En anglais·Roman

« The Correspondent » de Virginia Evans


C’est particulier de lire un roman épistolaire contemporain en 2026.
Il y a quelque chose de décalé, presque un peu absurde, à lire des lettres qui ne sont pas seulement des cartes de vœux ou des cartes postales, mais une correspondance régulière, parfois sur des thèmes légers, parfois sur des thèmes sérieux, voire pour annoncer des nouvelles qui mériteraient un coup de fil ! On frôle l’anachronisme.

Sybil, l’auteure des lettres, est une femme âgée aujourd’hui, à la santé déclinante. Elle a passé toute sa vie à écrire des lettres, à sa famille, à ses amis, aux auteurs dont elle a apprécié les romans… Sur plusieurs années, on lit ainsi les lettres qu’elle envoie, celles qu’elle reçoit, et peu à peu se dessinent les grandes lignes du récit d’une vie.

Il y a quelques moments larmoyants (la vue de Sybil qui baisse inexorablement, les souvenirs les plus dramatiques de sa vie qui lui reviennent en mémoire, etc). J’ai trouvé l’ensemble assez ennuyeux, plutôt longuet, et parfois peu crédible. Il y a par exemple des échanges de mails qui sont surréalistes, correspondance personnelle avec le membre d’un service de relation clients qui paraît totalement invraisemblable.

L’ensemble est inégal et j’ai plutôt été déçue de ce livre sur lequel j’avais pourtant lu de nombreuses critiques positives.

Penguin, 320 pages, £9.99

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *