
J’avais repéré ce livre à sa sortie, j’étais souvent passée devant en librairie, sans franchir le cap de le lire (la liste de mes envies de lecture est bien trop longue pour que je cède à toutes les tentations!).
Il y a quelques jours, j’ai lu « Bombasse », le nouveau roman de la même auteure – et j’ai beaucoup aimé ce roman, drôle, intelligent. Alors je me suis dit que j’avais dû passer à côté d’un autre livre marrant et j’ai emprunté « Cucul » à la bibliothèque.
Première impression : l’histoire est très proche de celle de « Bombasse ». Le personnage principal est le même, Marie, prof de français ; et accessoirement auteure de romans érotiques pour mettre du beurre dans les épinards. Son éditrice lui demande de sortir de la romance classique pour écrire de la « dark romance » (c’est-à-dire en intégrant de la domination masculine, voire de la violence). Les convictions féministes de Marie ne l’avaient pas préparée à ça…
Quelle n’est pas sa surprise quand son héros, James Cooper, mâle alpha par excellence, prend vie et se retrouve dans son salon – lui, ses clichés, et sa vision sexiste des femmes.
Les thèmes sont très proches de ceux abordés dans « Bombasse », disais-je : la dark romance (ici pour un roman, là-bas pour un scenario de série), un personnage de fiction plus vrai que nature, et Marie qui oscille entre convictions féministes, désirs inavoués et fantasmes.
J’aurais sûrement ri et eu un regard moins critique sur ce roman si je l’avais lu en premier, mais là je me suis beaucoup ennuyée en ayant l’impression de lire deux romans très similaires à quelques jours d’intervalle. J’ai aussi trouvé « Cucul » un peu moins mordant que le suivant. Alors roman vs série, mâle alpha dans le salon vs fantasme nocturne, à vous de choisir par lequel des deux romans vous préférez commencer.

Seuil, label Verso, 256 pages, 19,50€ (existe aussi en format poche)