Policier

« Abattez les grands arbres » de Christophe Guillaumot

abattezRenato est gardien de la paix à la brigade des stups. Malgré son physique de colosse, il est plutôt sympathique, et surtout il est intègre. Lors d’une perquisition, il découvre dans un appartement voisin un tuerie qui a laissés morts un homme et sa femme enceinte. Bien que l’affaire ne relève pas de son périmètre, Renato ne peut rester à l’écart et décide de mener sa propre enquête.

Rapidement, il comprend que ce massacre a un lien avec le génocide rwandais. Bourreaux et victimes, après la guerre, ont continué massacres et vengeances sur d’autres terres et par d’autres moyens. On finit par ne plus savoir qui sont les victimes, à la fin du roman j’étais un peu perdue.

Malgré cela, faire référence à l’Histoire contemporaine comme base d’un polar est plutôt une bonne idée. Certaines scènes sont particulièrement atroces ; je suis toujours un peu gênée dans ce type de lecture, ne sachant si ces zooms sur des scènes violentes sont vraiment indispensables pour faire prendre conscience au lecteur de l’horreur de certaines situations.

A noter, l’auteur est un « vrai » policier, et son héros Renato est inspiré de l’un de ses anciens collègues. A côté de la violence de l’histoire, il y a donc un peu d’humanité dans ce livre…

S 2-3Points, 312 pages, 7,50€

Policier

« Piégée » de Lilja Sigurdardottir

piégéeSonja est divorcée, mère d’un petit garçon dont elle n’a pas la garde. Elle s’est séparée de son mari quand il a découvert qu’elle le trompait avec une femme, Agla, une spécialiste de la finance en plein tourment judiciaire.

A la voir déambuler dans les aéroports, élégante, sûre d’elle, on la prendrait pour une femme d’affaires. Mais Sonja transporte de la drogue. Et son manège pourrait bien être découvert…

A mon sens ce n’est pas un polar au sens propre du terme, il n’y a pas d’enquête ; c’est avant tout un livre basé sur la psychologie. Jusqu’à quand Sonja tiendra-t-elle le coup ? Qu’est-ce qui pourrait la faire craquer ? Qui est ce douanier qui a l’âge de la retraite et ne veut pas quitter son uniforme ?

J’ai lu avec grand plaisir ce roman qui ne connaît pas de temps mort. J’avais sans doute mal compris l’enjeu du roman, j’attendais une révélation (qui n’est pas venue) sur les raisons profondes pour lesquelle Sonja est « piégée ». Quant à la fin de l’histoire, elle m’a laissé un goût d’inachevé, je l’ai trouvée un peu simple et à mon avis elle ne conclut pas l’histoire…mais j’ai découvert à la fin du livre que les aventures de Sonja continuent dans un deuxième roman. Pourquoi pas.

S 2-3Points, 384 pages, 7,80€

Biographie

« Madeleine project » de Clara Beaudoux

madeleineLorsque j’ai cherché ce livre dans une grande surface culturelle, le vendeur me l’a désigné vaguement, en me disant « si vous voulez vous charger… », à peu près du même ton qu’il aurait employé pour me dire que l’ouvrage était un peu trop épais pour caler une armoire bancale… Bonjour la rencontre avec Madeleine…

Il est vrai que ce livre est étonnant, un objet inattendu parmi les romans avec lesquels il est classé. Mais pauvre Clara qui en est l’auteur, on se fiche bien, malgré vos propres interrogations, de savoir si votre livre est de la littérature, ou si vous êtes bien légitime comme auteur. Toutes ces questions n’y changeront rien : vous avez eu une idée formidable, vous l’avez transformée en une quête intelligente et en avez fait un livre sensible et plein d’espoir. C’est une lecture qui fait du bien, qui rassure et qui émeut, et le seul critère de la littérature peut bien être celui de l’émotion, après tout.

