L’auteur est veuf, depuis que la maladie a emporté sa compagne Emmanuèle, trop jeune, trop tôt. Ce texte est à la fois un témoignage mêlant les souvenirs communs et « la vie d’après ». C’est une déclaration d’amour, même les défauts de la femme aimée deviennent des qualités dans cet éloge funèbre très sentimental.
Bien sûr le texte est empreint d’émotion, et le lecteur ne peut qu’être attendri face au portrait plus qu’élogieux fait par ce veuf. Sans doute beaucoup de femmes aimeraient que leur compagnon parlent ainsi d’elles après leur décès ! Il y a aussi des passages très tendres, comme les citations de Delphine Horvilleur, femme rabbin qui utilise la « tradition mystique juive » pour réconforter Emmanuèle. Le texte est émouvant mais sans être triste, car au-delà du récit de la fin de vie, il y a une volonté de témoigner de la personnalité d’une femme et d’en laisser une trace parmi les vivants.
Mais le défaut de ce texte est qu’à force d’être intime, il en devient trop personnel ; il fait appel à des références personnelles qui ne sont pas celles du lecteur (en tout cas, pas les miennes). Ainsi je ne connaissais quasiment aucun des noms de leurs nombreux amis, cités à de multiples reprises, dont on comprend qu’ils gravitent essentiellement dans le milieu des arts et de la culture, celui du cinéma et de la littérature en particulier. Par exemple, citer le nom de toutes les personnes qui ont rendu visite à Emmanuèle à la fin de sa vie. Je comprends que cette liste peut être importante pour celui qui a écrit le texte, peut-être pour leur famille et leurs amis, mais je n’ai pas saisi l’intérêt pour le lecteur.
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Au cours des derniers mois, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de discuter avec des personnes dites « morningophiles », c’est-à-dire adeptes d’un réveil très matinal pour avoir le temps de profiter d’une activité – souvent le sport en l’occurrence. Se lever plus tôt pour mieux profiter de sa journée ? Pourquoi pas ! J’étais donc très curieuse de découvrir l’ouvrage initial qui a lancé cette « tendance ».
Pour commencer la lecture d’un journal d’une personne qu’on ne connaît pas (pardon à l’auteur), il faut en espérer trois choses :
Quel agréable livre que cet ouvrage consacré à la Mère Poulard, figure emblématique du Mont-Saint-Michel ! De la Mère Poulard, que sait-on vraiment ? Qu’elle faisait des omelettes, devenues avec l’agneau des prés salés un incontournable de la gastronomie locale ? Et à part ça… pas grand-chose.
Retrouver le commissaire Dupin est toujours un plaisir. J’ai l’impression de rendre visite à un lointain cousin parisien parti s’installer en Bretagne, et de parcourir ses nouvelles terres avec lui. Je l’imagine un peu en Columbo, et pourtant il n’y a rien dans le texte qui le décrit ainsi !
Rendre hommage à sa mère dans un texte de souvenirs est une démarche assez classique pour un auteur. La littérature ne compte plus le nombre d’œuvres qui y sont consacrées.
Ce livre s’ouvre sur une scène dramatique : lors d’une séance de dédicace, l’auteur perd la vue. Mais aussitôt, au lieu de se lamenter, et bien qu’inquiète, elle rebondit vers la vie. Elle part manger « des petits calamars frits ». Cette étonnante attitude est-elle symbolique du fil conducteur de sa vie, s’accrocher, résister aux blessures ?
Depuis quelques années, le mot « camping » est régulièrement associé au film de Franck Dubosc, que l’on soit un adepte du camping avec ses places réservées, ses soirées, ses rituels… ou que l’on déteste ça pour les mêmes précédentes raisons.