J’étais très curieuse de découvrir ce roman, attirée par cette couverture colorée assez différente des autres couvertures des Presses de la cité, et par ailleurs ambiguë : quatre jeunes femmes habillées de robes façons XIXe siècle, portant chacune un verre ou une bouteille de vin. En dédicace, l’auteure fait un clin d’oeil à Jane Austen, mais on est quand même bien loin de « Raisons et sentiments ».
La jeune Georgiana se désole d’avoir été envoyée chez son oncle et sa tante. Désireuse de se faire de nouveaux amis, elle s’intègre dans une bande de jeunes débauchés menée par Frances Campbell, issue d’une bonne famille mais au comportement dépravé.
Cela n’aurait pu être qu’une chronique de la vie mondaine de jeunes gens riches qui cherchent à se distraire par tous les moyens. Mais le roman va bien au-delà, et aborde plusieurs thèmes aux résonances très modernes. Derrière une société anglaise d’un autre siècle, c’est aussi un miroir tendu vers notre société contemporaine. C’est léger et grave à la fois, amusant et dérangeant, et le lecteur virevolte dans les bals puis panse les plaies qui s’ensuivent.
L’histoire fonctionne bien, après un démarrage qui ne laisse rien présager de la tournure que va prendre l’histoire. On ne s’ennuie pas en suivant ces jeunes gens dans une romance moderne et intelligente.
Presses de la cité, 450 pages, 19€
J’avais beaucoup aimé le rythme et l’intrigue des «
Dans l’anonymat d’un tout petit immeuble parisien, il faut attendre un événement grave pour que les locataires se parlent. Et cet événement n’est rien d’autre que la vente de l’immeuble par son propriétaire, auprès d’un promoteur qui le rasera et expulsera les locataires actuels. Or chacun d’entre eux a une très bonne raison de ne pas accepter de partir. Malgré leurs différences, ils vont devoir faire équipe.
J’ai lu quasiment tous les romans (adultes) de Michel Bussi, et depuis « Nymphéas noirs » j’admire sa capacité à promener des lecteurs dans un récit parfois déstabilisant, mais qui offre toujours une fin réaliste – ce que l’on appelle le « twist ».
J’avais quitté Carsely à la fin du
Pour sa neuvième enquête, j’ai retrouvé le sympathique commissaire Dupin à Saint-Malo. Invité pour un séminaire qui – vous connaissez le personnage – ne l’intéresse pas le moins du monde, il est témoin d’un meurtre en plein marché.
C’est le hasard le plus complet qui a mis ce carnet d’adresses entre les mains de Brigitte Benkemoun. Ayant acheté un carnet à un antiquaire, elle y a trouvé, glissé à la fin, ce vieux répertoire. Après enquête et croisement des noms qui y figurent, elle en déduit que sa propriétaire était Dora Maar.
Ce que j’aime dans cette série, c’est sa capacité à ne pas lasser le lecteur, en l’entraînant à chaque fois dans des décors différents. Cette fois-ci, Georgie embarque sur un paquebot, direction l’Amérique ! Ambiance croisière, mal de mer et dîner en jolie robe, voici Georgie bien loin du froid château des Rannoch.
Sous titré « Leçons tirées d’une nouvelle traduction japonaise de
Si vous aimez les histoires de femmes, entre « Desperate housewives » et les films de Pedro Almodovar, ce roman est fait pour vous !