Pour ceux qui ne connaissent pas « Madeleine Project », revenons sur son origine. Avant d’être un livre, c’est d’abord et avant tout une saga publiée sur Twitter. S’installant dans un nouvel appartement, Clara Beaudoux a découvert dans la cave un amoncellement d’objets ayant appartenu à une certaine Madeleine, dont elle se met en tête de retracer la vie. Au fil de ses recherches, elle publie ses découvertes et ses pensées sur Twitter avec le mot clé #MadeleineProject. Et aujourd’hui c’est devenu un (gros) livre !

La démarche n’est pas du tout voyeuriste, au contraire elle est très respectueuse de la manipulation des souvenirs de Madeleine, et tout ce qui est raconté est raconté avec bienveillance et pudeur.

« J’ai aimé utiliser cette forme ultramoderne pour raconter des vieilleries pleines de poussière. Décalage presque anachronique entre le fond et la forme. »

Au départ j’étais un peu perdue dans la chronologie, ne sachant situer via les dates des tweets à quel moment il avait été écrit, et s’il reprenait l’intégralité des tweets publiés (ce qui n’est a priori pas le cas). Mais très vite j’ai oublié ce détail, emportée avec Clara Beaudoux dans les recherches sur Madeleine. Il faut dire que Clara Beaudoux n’a pas ménagé sa peine pour retracer le passé de cette ancienne institutrice, passant des dizaines de coups de fil, se déplaçant, collant des affiches dans les rues…

Qu’aurais-je fait à sa place, face à des valises poussiéreuses et pleines de petits bêtes… Madeleine a bien de la chance d’être tombée sur Clara pour perpétuer sa mémoire. Et si elle n’a pas eu d’enfant, elle a la plus belle héritière dont elle aurait pu rêver, celle qui continue à faire vivre son souvenir.

S 3-3Le Livre de poche, 640 pages, 16,90€

Policier

« L’affaire Isobel Vine» de Tony Cavanaugh

isobelQue s’est-il passé cette nuit-là, il y a vingt-cinq ans, dans la chambre de la jeune Isobel Vine ? Etudiante sans histoire, appréciée de tous, elle a été retrouvée morte dans des conditions qui laissent penser à un jeu sexuel sordide qui aurait mal tourné, mais l’enquête n’a jamais vraiment abouti. L’affaire, non résolue, aurait pu en rester là, classée comme d’autres. Oui mais voilà, un suspect potentiel de l’époque s’apprête à devenir commissaire, et pour le laver de tout soupçon il faut rouvrir l’enquête.

Darian, Maria et leur compère Isosceles, sont chargés de relancer l’enquête, en mode « opération spéciale ». Ils pensent avoir les coudées franches, mais vont vite se heurter à l’institution policière et à des anciens suspects qui n’ont pas envie de voir cette affaire remonter à la surface.

J’ai plutôt apprécié la lecture de ce polar, à la fois classique dans sa trame et son écriture, et en même temps bien rythmé et avec des fausses pistes comme je les aime.

Certains passages sont un peu trop sombres, d’ailleurs sans intérêt particulier pour l’histoire et l’enquête, et en ce qui me concerne j’ai un peu de mal avec les descriptions trop glauques. Le point de départ de l’histoire est un peu tiré par les cheveux (rouvrir une enquête pour être sûr d’innocenter vingt-cinq ans après un futur commissaire que plus personne ne soupçonne) ; j’imagine que c’est une question de facilité pour avoir des personnages libres dans leurs méthodes, car en dehors de tout système policier officiel.

En revanche, j’ai bien aimé les personnages, dont on devine assez vite qu’ils sont de bons candidats pour devenir des héros récurrents. Darian l’ancien flic retiré des affaires, coupé du monde et obligé de revenir ; et sa jolie collègue Maria, avec qui ont devine des liens passés mais dont on n’apprendra pas grand-chose dans ce livre-là. Dommage que le troisième larron, Isosceles, soit si peu présent, car il détonne des deux autres et apporte une touche de fantaisie qui rafraîchit la lecture et donne des temps de respiration salvateurs.

