Jean-Michel Guenassia est l’auteur du « Club des incorrigibles optimistes », dont je me souviens avoir apprécié la lecture il y a une dizaine d’années. Je n’avais rien lu de lui depuis cette époque, et c’est le hasard d’une offre promotionnelle du Livre de poche qui m’a permis de découvrir ce roman.
Le point de départ est très original car le roman est construit comme le témoignage de Marguerite Gachet, la fille du célèbre Dr Gachet peint par Van Gogh. Elle y raconte tout d’abord ses rêves de jeune fille en quête de liberté, d’émancipation pour peindre, et de voyage vers l’Amérique. Jusqu’au jour où arrive à Auvers sur Oise un peintre hollandais. Il ne vend pas encore de tableaux, mais se revendique comme un peintre de la modernité. Introduit par Pissaro auprès du Dr Gachet, celui-ci accepte de soigner sa maladie – on imagine une dépression même si le terme n’est jamais explicité – en échange de quelques toiles.
Gachet n’est ni philanthrope ni mécène : son soutien aux artistes est calculé, il espère tirer un jour une fortune des œuvres acquises contre des consultations.
L’arrivée de Van Gogh est une révélation pour Marguerite – révélation artistique autant que sentimentale.
Le roman est bien fait car on oscille entre la biographie et le roman, sans toujours démêler le vrai du faux. Si vous avez la possibilité de consulter des tableaux de Van Gogh en même temps, ce sera assurément un plus. Je me souviens avoir visité enfant Auvers sur Oise et avoir été frappée par la comparaison entre les lieux réels et les peintures de Van Gogh. Ici aussi, entre art et réalité, il faut se laisser porter par des allers et retours. Et au passage, voir quelques certitudes sur la fin de vie de Van Gogh être sérieusement remises en cause. C’est une approche originale et plaisante pour parler d’un artiste en dehors des contraintes de la biographie officielle, tout en apportant des éléments historiques. Entre fiction et réalité, ce roman se lit avec grand plaisir.
Le Livre de poche, 288 pages, 7,70€ (le mien était offert dans le cadre d’une promo)
Souvenez-vous : dans le 1
Enfin ! Après avoir fait languir le lecteur pendant plusieurs tomes, Georgie va enfin épouser Darcy ! Mais ne vous réjouissez pas trop vite : elle doit d’abord obtenir l’accord du Parlement, et la bénédiction du couple royal. Cela tombe bien : la Reine a un petit service à lui demander… Il s’agit de rejoindre David, le Prince de Galles, dans une partie de campagne, et de s’assurer qu’il ne va pas épouser en cachette la très controversée Wallis Simpson. Américaine et encore mariée, elle est loin de plaire à Sa Majesté…
Sur le Doubs, un homme navigue avec son père. Il a un bateau à vendre ; il ne fait que passer. Mais dans un village, il est intrigué par un homme, taiseux, défiguré, sur lequel courent beaucoup du rumeur. Etrangement, cet homme, Lazare, accepte de se confier et de lui raconter les événements qui ont fait basculer sa vie et l’ont mis au ban de son village.
Avez-vous déjà mangé une barre chocolatée (type Milky Way) frite dans une sorte de pâte à churros ? Moi, jamais, et je ne pensais même pas que cela pouvait exister ! Pourtant c’est ce mélange gras-sucre qui fait saliver Hannah pendant tout ce tome.
J’ai lu assez peu de romans de Tatiana de Rosnay (« Elle s’appelait Sarah », «
Grosse déception pour moi sur ce livre…
Sans nul doute, c’est la médiatisation de l’exposition sur « Ramsès II » qui m’a donné envie de me plonger dans un roman qui parle d’Egypte. Naturellement, un peu par facilité, mon choix s’est orienté vers un romancier connu pour ses nombreux ouvrages sur l’Egypte, et j’ai choisi son roman le plus célèbre. Avec « Champollion l’Egyptien » de Christian Jacq, je pensais partir sur les traces du premier à avoir traduit les hiéroglyphes – et donc je pensais que le livre m’éclairerait sur sa méthode, ses découvertes, son cheminement intellectuel.
Les années ont passé, Manon est devenue une jolie jeune fille de quinze ans, sauvage et libre. Elle garde toujours ses chèvres dans les collines, et évite les contacts avec les villageois des Bastides blanches.
J’ai vu plusieurs fois, il y a longtemps, les films « Jean de Florette » et « Manon des sources » avec Yves Montand, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart… Pourtant il a fallu attendre que je regarde la première version de « Manon des sources », avec Jacqueline Pagnol, pour avoir envie de lire les romans.