Roman

« Nocturne pour Stanislas » de Annie Degroote

Stanislas est le Saint patron de la Pologne. C’est aussi le nom du grand-père que Hania n’a jamais connu. Petite fille de Polonais, elle vit dans le Nord et, si elle s’entend très mal avec sa mère, voue une passion sans faille à sa grand-mère. Débarquant à Lille, elle fait la connaissance d’une étrange vieille… Lire la suite « Nocturne pour Stanislas » de Annie Degroote

Roman

« Les Piliers de la Terre » de Ken Follett

Extraordinaire Ken Follett ! J’ai déjà lu plusieurs livres de cet auteur, dont la formidable trilogie du « Siècle ». Et pourtant, avant de commencer ce livre, j’ai douté et craint de ne pas apprécier cette lecture, un pavé de plus de mille pages, dont je savais seulement qu’il se déroulait au Moyen-Age et parlait de bâtisseurs de… Lire la suite « Les Piliers de la Terre » de Ken Follett

Roman

« En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut

Le premier intérêt de découvrir un livre en version audio, c’est de ne pas se tromper sur la prononciation du titre. Ainsi je prononce maintenant sans erreur le « Bojangles » du titre, qui fait référence à une chanson de Nina Simone. A part cela, j’ai adoré la lecture faite par Louis Arene de la Comédie Française.… Lire la suite « En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut

Roman

« Ce feu qui me dévore », de Paul Couturiau

Bernard Bertin a passé plusieurs années de sa vie en prison. Jugé pour l’incendie criminel de la maison familiale, qui a tué sa mère et blessé grièvement son père, il n’a jamais vraiment cherché à se défendre. Après la prison, il est devenu un écrivain célèbre et reconnu ; c’est à l’occasion de son retour sur… Lire la suite « Ce feu qui me dévore », de Paul Couturiau

Roman

« The girls », d’Emma Cline

Fin des années 1960, dans une banlieue américaine aisée telle qu’on l’imagine : la pelouse est verdoyante, une belle voiture stationne dans l’allée, et les adolescents écoutent de la musique et font de petites bêtises pas bien méchantes. C’est ici qu’habite Evie. Elle rêve d’amitié, de garçons, passe ses journées avec sa meilleure amie. Elle n’est… Lire la suite « The girls », d’Emma Cline

Roman

« Et le ciel se refuse à pleurer… » de Gérard Glatt

Voilà un roman qui propose un joli cadre pour le lecteur : la Haute-Savoie. Nul besoin d’être très avancé dans la lecture des chapitres pour se retrouver au milieu des montagnes, près d’un torrent…et avec une terrible envie de reblochon, avec « sa croûte de couleur jaune, tirant parfois sur l’orange, et légèrement vitreuse en bordure. Sa mousse fine et blanche sur le dessus […], sa saveur délicatement parfumée à la noisette ». C’est bon, vous y êtes ?

C’est dans ce cadre que vieillit un improbable couple, Joseph et Germaine Tronchet. Elle, a tout d’une horrible mégère : mesquine, violente, et infidèle. Lui est un peu ivrogne mais avec un bon fond et un étonnant mais néanmoins immense amour pour sa femme.

Un jour, Germaine est retrouvée morte, écrasée sous un sapin. Son fils Antoine doit revenir pour les funérailles, ne sachant pas s’il doit pleurer cette mère méchante et que personne, à part Joseph, ne regrettera.

Si la mort de Germaine est une délivrance, elle éveille aussi des questions : pourquoi a-t-elle toujours été si méchante, pourquoi rejetait-elle son fils, que signifie le médaillon qu’elle ne quittait jamais ? Et surtout, l’arbre qui l’a tuée est-il vraiment tombé tout seul ?

Autant vous le dire : vous n’aurez peut-être pas toutes les réponses que vous attendez. Mais ce roman est fort plaisant à lire : pour le cadre, je l’ai déjà dit, mais aussi pour la chair donnée aux personnages, hommes et femmes complexes dans leurs sentiments mais simples dans leur quotidien. Passez sur le titre, à mon sens un peu plat, et qui ne reflète pas la profondeur du texte. Les personnages sont habités de sentiments forts (l’amour pudique entre Joseph et son fils, l’amitié fidèle d’un jeune voisin envers Antoine, et même la violence psychologique de Germaine). Il y a de l’amour dans ce livre, même si les personnages l’expriment de façons contradictoires et nagent entre culpabilité, fuite, et attachement.