S 2-3Points, 480 pages, 8,10€

Policier

« Agatha Raisin enquête (t8) : Coiffeur pour dames », de M.C. Beaton

agatha t8 coiffeurCoup de blues pour Agatha Raisin : non seulement son séduisant voisin James Lacey a mis les voiles, mais en plus elle découvre ses premiers cheveux blancs dans le miroir ! Ni une ni deux, elle fonce chez le meilleur coiffeur de la région, un certain Mr John sur lequel elle n’entend que des compliments. Le coiffeur, Agatha l’admet rapidement, est en effet sympathique et talentueux, et son charme fait de lui le confident de toute la gente féminine qui fréquente son salon.

Séduite à son tour, Agatha commence à le voir en dehors du salon de coiffure… jusqu’à ce qu’il meure assassiné ! Voilà Agatha à nouveau au coeur d’une enquête…

Ne nous focalisons pas sur le fait que la région où vit Agatha est, pour un charmant coin de la campagne anglaise, méchamment propice aux meurtres ; ni sur le nombre invraisemblable de fois où elle va se faire coiffer dans ce roman (si un jour je le relis, je compterai, juste pour m’amuser). L’essentiel est ailleurs, dans cette lecture d’un gentil policier qui fait une lecture réconfortante.

N’espérez pas voir James dans ce tome, la figure masculine de cet épisode est représentée par Charles, ami (et ancien amant) d’Agatha. Même Bill Wong se fait étonnamment rare.

Je n’ai pas lâché le livre, malgré encore quelques difficultés à identifier toutes les villageoises sans les confondre. Tout ce que j’aime dans cette série est présent, la mauvaise foi d’Agatha, une certaine propension à mal choisir son entourage masculin, et un charme vieillot (bien loin d’ailleurs de l’image de la blonde sophistiquée de la série télévisée inspirée des romans).

Au final, j’avais bien soupçonné l’auteur du meurtre ; Agatha, je commence à bien te connaître !

S 3-3Albin Michel, 14€

Roman

« De l’infortune d’être un Anglais (en France) » de Marie Fitzgerald

infortuneC’est bien connu, Français et Anglais adorent se détester. Ils sont des « rosbifs », nous sommes des « froggies » ; ils ne disent pas ce qu’ils pensent, nous sommes braillards et revendicatifs, etc etc.

Ecrire un livre sur le sujet, c’est presque du pain bénit pour un auteur, tant sont nombreuses les images à utiliser, et faciles les situations à trouver pour tourner en dérision Français et Anglais. J’ai le souvenir d’un livre très drôle sur le sujet, auquel j’ai immédiatement pensé avant d’entamer la lecture de celui-ci : « Une année en provence », de (l’anglais) Peter Mayle.

Dans « De l’infortune d’être un Anglais… », deux clans s’affrontent dans un village du Sud de la France. De nombreux Anglais s’y installent pour leur retraite, et les habitants du coin n’accueillent pas très chaleureusement leurs nouveaux voisins. Pire, une série de meurtres a été commise contre des Anglais. Et le curé d’une paroisse voisine reçoit d’étranges confessions…

Non-dits et incompréhensions vont être de la partie tout au long du livre ; le curé est un personnage plutôt secondaire mais assez amusant. L’ensemble du roman est sympathique, même si j’ai été gênée au début par l’énumération de clichés auxquels je n’ai pas ri autant que je l’aurais voulu. Si le flegme britannique est bien mis en avant, j’aurais aimé que les situations poussent un peu plus loin l’humour anglais que j’aime tant chez Allan Bennett ou Will Wiles.

Derrière sa pétillante couverture jaune, ce livre pourra néanmoins vous faire passer un bon moment cet été… mais ne partez pas avec en Angleterre !

S 2-3Fleuve éditions, 304 pages, 18,90€

C'est mercredi, on lit avec les petits !

