
Pip, passionnée d’émissions de true crimes et elle-même créatrice d’un podcast d’enquêtes, s’apprête à entrer à l’université lorsque sa précédente enquête la rattrape : elle reçoit des messages anonymes et se sent traquée, harcelée.
Ne vous lancez pas dans la lecture de ce tome sans avoir lu les précédents. Autant le tome 2 ne nécessitait pas vraiment de se souvenir du tome 1, autant le tome 3 s’inscrit complètement dans la continuité du précédent. Cela m’a d’ailleurs beaucoup dérangée dans la lecture du premier tiers du roman. Il faut dire que depuis ma lecture du tome 2, il s’est passé 9 mois et que j’ai lu 79 autres livres, alors me souvenir des noms des personnages et de leurs interactions (multiples) était une gageure.
Mais un gros rebondissement donne une toute autre tournure à la seconde partie du livre. La mécanique « page turner » s’enclenche et le livre devient prenant. Pip va mettre à profit toutes ses connaissances d’enquêtrice pour mettre au point un scénario diabolique. C’est ingénieux et efficace, on tremble avec elle jusqu’aux toutes dernières pages.
Quant à l’ambiance du roman, je l’ai trouvée très pesante au début (le personnage de Pip étant évidemment traumatisé par tous les meurtres dans lesquels elle a été impliquée). Heureusement, quand Pip se ressaisit, le climat du roman change et s’oriente vers de l’action et du suspense. C’est donc un bon tome au final, qui clôt (temporairement ?) une série pour ado très efficace.

Casterman, 672 pages, 19,95€