C’est le titre, d’abord, qui m’a interpelée. Qui est cette Charity Quinn, au prénom peu courant et au nom familier ? Et pourquoi allait-elle mourir deux fois ?
Commençons par l’histoire : Charity est une brillante avocate, quoique souvent contestée par le grand public pour choisir trop souvent de défendre des coupables. Issue d’un milieu modeste, elle a construit sa carrière pierre après pierre, et a élevée deux filles aujourd’hui trop gâtées et ingrates.
Lorsque le miroir au-dessus de son lit se décroche et vient défigurer Charity Quinn, le sabotage ne fait pas de doute, et les suspects principaux sont dans le cercle familial.
Le roman aborde largement des questions autour de la justice et du droit à être défendu, via l’opposition entre l’avocate et ses filles. L’ascenseur social est aussi beaucoup mis en avant à travers la vie de Charity mais aussi l’exemple de l’un des enquêteurs.
L’écriture est fluide, le roman se lit bien et rapidement. Il y a plusieurs suspects potentiels et plusieurs fausses pistes ; malheureusement la progression de l’enquête est parfois un peu brouillonne (une piste est envisagée, écartée rapidement, réétudiée) ce qui empêche le lecteur d’être étonné et de progresser dans sa propre quête du coupable. En gros, tout le monde est suspect tout le temps… Il y a une seule fausse piste, à environ 50 pages de la fin, qui m’a fait tressaillir ; je me suis dit « ah, mais c’est donc ça la clé de l’énigme », j’étais reboostée dans ma lecture… et en fait ce n’était pas du tout ça ! Au final je garde une impression en demi-teinte, d’un livre qui se lit bien mais qui n’a pas complètement réussi à me convaincre.
Robert Laffont – coll. La Bête noire, 288 pages, 19€. Reçu dans le cadre de « Masse critique ».
Avant de me plonger dans des lectures hivernales (je résiste pour l’instant aux romans de Noël), j’ai opté pour une histoire qui se passe non pas sous la neige, mais sous la pluie. Ce sont en effet des pluies torrentielles qui s’abattent sur Weston-Saint-Ambrose, petite ville que nous commençons un peu à connaître puisqu’il s’agit du 4e tome de la série (même si je n’ai toujours pas lu le 1er).
Souvenez-vous… Dans le
J’ai (re)lu « Le Vallon » car il fait partie d’une édition « Poirot Halloween » qui regroupe « Le Vallon » et «
J’avais bien aimé «
C’est l’histoire d’un petit garçon qui, une fois par mois, rend visite à sa mamie.
Les fans inconditionnels d’Agatha Christie doivent absolument lire ce livre ! En effet, c’est une plongée dans les carnets de notes préparatoires aux romans et nouvelles de la plus célèbre auteure de romans d’enquêtes. On y découvre les idées initiales, les sources d’inspiration, mais aussi les questionnements sur les intrigues et les pistes abandonnées. On y découvre aussi les idées de titres qui n’ont pas été retenues – et l’on sait à quel point le titre est décisif, surtout pour un roman policier !
Quelle bonne idée d’avoir adapté en version audio ce premier roman d’Agatha Christie ! J’ai beau connaître tous les livres d’Agatha Christie, j’ai beau avoir lu l’original de ce premier roman, vu des adaptations filmées, lu une adaptation BD il y a quelques semaines, j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à redécouvrir ce classique. Il faut dire que la lecture de Samuel Labarthe est impeccable, la voix toujours juste, le débit toujours bien adapté.
« Les mots ont-ils un autre sens pour les hommes et pour les femmes ? Et le cas échéant, est-il possible que nous ayons perdu quelque chose au cours de leur processus de définition ? »