« La Bande à Picsou – Le Trésor de l’Atlantide »

picsouQui ne connaît pas Picsou, le canard qui rêve d’être le plus riche du monde ? Nous avons tous lu « Picsou magazine » ou « Le Journal de Mickey », ou vu des dessins animés. Découvrir ses aventures en livre audio, c’est une nouvelle façon originale de retrouver Picsou.

Que les inconditionnels se rassurent : tout ce qui a fait le succès du personnage est présent. Picsou affronte son ennemi Gripsou, tous deux étant partis à la conquête du trésor de l’Atlantide. D’un côté, Picsou est parti avec les inséparables Riri, Fifi, Loulou et la petite Zaza ; de l’autre côté, Donald qui décidément n’en rate pas une pour faire enrager son oncle malgré lui, a décidé de gagner sa vie en participant à l’expédition de Gripsou !

A part l’apparition (un peu étrange) d’un téléphone portable, on retrouve les personnages tels qu’on les connaît, dans une aventure classique mais agréable. Il y a aussi quelques pointes d’humour, comme les passages où Zaza essaie en vain de mentir à sa grand-mère qui la croit à une soirée pyjama…

Je dois me faire à l’idée que je ne saurai jamais distinguer Riri de Fifi et de Loulou… Quant au comédien qui lit l’histoire, figurez-vous qu’il se prénomme Donald… ça ne s’invente pas !

S 2-3Audiolib, lu par Donald Reignoux, durée 1h, 10€

Roman

« La disparition de Joseph Mengele» de Olivier Guez

disaprition joseph mengeleAu cas où cela vous aurait échappé, non seulement j’aime lire, mais j’aime donner mon avis à ceux que cela intéresse. Inévitablement, on me demande aussi régulièrement mon avis sur des livres, pour orienter ou confirmer un choix, pour trouver une idée pour les vacances ou un cadeau…

Me voilà bien embêtée lorsque l’on m’a demandé, à propos de « La disparition de Joseph Mengele » si c’était un livre que j’avais aimé. Je suis incapable de répondre directement à cette question, car je ne crois pas que c’est un livre que l’on peut « aimer ». C’est un livre historique, intéressant, nécessaire, qui interpelle, ça oui. Mais est-ce un livre à « aimer » ? Ai-je passé un « bon » moment ? Non.

Il faut dire que le sujet du livre est particulièrement sombre, racontant comment Joseph Mengele, criminel nazi à l’origine d’atroces recherches génétiques dans les camps de concentration, a organisé sa fuite et sa vie cachée après la guerre.

Le livre ne traite pas directement de la guerre, mais de l’après, de la fuite de Mengele et de ses cachettes. Mais la mémoire de Mengele ramène régulièrement le lecteur dans l’horreur. Ce n’est pas une biographie, pas un roman non plus, je l’ai plutôt pris comme une sorte de documentaire traité par l’outil de la littérature.

J’ai découvert le texte en version audio, et l’enregistrement se termine par une interview fort intéressante de l’auteur. Il y revient notamment sur le choix de ce sujet lourd, et sur la façon dont il a vécu l’écriture sur un homme qu’on ne peut que détester et mépriser. Il y explique notamment comment derrière la cruauté du personnage se cache surtout une incroyable médiocrité. Cette interview mériterait même d’être écoutée avant la découverte du texte, car elle donne le contexte et évacue d’emblée des questions qui peuvent troubler le lecteur – à l’écoute de certains passages particulièrement horribles, je me demandais comment l’auteur avait fait pour gérer l’écriture d’un tel texte.

Si Mengele n’a jamais été jugé de son vivant, ce livre écrit de nos jours rétablit pour la postérité une autre forme de justice de mémoire.

S 2-3Audiolib, 5h48, 20€

Roman

« Le pays de la liberté » de Ken Follett

Pays de la libertéMack travaille dans une mine de charbon. Epris de liberté et révolté par les conditions de travail des mineurs, il se rebelle contre la famille qui l’emploie, les Jamisson.

