Son fils de quatre ans a subi une chimiothérapie. Sa fille a fait un don de moelle osseuse pour le sauver. Elle a divorcé de son mari. Et tout ça en plein confinement 2020. On peut dire qu’en cinq mois, la vie n’a pas épargné Laurence Tardieu. Et pourtant elle a fait le choix d’intituler son récit « Vers la joie ».
Dans ce livre très personnel, elle précise dès les premières pages que son fils s’en est sorti et qu’il va bien. Car son but n’est pas de faire du pathos. Elle nous raconte comment elle a vécu les mois d’hospitalisation, mais surtout l’après, quand tout le monde croit que c’est fini, que tout va bien, que la page est tournée, alors que pour elle rien n’est fini. Elle nous montre avec sincérité à quel point un traumatisme peut rester présent et impactant dans une vie, même une fois le choc passé, même quand tout risque est écarté – il reste une empreinte indélébile, un truc qui réveille la nuit et fait qu’on n’est plus jamais la même personne. Elle n’est plus celle qu’elle a été, et ses proches ne comprennent pas toujours qu’elle ne peut pas simplement « rebondir », « aller de l’avant », quand elle-même se sent « désaxée ».
« Passer à autre chose, passer à autre chose… Mais qu’est-ce que cela voulait dire ? Comment leur dire, leur expliquer que moi je ne pouvais pas, je ne voulais pas, passer à autre chose ? Car ce par quoi j’étais passée, précisément, n’était pas une parenthèse temporelle dont j’aurais fini par sortir, comme on sort d’un long tunnel et se retrouve enfin à la lumière, hagard mais heureux. Ce par quoi j’étais passée m’avait faite, nouvelle, et m’avait fait découvrir de nouveaux liens à mon passé, bouleversants, nouvelles ramifications excavées de ma mémoire. »
L’auteure parle aussi de son rapport à l’écriture. Elle s’était dit pendant longtemps que l’écriture la sauverait de tout, mais elle peine à retrouver le goût de l’écriture apès la l’épreuve de la leucémie de son fils. Elle avait le projet d’écrire sur les bonheurs de sa vie, le cancer l’a stoppée dans son élan.
Je suis restée un tout petit peu sur ma faim car l’auteure évoque plein de sujets (la maladie, les dommages collatéraux pour ses autres enfants, son divorce, le monde médical etc) et j’aurais bien aimé qu’elle les détaille davantage.
Le livre est moins optimiste que ce que j’avais imaginé en l’achetant (j’en avais entendu parler en bien, mais je ne sais plus où, à la télé peut-être ?). Le récit est émouvant mais pas larmoyant, l’auteure a trouvé le juste équilibre pour parler de choses graves et intimes sans se plaindre ni tomber dans un récit trop lourd. On n’en sort pas triste – mais pas vraiment rassuré ni joyeux non plus.
Robert Laffont, 176 pages, 19€
Ce qui fait qu’on choisit un livre tient parfois à des critères bien différents. Un résumé qui donne envie. Une jolie couverture qui nous fait de l’œil. Un conseil d’un autre lecteur qui titille notre curiosité. Et parfois c’est la forme du livre qui crée l’envie de lecture. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai choisi de lire « L’énigme de Turnglass ».
J’ai traversé ce livre avec des pensées contradictoires.
Ce livre est extrêmement connu, et j’en entends parler depuis si longtemps, je l’ai noté dans ma liste de lectures il y a tant d’années, que j’ai même l’impression de l’avoir peut-être déjà lu – ce qui est possible.
La première question que je me pose en pensant au prochain tome des enquêtes pâtissières d’Hannah Swensen, c’est le nom du gâteau qui sera mis à l’honneur dans le titre. Après diverses tartes, un pudding, un carrot cake, un cobbler aux pêches (une découverte pour moi), un cheesecake, des muffins et j’en passe, voici donc le quart d’heure de gloire des chaussons aux pommes !
J’ai abordé ce livre comme un roman historique, et je me suis trompée. Il est bien plus que ça.
Frida Kahlo est depuis longtemps l’artiste qui me touche le plus, tant j’admire la force, la résilience, et l’incroyable vitalité dont elle faisait preuve. On ne peut pas comprendre ses tableaux sans connaître sa vie, et je recommande toujours l’excellent biopic « Frida » avec Salma Hayek exceptionnelle dans le rôle de l’artiste mexicaine.
En ce moment j’essaie de piocher davantage de lectures dans ma (grande) PAL, et c’est comme ça que « Le But », qui m’y attend depuis au moins un an, s’est retrouvé sur le haut de la pile. Ce livre m’avait été conseillé comme étant une référence en matière d’organisation et de management.
Dans les États-Unis des années 1950, Kathleen et Virgil forment un couple parfait… en apparence. Lui est représentant dans les assurances ; elle est une ancienne joueuse de tennis de haut niveau. Ils ont deux enfants, vont à l’église le dimanche, et monsieur joue au golf.
En 1958, Valentina est l’une des rares femmes médecins à exercer sur les terres hostiles de Patagonie. Nous la suivons dans ses périples en pleine nature sauvage, forte contre les éléments, à la rencontre d’hommes qui la considèrent avec plus ou moins de respect.