Shakespeare comme vous ne l’avez jamais lu !
Un père de famille, contraint de garder sa fille un jour de grève de la crèche, transforme cette journée en initiation ludique au plus grand dramaturge anglais. Sa fille n’a pourtant que deux ans, mais il transforme son appartement en scène immense, où il lui fait découvrir « La Tempête ».
Pourquoi ce texte-là en particulier ? Parce que pendant plusieurs années, il a préparé la mise en scène de cette pièce, l’a retraduite intégralement… et que son projet n’a pas pu voir le jour. Depuis, il déprime.
Le roman alterne entre scènes familiales, jeu autour de la pièce de théâtre, et réflexions sur la condition d’artiste, d’auteur, de metteur en scène. Le statut des intermittents est expliqué simplement, et les aberrations de certaines subventions publiques sont dénoncées à travers l’exemple de cette pièce sacrifiée. Mais ce n’est pas un essai sur le sujet, et le livre reste un roman, qui traite bien des interrogations d’un homme qui place l’art au coeur de sa vie et qui est confronté à des plans marketing, business plan, et autres démarches loin de son univers.
Ce livre court (moins de 150 pages) se lit aussi comme le récit d’une journée entre un papa et sa fille adorée, l’envie qu’il a de lui transmettre ses passions tout en ayant conscience qu’elle développera ses propres goûts et centres d’intérêt.
Tous ces thèmes trouvent leur place dans ce livre, avec beaucoup de justesse, de pudeur, et une grande déclaration d’amour à tous les arts.
Aux forges de Vulcain, 160 pages, 18€
Cette fois-ci semble la bonne : le mariage de Georgie et de Darcy est pour bientôt. Le couple va devoir trouver son petit nid d’amour – ce qui s’avère plus compliqué que prévu. Grâce à la proposition (miraculeuse) d’un ancien amant de sa mère dont elle héritera, Georgie est invitée à loger au château de Eynsleigh.
Imaginez le cauchemar que vit le personnage de ce roman : grand lecteur, tous ses albums chéris, ceux qui ont bercé son enfance (Tintin, Spirou, Marsupilami…) ont disparu.
Le Tourbillon est l’un de ces cafés qui ont donné leur âme à de nombreux quartiers. Bien avant les enseignes internationales, bien avant le wifi gratuit et les client avec leurs casques sur les oreilles, il a été l’un de ces cafés où l’on parlait, où l’on faisait connaissance et refaisait le monde. Il reste quelques habitués qui viennent prendre l’apéro entre copains et qui, sans doute, ne se fréquentent pas en dehors de ce lieu.
Je n’ai pas vu la série Netflix « Lupin » mais j’avais depuis longtemps envie de découvrir ce roman.
Ne cherchez pas sur mon blog les chroniques des trois premiers tomes de ce cosy mystery : j’ai commencé par le quatrième…
La couverture est à elle seule une promesse : les sakuras, les célèbres cerisiers à fleurs du Japon dont la floraison est attendue chaque année, portent un symbole de poésie qui transparaît dans tout ce roman.
2031. Les girafes, les gorilles, et la plupart des animaux sur Terre, vivent leurs dernières heures. Un sommet de la dernière chance, réunissant tous les chefs d’État, doit se tenir dans quelques jours. Mais le principal négociateur est en situation d’échec, et ses arguments sont devenus inaudibles.
Ce livre est incroyable et ne ressemble à aucun autre que j’ai lu jusqu’ici.
Très enthousiaste après la lecture