Policier

« Au soleil redouté» de Michel Bussi

soleil redoutéQuel lecteur n’a pas rêvé de rencontrer son écrivain préféré, de passer du temps avec lui pour parler de ses romans ?

Cinq lectrices ont remporté un concours organisé par une maison d’édition, et les voilà parties aux îles Marquises (rien que ça !) pour une semaine d’atelier d’écriture avec le célèbre écrivain Pierre-Yves François. Ces cinq lectrices n’ont rien d’autre en commun que leur passion pour cet écrivain : d’âges différents, l’une est blogueuse, l’autre une riche héritière,…

La semaine promettait d’être idyllique, mais la disparition de Pierre-Yves François change la donne.

Dans la première partie du roman, j’ai été un peu étonnée de ne pas retrouver le rythme habituel de l’écriture de Michel Bussi, ce côté « page turner » qui est si caractéristique. Allais-je être déçue par ce nouveau roman ?

Heureusement il n’en est rien ! Tout d’abord, parce que le cadre est totalement dépaysant, bien loin de la Normandie où l’auteur a situé plusieurs de ses intrigues. Sous le soleil des Marquises, c’est toute une histoire, toute une culture, qui emportent le lecteur très loin. Parfait pour se changer les idées !

Et puis la fin est étonnante, tellement digne de Michel Bussi ! Les inconditionnels s’y retrouveront complètement… presque un peu trop d’ailleurs, mais je ne peux pas vous en dire plus…

« Au soleil redouté » offre un très bon moment de lecture, dépaysant, et une fin qui ne laisse pas indifférent.

S 3-3Presses de la cité, 432 pages, 21,90€

Policier

«Code Lupin » de Michel Bussi

code lupinIl en est souvent ainsi lorsque l’on apprécie les textes d’un écrivain : on finit toujours par remonter le temps et chercher des œuvres « de jeunesse », les premiers écrits, tous les textes qu’on n’a pas encore lus…

Me voilà donc avec « Code Lupin » entre les mains, premier roman publié de Michel Bussi. L’histoire se passe en Normandie, où un professeur, Roland Bergton, et Paloma une étudiante, se donnent 24 heures pour trouver un trésor caché, en s’appuyant sur les écrits de Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin. Le clin d’oeil à Da Vinci Code est appuyé (Ro-land Ber-gton / Ro-bert Lan-gton), et assumé.

Si je n’avais pas su que Michel Bussi en était l’auteur, je ne lui aurais sans doute pas associé ce roman, que je trouve assez différent de ses écrits plus récents. Tout d’abord le texte est court, à peine plus de deux cents pages, ce qui est environ la moitié de la taille de ses romans actuels ! Ensuite, tout va très vite dans le roman, les indices s’enchaînent sans que le lecteur ait toujours bien le temps de comprendre les déductions.

Le roman est très érudit, presque trop : plusieurs romans mettant en scène Arsène Lupin sont décryptés (parfois hélas jusqu’au dénouement), la géographie normande est détaillée, au détriment parfois du côté romanesque. J’aurais préféré un peu moins de « leçons » sur l’œuvre de Maurice Leblanc, et davantage de récit littéraire.

Mais bon, il ne s’agit que d’un premier roman, et quand on connaît la suite du parcours de l’auteur, on ne peut que saluer l’éditeur qui a publié ce roman et qui a eu un sacré flair ! Les inconditionnels de Michel Bussi peuvent compléter leurs lectures avec ce « Code Lupin », mais pour ceux qui connaissent mal les romans de l’auteur, je conseille plutôt le dernier (« J’ai dû rêver trop fort ») ou encore « Nymphéas noirs » qui est pour moi un classique du genre.

S 1-3Editions des falaises, 224 pages, 9€

Roman

«J’ai dû rêver trop fort» de Michel Bussi

j'ai dûIl y a des plaisirs de lectrice aussi simples que d’avoir entre les mains le nouveau roman attendu d’un auteur devenu un incontournable de ma bibliothèque. Depuis l’épatant « Nymphéas noirs », je suis avec impatience la sortie de chaque nouveau roman de Michel Bussi. Je me demande à chaque fois dans quel univers teinté de suspense va m’emmener l’auteur.

Avec « J’ai dû rêver trop fort », j’ai aussitôt été captivée par cette écriture que je (re)connais bien maintenant, de celles qui nous font tourner les pages avec avidité pour « connaître la suite », de celles qui réduisent un peu nos nuits de lecteurs impatients.

2019. Montréal, Los Angeles, Djakarda. Il y avait une chance infime que Nathy, hôtesse de l’air, enchaîne des missions consécutives sur ces trois destinations. Et pourtant…ce n’est que la première d’une longue et étrange liste de coïncidences qui replongent Nathy dans ses souvenirs d’il y a vingt ans. Une musique qui rappelle un souvenir, des objets qui refont surface, et le passé remonte à la surface.

Vingt ans plus tôt, Nathy a vécu une histoire d’amour explosive, passionnelle, aussi fulgurante qu’impossible.

