Si vous avez l’habitude de siroter un petit café en lisant un roman, sachez que votre café aura un drôle de goût si vous le buvez en lisant ce roman-ci.
Le café, on ne le sait pas forcément, est côté en bourse comme d’autres matières premières (ou « commodities »). Lorsque plusieurs personnes, financiers ou politiques, meurent avec une cerise de café laissée près d’eux comme signature, le café devient le centre d’une menace qui pèse aussi bien sur le Président de la République que sur les dirigeants de la Premium, l’entreprise financière où il a fait ses débuts.
Pour dénouer la cause de ces morts, la Premium fait appel à Clara, qui a été l’une des meilleurs membres de la Premium, avant d’en partir suite à un burn out qui l’a menée jusqu’à la tentative de suicide.
Un peu étrange comme réflexe pour un dirigeant d’entreprise, que d’aller rechercher une ancienne employée qui a gardé une rancune profonde contre son entreprise ! Mais ce n’est là qu’une des étrangetés de cette histoire – la seconde étant que Clara accepte la mission !
Le reste du roman ferait un bon scenario de film d’action, Clara et l’homme de main du Président de la République traversant sans contrainte les mers et les océans, aux quatre coins du monde, pour savoir quelles « magouilles » financières ont abouti à ces meurtres.
Le point de départ – la spéculation autour du café – est particulièrement original, et les amateurs du noir breuvage liront avec plaisir les passages sur les différents cafés, leur culture, leurs arômes, et les anecdotes sur quelques célèbres amateurs de café. Le milieu de la finance est décrit assez précisément, même si cela n’apporte au final pas vraiment de plus-value au roman. Ce côté « récit réaliste » m’a même un peu gênée dans la lecture, de même que certains parallèles (trop) évidents avec des personnages réels.
À noter pour finir la couverture que je trouve très réussie et efficace, et qui donne envie – non pas d’un café mais – d’ouvrir le livre.
Fleuve noir, 384 pages, 19,90€
J’ai commencé ce livre sans savoir à quoi m’attendre, sans savoir si j’allais « aimer ou pas ». Je dois dire que j’ai surtout été attirée au départ par la jolie couverture bleu nuit de cette anthologie.
Après deux rendez-vous manqués, deux lectures décevantes de la série « Hamish MacBeth » nouvellement disponible dans une traduction française, je reviens à mon héroïne préférée de MC Beaton : Agatha Raisin.
Après la lecture décevante du premier tome de cette « nouvelle » série (qui vient d’être traduite en français, mais qui a été publié en anglais dans les années 1980), je récidive avec le second tome – on ne sait jamais.
Fidèles lecteurs de mon blog, vous savez que je suis avec assiduité chaque nouvelle parution dans la série des « Agatha Raisin ». J’ai lu les quinze (!) premiers tomes, le seizième n’attend que d’être lu mais je fais durer un peu le plaisir.
Passons sur le titre, « Amour entre adultes », qui laisse présager soit un nouveau « 50 nuances de Grey », soit une mauvaise bluette. Que les choses soient claires, il s’agit bien d’un thriller psychologique.
Il existe en Normandie, pas très loin de Deauville, un bout de côte fleurie surnommée « les vaches noires » en raison de la forme et de la couleur de ses falaises. C’est ici que se réfugie Clopinet, petit paysan qu’on a voulu placer en apprentissage chez un tailleur. Clopinet a préféré la liberté à cette vie d’apprenti chez un maître trop sévère. Pour lui qui n’a connu que la campagne normande, la découverte de la mer, avec ses bruits et les oiseaux qu’elle abrite, aurait pu être terrifiante. Mais le jeune garçon a bien plus de courage que ne l’imaginait sa famille, et dans les moments angoissants, il sait déployer des « ailes de courage » qui vont l’aider à affronter la vie et à devenir un homme.
« Quand tu écris, tes lettres ressemblent à des hiéroglyphes. »
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