Cela faisait longtemps que ce premier tome me faisait de l’oeil. Dans cette série, la reine Elisabeth II mène des « enquêtes », à sa façon – comprenez : sans quitter ses résidences royales, en envoyant sa secrétaire particulière sur le terrain. Je me suis décidée quand j’ai vu qu’il était sorti en format poche – j’avais quand même quelques doutes sur la qualité d’un roman qui part d’un pitch aussi rocambolesque que la reine en enquêtrice.
Je baignais un peu dans la monarchie anglaise à ce moment-là, entre la saison 4 de « The Crown » et les actualités qui parlaient beaucoup du jubilé (des 70 ans de règne) d’Elisabeth II.
Le moins que je puisse dire, c’est que je ne m’attendais pas à ce que ce roman commence ainsi : un homme, invité à un dine-and-sleep au château de Windsor, est retrouvé mort dans sa chambre, dans une mise en scène qui a tout d’un jeu sexuel qui aurait mal tourné.
Choquée, la reine ? Même pas ! A son âge, elle a tout vu, tout entendu.
Par contre, elle veut comprendre ce qui s’est passé, et dépêche donc Rozie, sa brillante secrétaire particulière, pour enquêter sur le terrain à sa place.
J’ai beaucoup aimé l’ambiance du roman, entre soirées royales, courses de chevaux et franches discussions entre la reine et son époux – on y retrouve plein de petits détails ou anecdotes (plutôt connus) autour de la reine.
L’histoire en revanche est assez alambiquée. Il y a des fausses pistes, c’est plutôt bon signe, mais je me suis vite perdue dans les considérations diplomatiques et autres jeux de pistes, et parmi les personnages dont je n’ai pas toujours saisi le rôle dans l’affaire. La fin est un peu poussive, avec une longue partie d’explications finales, qui auraient mérité d’être distillées un peu plus en amont dans le roman, pour guider le lecteur dans les déductions.
Au final j’ai passé un agréable moment de lecture, mais davantage pour le récit du contexte que pour l’enquête elle-même.
Points, 384 pages, 7€
Premier signe que la fin de la série approche : même si ce n’est pas écrit sur la couverture (!), ce livre a été co-écrit. Je ne sais pas ce qui doit être attribué à l’un ou l’autre des deux auteurs ; c’est un bon tome, avec du rythme, des personnages hauts en couleurs ; mais j’ai aussi été étonnée par des descriptions maladroites et surtout par un incroyable (et peu crédible) retour en grâce de James. Alors certes le roman s’ouvre sur le mariage de Charles, et on pouvait imaginer qu’Agatha ne resterait pas longtemps à se languir ; qu’elle cherche à reconquérir James, pourquoi pas ! Mais faire de James soudain un grand romantique, je n’y ai pas cru une seconde.
Le titre m’a plu.
Persuadé de l’innocence de son fils emprisonné pour le meurtre de son épouse, un père décide de faire justice lui-même. Pour convaincre la police de rouvrir l’enquête, il séquestre trois personnes, un juge, un avocat, et un témoin, qui ont contribué à faire condamner son fils. A intervalles réguliers, tant que la police n’aura pas retrouvé le véritable assassin de sa belle-fille, il tuera ses otages.
J’ai lu tous les romans de la série « Nicolas Le Floch », commissaire au Châtelet sous Louis XV puis Louis XVI. Si ce blog ne compte pas beaucoup de chroniques de cette série, c’est parce que mes premières lectures ont débuté bien longtemps avant la création de ce blog. Le décès en 2018 de Jean-François Parot, le créateur de Nicolas Le Floch, marquait l’arrêt de cette série, et pour nombre de lecteurs (dont je fais partie), le regret de ne pas savoir comment Nicolas, marquis de Ranreuil et fidèle indéfectible à la royauté, allait traverser la Révolution française de 1789.
Après avoir lu plusieurs BD adaptées des romans d’Agatha Christie, je me suis tournée vers cette BD qui est une biographie de l’auteure.
C’est la troisième adaptation BD d’un roman d’Agatha Christie que je lis. La collection est assez inégale de mon point de vue, il y a certaines adaptations dont les dessins ne me plaisent pas du tout – mais celle-ci me plaît ! Ce sont les mêmes scénariste et dessinateur que « Un cadavre dans la bibliothèque ».
« La Mystérieuse affaire de Styles » est le premier roman d’Agatha Christie. Un siècle après sa première publication, l’intrigue est toujours efficace, et son adaptation en bande dessinée permet aux amateurs du genre de redécouvrir ce classique.
C’est une chronique sur un autre blog qui m’a donné envie de lire ce roman. J’avais bien compris que les « Bouffeurs anonymes », version alimentaire des « Alcooliques anonymes », se réunissaient et parlaient nourriture dans une société (à peine) futuriste, qui a limité à leur strict minimum les apports en gras / sucre / sel etc.
Avoir mis un âne sur la couverture de ce tome est une bonne idée car… c’est un peu le personnage principal !