Au Zimbabwe, Vimbai est la coiffeuse fétiche du salon de Mme Khumalo. Les clientes lui sont fidèles et lui confient leurs cheveux les yeux fermés.
Quand Mme Khumalo embauche le jeune et talentueux Dumisani, le statut de Vimbai change du jour au lendemain : désormais les clientes ne jurent plus que par les doigts magiques du nouvel employé. Si l’hostilité de Vimbai ne cesse de croître, Dumisani tente d’apaiser leurs relations.
Sympathique roman, le texte fait voyager le lecteur dans un Zimbabwe joyeux mais rongé par la pauvreté et la corruption organisée. Le salon de Mme Khumalo, décor central de l’histoire, pourrait faire craindre une histoire centrée sur des petites guerres de coiffeurs ; mais le texte se lit avec plaisir. Le personnage de Vimbai, fille-mère, indépendante et au fort tempérament, est un joli portrait de femme. La fin est totalement prévisible, j’ai donc été un peu déçue par le « faux suspense » parsemé en fin de chapitres (« il me fallait des réponses », « je n’apprendrais que bien plus tard […] de quoi il retournait », « ce que j’allais découvrir était pire que tout ce que j’avais pu imaginer » etc). La lecture reste agréable et l’écriture simple en fait un bon livre pour l’été.
Zoe, 304 pages, 9,90€
Phérial est un enfant de l’assistance publique. Il est baladé de foyer en famille d’accueil, et s’il y reçoit parfois un peu d’amour, il gardera aussi des séquelles de maltraitance.
Si vous avez l’habitude de siroter un petit café en lisant un roman, sachez que votre café aura un drôle de goût si vous le buvez en lisant ce roman-ci.
J’ai commencé ce livre sans savoir à quoi m’attendre, sans savoir si j’allais « aimer ou pas ». Je dois dire que j’ai surtout été attirée au départ par la jolie couverture bleu nuit de cette anthologie.
Après deux rendez-vous manqués, deux lectures décevantes de la série « Hamish MacBeth » nouvellement disponible dans une traduction française, je reviens à mon héroïne préférée de MC Beaton : Agatha Raisin.
Après la lecture décevante du premier tome de cette « nouvelle » série (qui vient d’être traduite en français, mais qui a été publié en anglais dans les années 1980), je récidive avec le second tome – on ne sait jamais.
Fidèles lecteurs de mon blog, vous savez que je suis avec assiduité chaque nouvelle parution dans la série des « Agatha Raisin ». J’ai lu les quinze (!) premiers tomes, le seizième n’attend que d’être lu mais je fais durer un peu le plaisir.
Passons sur le titre, « Amour entre adultes », qui laisse présager soit un nouveau « 50 nuances de Grey », soit une mauvaise bluette. Que les choses soient claires, il s’agit bien d’un thriller psychologique.
Il existe en Normandie, pas très loin de Deauville, un bout de côte fleurie surnommée « les vaches noires » en raison de la forme et de la couleur de ses falaises. C’est ici que se réfugie Clopinet, petit paysan qu’on a voulu placer en apprentissage chez un tailleur. Clopinet a préféré la liberté à cette vie d’apprenti chez un maître trop sévère. Pour lui qui n’a connu que la campagne normande, la découverte de la mer, avec ses bruits et les oiseaux qu’elle abrite, aurait pu être terrifiante. Mais le jeune garçon a bien plus de courage que ne l’imaginait sa famille, et dans les moments angoissants, il sait déployer des « ailes de courage » qui vont l’aider à affronter la vie et à devenir un homme.
« Quand tu écris, tes lettres ressemblent à des hiéroglyphes. »