Gros rebondissement dans la vie d’Agatha Raisin : alors que son ex-mari, James, joue avec ses sentiments depuis qu’ils se connaissent (c’est-à-dire dès les premiers tomes de la série), le voilà soudain doux comme un agneau et amoureux comme un adolescent ! C’est à peine croyable pour la lectrice que je suis – la ficelle est même un peu grosse en terme de renversement de situation, mais bon, passons.
James, donc, décide de prouver ses sentiments à Agatha en l’emmenant en vacances. Pauvre Agatha ! Elle qui s’attendait à partir au soleil, au bord d’une plage méditerranéenne, la voilà dans une sinistre station balnéaire où plus aucun touriste ne s’aventure depuis bien longtemps.
Mais si Agatha avait peur de s’ennuyer, le meurtre d’une cliente de l’hôtel vient secouer son séjour – d’autant plus que la victime a été étranglée par un foulard qui appartenait à Agatha !
L’ambiance de ce roman fait penser à celle de « Gare aux fantômes », le neuvième tome de la série, qui se déroule aussi dans un hôtel assez triste, sous la pluie. Pour le reste, et si l’on excepte l’invraisemblable retour de flamme de James, les codes habituels de la série sont présents, et Agatha est égale à elle-même. Depuis qu’elle dirige une équipe de détectives, de nouveaux personnages sont apparus et deviennent eux aussi des piliers de l’histoire – je pense à Harry notamment, sa plus jeune recrue, capable de passer en un éclair d’un look cuir/piercing à un costume/cravate. Il reste encore dix tomes dans la série, j’espère que les prochains continueront à apporter leur lot de nouveautés sans dénaturer l’esprit de cette série sympathique.
Albin Michel, 319 pages, 14€
Il est bien connu que les festivités de Noël, au-delà de la convivialité de circonstance, peuvent aussi se transformer en règlements de comptes en famille ou en petites disputes entre amis. Mais si ces petits inconvénients liés sans doute à un excès de consommation de bûche sont parfois imprévisibles, certaines personnes ont l’art de les provoquer. C’est le cas de Matt et Claire, parents d’une petite Scarlett, et séparés depuis plusieurs années. Alors qu’ils ont refait leur vie chacun de leur côté, et sont en couple respectivement avec Alex et Patrick, ils décident de passer ensemble les vacances de Noël, et louent un chalet dans un complexe hôtelier au milieu de la forêt.
On revient toujours aux textes de Sagan.
C’est un simple post-it collé sur le livre dans une librairie qui m’a donné (très très) envie de découvrir ce roman. L’histoire des « Petites robes noires » se déroule dans les années 1950 à Sydney. L’auteure nous plonge dans les coulisses d’un grand magasin, et plus précisément au milieu des rayons dédiées aux robes de cocktail ou à la lingerie. Dans cet univers très féminin s’affairent des femmes de tous âges, conseillères et vendeuses.
Rachel n’en revient pas : lors d’une visite à Paris, elle croise par hasard Vincent, l’homme qu’elle aime depuis toujours… et qu’elle croyait mort depuis six ans. C’est impossible, et pourtant Rachel est sûre de le reconnaître.
La sortie d’un nouvel album d’Astérix est toujours un événement pour moi. Et tant pis si depuis bien longtemps ce sont de nouveaux auteur et dessinateur qui ont repris le flambeau à la suite d’Uderzo et de Goscinny. Si les nouvelles aventures des dernières années ont été plus ou moins réussies selon les années, je dois dire que « La fille de Vercingétorix » est plutôt un bon cru.
S’il y a bien une année où il est difficile de dire si j’ai aimé ou pas « le » roman annuel que sort Amélie Nothomb à l’automne, c’est bien cette année. Car derrière la couverture qui ressemble invariablement aux autres couvertures de ses romans des dernières années (une photo de l’auteure en gros plan), le livre est un OVNI parmi tout ce qu’elle a écrit jusqu’ici. Et pour cause : le narrateur n’est autre que Jésus en personne. L’originalité ne s’arrête pas là, puisque l’auteure a décidé de lui donner la parole précisément pendant la crucifixion. Avouez que cela sort des sentiers battus de l’auteure, qui nous a habitués à toutes sortes de récit
Vivre dans un cimetière.
Dès les premières pages du roman, le ton est donné : Chloé décide de tuer son mari Jeffrey. Bien sûr le lecteur se demande immédiatement « pourquoi ? » et l’on devine que la suite du roman sera un retour arrière dans la vie de ce couple, pour comprendre ce qui a amené Chloé à ce geste.
Il en est souvent ainsi lorsque l’on apprécie les textes d’un écrivain : on finit toujours par remonter le temps et chercher des œuvres « de jeunesse », les premiers écrits, tous les textes qu’on n’a pas encore lus…