la chance d’y avoir déjà déambulé, vous adorerez en retrouver l’ambiance, noter les rues que vous connaissez, reconnaître les boutiques emblématiques (j’ai pour ma part eu un coup de cœur pour les descriptions de certains Passages couverts de Paris).
En revanche, ne vous attendez pas à un Paris idéalisé : ici on est dans le polar (et même le polar à l’ancienne pour la plupart des nouvelles), ici c’est le Paris des truands, où les prostituées, les escrocs, les assassins, constituent la matière romanesque. Aux Halles, on suit une prostituée et son chauffeur personnel ; à Belleville une femme piège un homme d’affaires chinois, jusqu’aux pires tortures ; un étrange cambriolage ne se passe pas comme prévu ; … Quel que soit le quartier, toutes les nouvelles sont efficaces, avec des écritures différentes mais toujours incisives.
Bravo à Asphalte, maison d’édition que j’ai découverte il y a bien longtemps grâce à mon ami et grand lecteur passionné Eric. Le travail qualitatif de cette maison d’édition ne se dément pas avec le temps.
Asphalte, 336 pages, 12€
Je garde un souvenir très précis d’un
J’aime les grands destins. Ceux qui inspirent. Les destins des visionnaires, des rebelles, de ceux qui étaient parfois incompris à leur époque et qui pourtant ont créé une révolution, quelle qu’en soit la nature.
Oui, je le reconnais, le seul nom de « Proust » dans un titre me fait m’arrêter pour feuilleter l’ouvrage en question. Mais dans le cas de ce petit roman, c’est autre chose qui m’a décidée à l’acheter : ce livre est un précieux témoignage. En effet, il regroupe une partie des conférences données par l’auteur lors de son internement dans un camp russe en 1940. Rendez-vous compte : cet homme a été capable de donner une série de conférences d’une impressionnante précision, avec une structure accessible au plus grand nombre, en citant les noms des personnages, les références, etc, de tête. Il n’avait accès ni à l’oeuvre ni à la moindre documentation, évidemment. Une note de début d’ouvrage attire l’attention du lecteur sur certaines approximations – mais ce n’est pas si approximatif que ça !
La couverture est magnifique…
La couverture est un peu trompeuse, et laisse présager un roman plus léger et sentimental qu’il ne l’est – tous les romans qui parlent de couples de sont pas forcément niais, et celui-ci en est une preuve.
Cette série basée sur un club de lecture auto-proclamé « Club des amateurs de romans policiers » (et ceux d’Agatha Christie en premier lieu) a évidemment tout pour me plaire, et j’ai déjà lu avec enthousiasme les quatre précédents tomes. J’ai eu un tout petit peu de mal à démarrer la lecture de celui-ci, en particulier car les personnages arrivent tous d’un coup – c’est toujours une angoisse p
Le Cherche Midi, 448 pages, 15,90€ (partenariat)
Si j’avais lu ce texte sans en connaître l’auteur, je n’aurai jamais pu deviner qu’il avait été écrit par Robert Louis Stevenson – on est bien loin de « L’île au trésor » ou de « L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde ». Si vous avez des souvenirs de lectures imposées au collège, laissez-les de côté et faites-vous une nouvelle opinion de l’auteur à travers ce texte.
J’avais à peine lu la première page de ce roman que je savais déjà que j’allais y retrouver tout le plaisir de lecture que j’éprouve à la lecture de chaque roman de Pierre Lemaitre. Dire que j’ai eu un coup de cœur en lisant un roman de Pierre Lemaitre deviendrait presque une lapalissade.
J’avais été très touchée par «