S 3-3Presses de la Cité, 352 pages, 20€

Roman

« Le livre de ma mère », d’Albert Cohen

Qu’ils sont étranges et nombreux, les chemins qui mènent à la littérature ! C’est une chronique radio entendue d’une oreille, parlant d’une pièce de théâtre adaptée d’Albert Cohen, qui m’a donné envie de lire « Le livre de ma mère ». D’Albert Cohen, je connaissais surtout « Belle du Seigneur » (tiens, d’ailleurs un jour je relirai ce livre). « Le… Lire la suite « Le livre de ma mère », d’Albert Cohen

Roman

« Le voyage d’hiver » d’Amélie Nothomb

Je ne fais pas partie des lecteurs qui attendent chaque automne « la » sortie du nouveau roman d’Amélie Nothomb. J’ai lu quelques ouvrages de la romancière, parmi ses plus célèbres, et souvient bien après leur sortie. Quand je lis un livre de cette auteure, je suis toujours à contre-temps des autres lecteurs. Quant à trouver le… Lire la suite « Le voyage d’hiver » d’Amélie Nothomb

Roman

« La tresse » de Laetitia Colombani

tresseCe roman est mon gros coup de coeur de cette fin d’année !

A trois endroits sur la planète (en Inde, en Sicile, au Canada) vivent trois femmes aux destins bien différents.

En Inde, Smita est une « intouchable », et pour subvenir aux besoins de sa famille, elle est obligée de ramasser à mains nues les déjections humaines.

En Sicile, Giulia est la fille d’un entrepreneur dont la maladie et les dettes mettent en péril l’avenir de l’usine familiale et des ouvriers qui y travaillent.

Au Canada, Sarah est une brillante avocate qui jongle entre sa vie de famille et sa carrière, et qui tombe gravement malade.

Ces trois destins s’entrecroisent comme les mèches de la « tresse » qui donne son titre au roman – et il faut attendre le dernier tiers du roman pour comprendre ce qui relies ces femmes si différentes et si éloignées.

J’ai eu le plaisir d’écouter ce texte dans sa version livre audio, et ce roman se prête particulièrement bien à une écoute. Le roman est lu par trois voix, chacune racontant la vie de l’une des trois protagonistes ; j’avais l’impression d’écouter trois récits réels, trois témoignages. J’ai beaucoup aimé en particulier la lecture d’Estelle Vincent, qui prête sa voix à Smita et retranscrit à merveille la vulnérabilité et en même temps la détermination de cette femme. Chaque chapitre est introduit par une petite musique de quelques secondes, là aussi bien distincte pour les trois personnages, ce qui me plongeait aussitôt dans le bon pays, la bonne ambiance.

Au delà de la forme (audio), le texte est très juste, les mots sont simples et précis. Il n’y a pas de superflu, jamais un mot inutile, jamais un passage ennuyeux qui ne servirait pas le déroulé de l’histoire. Les vies de ces trois femmes sont racontées avec une grande sensibilité, et je vous conseille vivement ce roman.

S 3-3Audiolib, durée 5h04, 20€. Texte lu par l’auteure, Rebecca Marder et Estelle Vincent.

Roman

« Comment j’ai réussi à attraper la lune» de Laurence Labbé

comment luneLes livres de Laurence Labbé font toujours la part belle aux personnages, qu’ils soient drôles ou fragiles. C’est sa marque de fabrique, son style, et après plusieurs livres lus je commence à me dire que je réussirais peut-être à reconnaître un texte de Laurence Labbé parmi des dizaines.

Lucas vit avec sa mère et son beau-père, un homme bourru, violent, méchant. Puisque la lune, « c’est la même lune pour tout le monde », Lucas rêve d’y écrire un message pour son papa, afin que celui-ci puisse le voir peu importe où il est.

De son côté, Nina est amnésique, et a l’envie de s’enfuir et de refaire sa vie, ailleurs…

S’il y a des passages amusants dans le livre, les personnages sont aussi abîmés par la vie, et certaines scènes sont plus tristes. Heureusement l’auteur fait de l’humour (« tu le veux comment, ton steak ? – Dans une assiette. ») et surtout elle a le don de la formule : son expression « toi tu n’as pas inventé l’eau en poudre », clin d’oeil au précédent roman de Laurence Labbé « Comment je n’ai jamais réussi à attraper le Père-Noël », finira dans le langage courant. C’est aussi la reine des onomatopées, et tout y est prétexte, même le bruit des graines versées dans un récipient pour les oiseaux. Poétique.

Voir le site de l’auteur : http://www.laurencelabbelivres.com/