En fuite, il refait sa vie à Londres. Mais une nouvelle fois il se révolte contre les injustices et organise la rébellion des dockers. Il est condamné aux travaux forcés. Sur le bateau qui le conduit en Virginie, il revoit Lizzie, l’épouse du cadet des Jamisson. Malgré leur différences de milieu, ils ont grandi sur les mêmes terres et partagent un certain esprit de liberté. Lizzie est belle et indépendante, curieuse de tout, et ne veut surtout pas qu’on lui refuse quelque chose qui serait accordé à un homme.

J’ai aimé retrouver dans ce roman tout ce que j’apprécie chez Ken Follett : des personnages hauts en couleur, une narration efficace et rythmée, une écriture qui sait planter un décor et contribue au dépaysement du lecteur.

J’ai moins aimé que le thème du roman sente un peu le déjà-vu. L’histoire n’est pas la plus originale écrite par l’auteur : le mineur qui se bat pour les droits des plus faibles, et la jeune femme de bonne famille, féministe et rebelle, c’est un duo qui fonctionne bien mais qui a un petit air de déjà vu.

Si ce n’est pas le meilleur roman de Ken Follett, il reste très plaisant à lire. On peut le lire et le reposer sans perdre le fil de sa lecture : parfait pour emporter dans votre valise cet été !

S 3-3Le livre de poche

Policier

« La disparition de Stephanie Mailer» de Joël Dicker

disparition stephanieAprès « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » et « Le Livre des Baltimore », deux livres à succès, revoilà Joël Dicker avec un nouveau roman policier, un bon gros pavé de plus de 600 pages comme je les aime (quand c’est bien fait). 600 pages, me direz-vous, cela peut être très long, trop long même, surtout si l’enquête tourne en rond ou si le lecteur a l’impression que l’auteur fait du remplissage. Rien de cela chez Joël Dicker ! Au contraire le roman se dévore jusqu’à la fin, et la clé de l’histoire ne se situe que dans les vingt dernières pages.

En 1994, dans la charmante petite ville d’Orphea, le maire et sa famille sont sauvagement assassinés. Une jeune femme qui faisait son jogging à proximité a également été tuée, témoin gênant de cet affreux crime. L’affaire a été résolue, les policiers félicités.

Mais vingt ans plus tard, une journaliste, Stephanie Mailer, affirme que l’homme désigné comme coupable n’était pas l’assassin. L’enquête pourrait être relancée… mais la journaliste disparaît. Jesse et Derek, les policiers qui avaient mené l’enquête en 1994, reforment leur duo et reprennent l’enquête.

Ma première crainte en lisant le début du livre a été de ne pas me souvenir des personnages, qui sont assez nombreux. Je me suis donc appliquée à ne jamais perdre le fil, et finalement je ne les ai pas confondus (ouf).

Ma seconde crainte était de me perdre au milieu des flash-back 2014 / 1994 ; et finalement je m’en suis bien sortie aussi…

Si j’ai réussi à craquer quelques grosses ficelles de l’intrigue, le suspense sur le meurtrier est resté entier jusqu’à la fin du roman, l’auteur multipliant les fausses pistes crédibles. J’ai donc eu du mal à poser le livre avant la fin, ce qui est toujours bon signe pour un roman policier !

Autre point positif : moi qui suis assez peu attirée par la littérature américaine (sans doute parce que je peine à la lire en version originale), j’ai apprécié comme dans les deux précédents romans que j’ai lus de Joël Dicker de lire une histoire très américaine, mais racontée par un francophone (le jeune auteur est suisse romand).

Au final j’ai passé un très bon moment de lecture, conquise par une intrigue originale et bien construite, qui multiplie les rebondissements sans jamais lasser le lecteur.

S 3-3Editions de Fallois, 640 pages