
Ah, les disputes… on pourrait presque se disputer pour savoir s’il faut s’en méfier ou leur trouver des vertus. Il y a d’un côté les allergiques au conflit, et de l’autre côté ceux qui ont besoin d’extérioriser avec vigueur ce qui les tracasse. Faisant partie du premier groupe, je préférerai toujours l’assertivité à la dispute, et j’ai forcément été interpelée par le titre « Disputez-vous bien ».
J’attendais de ce livre qu’il provoque un déclic en moi, qu’il soit une révélation que je me trompais depuis toujours et que les disputes étaient saines et nécessaires. C’est d’ailleurs l’argumentaire des deux auteurs. Mais je n’ai pas du tout réussi à me laisser convaincre.
Les deux auteurs (mariés dans la vie, respectivement philosophe de formation et psychologue, et psychanalyste)
listent différentes causes courantes de disputes : la gestion du temps, l’argent, les enfants ou la famille… Mais malgré le côté très universel des thèmes, je ne me suis pas reconnue dans les solutions, je n’ai pas réussi à percevoir pourquoi ces sujets ne pourraient pas être traités en dehors d’un contexte de dispute. Il y a bien quelques pages en fin de livre qui précisent que la dispute n’est pas toujours la meilleure voie, mais après près de 200 pages à démontrer le contraire, c’était trop tard pour moi. Je suis clairement passée à côté des messages de ce livre, et n’en ressors pas davantage armée pour me disputer – tout en me disant que ce n’est pas une mauvaise chose.

Robert Laffont, 208 pages, 19€