Renato est gardien de la paix à la brigade des stups. Malgré son physique de colosse, il est plutôt sympathique, et surtout il est intègre. Lors d’une perquisition, il découvre dans un appartement voisin un tuerie qui a laissés morts un homme et sa femme enceinte. Bien que l’affaire ne relève pas de son périmètre, Renato ne peut rester à l’écart et décide de mener sa propre enquête.
Rapidement, il comprend que ce massacre a un lien avec le génocide rwandais. Bourreaux et victimes, après la guerre, ont continué massacres et vengeances sur d’autres terres et par d’autres moyens. On finit par ne plus savoir qui sont les victimes, à la fin du roman j’étais un peu perdue.
Malgré cela, faire référence à l’Histoire contemporaine comme base d’un polar est plutôt une bonne idée. Certaines scènes sont particulièrement atroces ; je suis toujours un peu gênée dans ce type de lecture, ne sachant si ces zooms sur des scènes violentes sont vraiment indispensables pour faire prendre conscience au lecteur de l’horreur de certaines situations.
A noter, l’auteur est un « vrai » policier, et son héros Renato est inspiré de l’un de ses anciens collègues. A côté de la violence de l’histoire, il y a donc un peu d’humanité dans ce livre…
Points, 312 pages, 7,50€
Sonja est divorcée, mère d’un petit garçon dont elle n’a pas la garde. Elle s’est séparée de son mari quand il a découvert qu’elle le trompait avec une femme, Agla, une spécialiste de la finance en plein tourment judiciaire.
Que s’est-il passé cette nuit-là, il y a vingt-cinq ans, dans la chambre de la jeune Isobel Vine ? Etudiante sans histoire, appréciée de tous, elle a été retrouvée morte dans des conditions qui laissent penser à un jeu sexuel sordide qui aurait mal tourné, mais l’enquête n’a jamais vraiment abouti. L’affaire, non résolue, aurait pu en rester là, classée comme d’autres. Oui mais voilà, un suspect potentiel de l’époque s’apprête à devenir commissaire, et pour le laver de tout soupçon il faut rouvrir l’enquête.
Coup de blues pour Agatha Raisin : non seulement son séduisant voisin James Lacey a mis les voiles, mais en plus elle découvre ses premiers cheveux blancs dans le miroir ! Ni une ni deux, elle fonce chez le meilleur coiffeur de la région, un certain Mr John sur lequel elle n’entend que des compliments. Le coiffeur, Agatha l’admet rapidement, est en effet sympathique et talentueux, et son charme fait de lui le confident de toute la gente féminine qui fréquente son salon.
Après « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » et « Le Livre des Baltimore », deux livres à succès, revoilà Joël Dicker avec un nouveau roman policier, un bon gros pavé de plus de 600 pages comme je les aime (quand c’est bien fait). 600 pages, me direz-vous, cela peut être très long, trop long même, surtout si l’enquête tourne en rond ou si le lecteur a l’impression que l’auteur fait du remplissage. Rien de cela chez Joël Dicker ! Au contraire le roman se dévore jusqu’à la fin, et la clé de l’histoire ne se situe que dans les vingt dernières pages.
J’adore la collection « Bouquins » des éditions Robert Laffont, en particulier les ouvrages qui regroupent plusieurs romans d’un même auteur. J’ai commencé cette collection avec une anthologie de Françoise Sagan (que je vous conseille, d’ailleurs).
Que l’on ne s’y trompe pas : bien que ce roman soit une réédition (revue) d’un livre sorti en 2009, on y retrouve bien tous les codes que les lecteurs qui aiment les romans de Michel Bussi (c’est mon cas) attendent.
Dans les derniers tomes de la série des « Nicolas Le Floch », dont « L’inconnu du pont Notre-Dame » est le treizième volume, j’étais restée un peu décontenancée par ma lecture, et à vrai dire assez hésitante à poursuivre sur les tomes suivants. J’ai lu toute la série, et me suis attachée aux personnages, Nicolas le justicier séducteur, noble mais ami des plus humbles ; Bourdeau son fidèle lieutenant, avec qui il partage l’amour de la justice et de la bonne chère ; sans oublier Sartine et ses perruques, Noblecourt et sa goutte…
Mat est brocanteur. Il est marié, et après une adolescence tumultueuse, il est devenu un homme rangé. Mais il garde en lui une blessure jamais cicatrisée : il a perdu ses parents très jeunes, morts dans l’incendie de leur maison alors qu’il était en colonie de vacances.
Retrouver le commissaire Dupin est toujours un plaisir. J’ai l’impression de rendre visite à un lointain cousin parisien parti s’installer en Bretagne, et de parcourir ses nouvelles terres avec lui. Je l’imagine un peu en Columbo, et pourtant il n’y a rien dans le texte qui le décrit ainsi !