Sans nul doute, c’est la médiatisation de l’exposition sur « Ramsès II » qui m’a donné envie de me plonger dans un roman qui parle d’Egypte. Naturellement, un peu par facilité, mon choix s’est orienté vers un romancier connu pour ses nombreux ouvrages sur l’Egypte, et j’ai choisi son roman le plus célèbre. Avec « Champollion l’Egyptien » de Christian Jacq, je pensais partir sur les traces du premier à avoir traduit les hiéroglyphes – et donc je pensais que le livre m’éclairerait sur sa méthode, ses découvertes, son cheminement intellectuel.
Mais ce n’est pas du tout le thème de ce roman.
Le lecteur accompagne Champollion dans son voyage en Egypte, où il est censé « tester » en conditions réelles sa théorie sur le décryptage des hiéroglyphes. C’est donc plutôt un roman de voyage, sur une expédition pleine de pièges, où les ennemis sont nombreux à se dresser sur la route de Champollion. Un chercheur en minéralogie, un dessinateur, un prêtre censé surveiller Champollion, et une mystérieuse femme ambiguë complète l’expédition.
J’ai trouvé toute la première moitié du roman assez fastidieuse et décevante, avec des dialogues un peu poussifs. Une fois résignée à ne rien apprendre sur la méthode de Champollion et sur la traduction des hiéroglyphes, j’ai accepté que le roman soit un roman de voyage et d’aventures, et j’ai lu la deuxième moitié avec ce nouveau prisme. Il y a quelques passages et réflexions intéressants : sur l’origine du christianisme et sur ce qu’il a pu emprunter aux croyances de l’Egypte ancienne ; sur l’opposition entre préservation des trésors historiques et volonté de faire progresser un peuple vers la modernité.
Mais je suis restée quand même sur ma faim quant au mystère des hiéroglyphes, qui restent tout aussi obscurs pour moi qu’avant de commencer la lecture de ce roman. Dommage !
XO Editions, 400 pages, 21,90€
Les années ont passé, Manon est devenue une jolie jeune fille de quinze ans, sauvage et libre. Elle garde toujours ses chèvres dans les collines, et évite les contacts avec les villageois des Bastides blanches.
J’ai vu plusieurs fois, il y a longtemps, les films « Jean de Florette » et « Manon des sources » avec Yves Montand, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart… Pourtant il a fallu attendre que je regarde la première version de « Manon des sources », avec Jacqueline Pagnol, pour avoir envie de lire les romans.
1930. La crise économique fait rage, et oblige les Meltzer à revoir leur train de vie. L’usine ne tourne plus qu’à moitié, l’atelier de Marie accumule les impayés. Paul est au bord de l’épuisement. Lisa est devenue mère plusieurs fois, et a pris la tête de l’organisation de la villa, tandis que Kitty garde son inépuisable enthousiasme.
Avant de commencer la lecture de ce troisième tome, je craignais que l’auteure, pour relancer l’histoire, nous fasse faire un bond dans le temps et passe à la génération suivante de personnages (les enfants de Paul et Marie, ceux de Kitty). Mais le roman commence en 1920 (et non 1923 comme le mentionne la 4
Je me réjouissais de retrouver la famille Meltzer dans ce deuxième tome.
Amateurs de sagas familiales, ne passez pas à côté de ce roman !
Ce roman me faisait de l’œil depuis longtemps – mais que voulez-vous, j’ai beau lire une belle quantité de livres chaque année, je ne peux évidemment pas lire toute la production littéraire qui me fait envie… Enfin, voilà un livre de plus qui rejoint les chroniques de ce blog. Le premier constat est que ce livre ne ressemble à aucun autre. Il fait la part belle au féminin sous toutes ses formes, et d’abord dans l’écriture.
J’ai choisi ce livre pour le titre, pour le labyrinthe de la couverture, et pour le commentaire élogieux de François Busnel qui le décrit comme « le » roman de 2021.
J’aime beaucoup les romans originaux comme celui-ci, de ces romans qui baladent le lecteur, qui le laissent dans le doute, lui créent de fausses images, et finalement lui donnent toutes les réponses. J’ai lu avec beaucoup d’impatience les chapitres de ce roman, curieuse de découvrir pourquoi et comment la petite Alice, en promenade dans la forêt avec son père, était tombée dans un trou de plusieurs dizaines de mètres.