On n’en finit pas de publier des livres autour d’Agatha Christie. Entre les rééditions de ses romans, les BD qui en sont des adaptations, les cosy crimes qui se revendiquent de l’héritage Christie, le choix est vaste.
Dans « Le crime parfait d’Agatha Christie », c’est cette fois-ci Agatha Christie elle-même qui est l’héroïne de l’histoire.
Soyons honnête : c’est d’abord la couverture qui m’a fait de l’œil. Et bien que je la trouve un peu trop copiée des sublimes couvertures de Monsieur Toussaint Louverture, une fois le livre entre les mains pour le feuilleter, c’était trop tard le piège s’était refermé sur la fan d’Agatha Christie que je suis.
Le point de départ est aussi déjà vu, puisque l’histoire se situe dans un moment très particulier de la vie de l’auteure, lorsque celle-ci a mystérieusement disparu quelques jours après la demande de divorce de son mari Archie. Comme personne n’a jamais vraiment su ce qui s’était passé pendant ces jours, c’est un matériau propice au roman.
Dans sa fuite, elle rencontre plusieurs personnes aux personnalités très fortes – autant de personnages de romans potentiels. L’idée est amusante, puisque le roman crée de multiples sources d’inspiration pour la romancière. On découvre (pour la fiction) les personnages qui auraient pu inspirer les intrigues les plus célèbres de la Reine du crime.
J’ai plutôt bien aimé le démarrage du livre, où l’ambiance est fidèle aux romans d’Agatha Christie (voyage en train, en bateau, huis-clos,…). En revanche, j’ai regretté, pour ceux qui n’ont pas encore lu les romans originaux, que les clés de nombreuses énigmes soient dévoilées au lecteur ! Il me semble qu’une mention au début du roman aurait été une bonne précaution.
Par ailleurs, la fin du roman (soixante-dix / cent pages avant la fin, quand même) part dans une direction complètement bizarre, très décevante, qui va à l’encontre de toutes les « règles » du roman policier. Grosse déception donc pour la fin, qui pourrait bien me décourager de lire le deuxième tome.
Ed 10/18, 360 pages, 8,90€
Les phares sont un décor intéressant pour une intrigue de roman : l’isolement, la promiscuité de ceux qui y vivent, les conditions météorologiques, sont des ressorts romanesques qui fonctionnement bien. C’est d’ailleurs pour ces raisons que j’ai eu envie de découvrir ce roman. Avoir choisi la version audio m’a permis d’entrer tout de suite dans une ambiance très particulière, cette atmosphère de huis-clos ressentie par des gardiens qui partagent leur quotidien dans ce phare.
Ce dixième tome de la série de cosy mysteries pâtissiers (comprenez : d’enquêtes dans dans un contexte où l’héroïne est une pâtissière) est un très bon volume dans la série.
Souvenez-vous : dans le premier tome de «
L’auteure de ce livre a acheté un jour sur internet un lot de photographies familiales. Romancière et journaliste, elle se lance deux défis : d’abord, écrire un roman dont les personnages seront inspirés des photos, de ces « gens dans l’enveloppe » qu’elle a reçue par la Poste ; ensuite, se lancer dans une enquête sur les traces de cette famille.
L’Association pour l’autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA) collecte et conserve toutes sortes d’écrits personnels (journaux intimes, correspondances etc). C’est dans ses locaux, à Ambérieu-en-Bugey, que l’auteure a consulté, rassemblé, coordonné et commenté les récits de huit agriculteurs. Chacun, à travers son histoire familiale et personnelle, raconte un pan de la transformation de l’agriculture qui s’est opérée en France depuis plus d’un siècle. Les textes sont assez courts (les passages ont été sélectionnés), mais condensent l’essentiel des messages que chacun veut porter : sa vision de la principale transformation qui a eu un impact sur l’exploitation familiale, ses envies et ses renoncements face à une agriculture qui évolue à toute vitesse, les paradoxes du monde agricole.
J’ai un goût prononcé pour les « cosy mysteries », ces romans à enquête qui ont été remis à la mode avec la déferlante « Agatha Raisin ». Plusieurs séries que j’ai lues ont la particularité de combiner enquête et contexte culinaire : bien sûr il y a les « Enquêtes de Hannah Swensen » (déjà 10 tomes publiés en France) mais aussi « Les thés meurtriers d’Oxford » (je n’ai lu que les deux premiers).
On choisit parfois un livre sur le seul nom de son auteur. Et parfois, on choisit un livre audio sur le nom de son lecteur – en l’occurrence ici, une lectrice, l’excellente Rachel Arditi, que j’avais déjà entendue dans «
J’aime bien quand les