Coup de blues pour Agatha Raisin : non seulement son séduisant voisin James Lacey a mis les voiles, mais en plus elle découvre ses premiers cheveux blancs dans le miroir ! Ni une ni deux, elle fonce chez le meilleur coiffeur de la région, un certain Mr John sur lequel elle n’entend que des compliments. Le coiffeur, Agatha l’admet rapidement, est en effet sympathique et talentueux, et son charme fait de lui le confident de toute la gente féminine qui fréquente son salon.
Séduite à son tour, Agatha commence à le voir en dehors du salon de coiffure… jusqu’à ce qu’il meure assassiné ! Voilà Agatha à nouveau au coeur d’une enquête…
Ne nous focalisons pas sur le fait que la région où vit Agatha est, pour un charmant coin de la campagne anglaise, méchamment propice aux meurtres ; ni sur le nombre invraisemblable de fois où elle va se faire coiffer dans ce roman (si un jour je le relis, je compterai, juste pour m’amuser). L’essentiel est ailleurs, dans cette lecture d’un gentil policier qui fait une lecture réconfortante.
N’espérez pas voir James dans ce tome, la figure masculine de cet épisode est représentée par Charles, ami (et ancien amant) d’Agatha. Même Bill Wong se fait étonnamment rare.
Je n’ai pas lâché le livre, malgré encore quelques difficultés à identifier toutes les villageoises sans les confondre. Tout ce que j’aime dans cette série est présent, la mauvaise foi d’Agatha, une certaine propension à mal choisir son entourage masculin, et un charme vieillot (bien loin d’ailleurs de l’image de la blonde sophistiquée de la série télévisée inspirée des romans).
Au final, j’avais bien soupçonné l’auteur du meurtre ; Agatha, je commence à bien te connaître !
Albin Michel, 14€
Après « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » et « Le Livre des Baltimore », deux livres à succès, revoilà Joël Dicker avec un nouveau roman policier, un bon gros pavé de plus de 600 pages comme je les aime (quand c’est bien fait). 600 pages, me direz-vous, cela peut être très long, trop long même, surtout si l’enquête tourne en rond ou si le lecteur a l’impression que l’auteur fait du remplissage. Rien de cela chez Joël Dicker ! Au contraire le roman se dévore jusqu’à la fin, et la clé de l’histoire ne se situe que dans les vingt dernières pages.
J’adore la collection « Bouquins » des éditions Robert Laffont, en particulier les ouvrages qui regroupent plusieurs romans d’un même auteur. J’ai commencé cette collection avec une anthologie de Françoise Sagan (que je vous conseille, d’ailleurs).
Que l’on ne s’y trompe pas : bien que ce roman soit une réédition (revue) d’un livre sorti en 2009, on y retrouve bien tous les codes que les lecteurs qui aiment les romans de Michel Bussi (c’est mon cas) attendent.
Dans les derniers tomes de la série des « Nicolas Le Floch », dont « L’inconnu du pont Notre-Dame » est le treizième volume, j’étais restée un peu décontenancée par ma lecture, et à vrai dire assez hésitante à poursuivre sur les tomes suivants. J’ai lu toute la série, et me suis attachée aux personnages, Nicolas le justicier séducteur, noble mais ami des plus humbles ; Bourdeau son fidèle lieutenant, avec qui il partage l’amour de la justice et de la bonne chère ; sans oublier Sartine et ses perruques, Noblecourt et sa goutte…
Mat est brocanteur. Il est marié, et après une adolescence tumultueuse, il est devenu un homme rangé. Mais il garde en lui une blessure jamais cicatrisée : il a perdu ses parents très jeunes, morts dans l’incendie de leur maison alors qu’il était en colonie de vacances.
Retrouver le commissaire Dupin est toujours un plaisir. J’ai l’impression de rendre visite à un lointain cousin parisien parti s’installer en Bretagne, et de parcourir ses nouvelles terres avec lui. Je l’imagine un peu en Columbo, et pourtant il n’y a rien dans le texte qui le décrit ainsi !
Il y a plusieurs mois, j’ai commencé la lecture des « Agatha Raisin », des romans policiers à enquête écrits par une anglaise dans les années 1980. Mais voilà : après avoir lu les six