J’ai adoré cette impression délicieuse de me faire mener par le bout du nez, cette écriture qui crée l’urgence de lire la page suivante pour comprendre ce qui peut bien arriver dans le quotidien de Nathy qui crée ces situations à peine croyables. Magie, complot, simples coïncidences… je ne vous dirai rien de plus sur les raisons qui réveillent les souvenirs enfouis.

La fin, comme toujours avec Michel Bussi, est surprenante (quoique un peu dérangeante), et l’auteur nous donnera toutes les clés pour que chaque pièce du puzzle trouve sa place.

S 3-3Presses de la cité, 480 pages, 21,90€

Policier·Roman

« Sang famille » de Michel Bussi

sang familleQue l’on ne s’y trompe pas : bien que ce roman soit une réédition (revue) d’un livre sorti en 2009, on y retrouve bien tous les codes que les lecteurs qui aiment les romans de Michel Bussi (c’est mon cas) attendent.

Colin est en vacances sur l’île de Mornesey. Elevé par son oncle et sa tante, il aimerait en savoir plus sur son père, jeune archéologue mort quand Colin était petit. Mais l’île est agitée suite à l’évasion de deux prisonniers lors de leur transfert. Et Mornesey, dont l’histoire est fortement liée au bagne, aux trafics, et à l’illégalité, n’a pas fini de livrer ses secrets et de malmener les recherches de Colin.

Le roman est bien fait, efficace, et comme toujours avec Michel Bussi je n’avais qu’une envie : lire la page suivante, puis le chapitre suivant… J’ai même eu du mal à lâcher le livre le soir où il ne me restait plus que soixante pages à lire ! Quoique un peu moins surprenant que d’autres romans du même auteur (je continue de conseiller toujours « Nymphéas noirs » par exemple), celui-ci en conserve des thèmes chers à l’auteur : la mémoire, la famille, les secrets… Tous les ingrédients d’un roman policier que l’on a envie de lire l’été sont présents : une île (imaginaire) avec ses souterrains, son phare, son histoire ; des secrets de famille ; des adolescents en vacances, etc. A prendre dans vos valises pour vos prochaines vacances… ou à lire dès maintenant pour se dépayser.

S 2-3Presses de la cité, 420 pages, 21,90€

Policier

« On la trouvait plutôt jolie » de Michel Bussi

Dès que j’ai lu le titre, et même à chaque fois que j’ai repris la lecture de ce livre à la jolie couverture relief, j’avais en tête la chanson de Pierre Perret et l’envie de fredonner « On la trouvait plutôt jolie, Lily ». L’héroïne du roman s’appelle comme celle de la chanson, seule l’orthographe change. Leyli,… Lire la suite « On la trouvait plutôt jolie » de Michel Bussi

Policier

« Mourir sur Seine » de Michel Bussi

mourir seineComme souvent lorsque j’apprécie des romans d’un auteur, je remonte progressivement dans son œuvre. C’est ainsi que j’ai découvert « Mourir sur Seine » de Michel Bussi. Dans ce roman policier, Michel Bussi nous fait découvrir la Seine côté Normandie, pendant l’Armada de Rouen en juillet 2008. Alors que des navires de tous pays s’apprêtent à défiler sur la Seine devant une foule considérable, un marin est assassiné.

Maline Abruzze, journaliste locale, mène sa propre enquête. Elle rencontre un ancien pirate, et va découvrir que la Seine cache peut-être un trésor oublié, objet de bien des convoitises.

Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture : le suspense, le mystère autour d’un trésor, et la Seine comme décor. Michel Bussi est décrit par son éditeur comme un « page turner » et c’est exactement ce que l’on ressent à la lecture ; impossible de se dire « je finis mon chapitre et je pose mon livre » car chaque chapitre se termine par une ouverture et relance le suspense. Malgré tout cela m’a parfois agacée (mais c’est peut-être ce qui construit le suspense), de même que certaines phrases un peu trop mélo à mon goût (« Toute sa vie elle s’en voudrait. Mais ce n’était pas de sa faute. Elle ne pouvait pas savoir»).

Enfin je ne me cache pas malgré cela d’avoir passé un bon moment de lecture, efficace comme je l’attendais avec un roman de Michel Bussi.

S 2-3Editions des falaises, 476 pages, 9€

Policier

« Le temps est assassin » de Michel Bussi

tempsPrès de trente ans après l’accident de voiture qui a coûté la vie à toute sa famille, Clotilde revient en Corse sur les terres de son adolescence. Adolescente timide et plutôt mal dans sa peau, elle a passé ses étés dans la famille de son père, occupant ses journées à lire ou à écrire son journal intime.

Seule rescapée de l’accident de voiture, Clotilde ne se doute pas en revenant sur place que son retour va réveiller les fantômes du passé. Entre médisance et compassion, on ne peut pas dire que son retour laisse indifférents les habitants de la région. Certains insinuent même que l’accident n’en était pas un… mais qui en voulait ainsi à toute sa famille ? Lire la suite