En cette fin d’année, plusieurs chaînes de télévision diffusent quotidiennement des téléfilms de Noël. Ces bluettes, le plus souvent américaines, ont pour cadre un joli décor enneigé, dans lequel éclosent des histoires d’amour à la veille de Noël.
Dans le même esprit, j’ai eu envie cette année de tester la lecture de romances de Noël, pour voir si elles se rapprochent de ces téléfilms. Mon premier choix s’est porté sur « Laisse tomber la neige », en grande partie pour la couverture : des montagnes, des sapins, des flocons de neige, je trouvais que ça mettait le lecteur dans l’ambiance.
Résumons l’histoire : Claire est parisienne, elle a un « travail en or » de community manager… mais alors qu’elle s’apprêtait à épouser Hector, celui l’a abandonnée le jour même du mariage. Claire part se ressourcer quelques jours à la montagne, dans un gîte. Or la propriétaire du gîte vient de mourir, et c’est son fils qui assure l’intérim…
Nul besoin de vous en dire plus, car bien sûr il n’y a pas de suspense, et aucun doute que tout cela va bien finir (en même temps je ne cherchais pas un livre à rebondissements).
Ai-je trouvé cette lecture agréable ?
Encore une fois, j’ai choisi ce livre pour ce qu’il est, c’est-à-dire de la romance, et de ce point de vue là tous les ingrédients sont réunis : le décor parfait pour cette saison, les personnages que tout oppose mais qui finiront pas trouver un terrain d’entente (!), l’histoire d’amour… Finalement, j’ai surtout été gênée par les tournures de phrases, trop proches du langage parlé (écrire « lui dis-je » ne me semble pas trop élaboré au point d’être sacrifié au profit d’un « je lui dis ») et par plusieurs erreurs (des « s » sur des formes futures, « je m’apitoierais », « serais-je » etc) qui m’ont accroché le regard pendant la lecture.
Bien que les personnages soient assez sympathiques, à la fin j’avais hâte de finir ma lecture pour passer à autre chose.
LJ, 320 pages, 12,90€
Si le nom de Julian Fellowes ne vous dit rien, sachez qu’il est notamment le scénariste de la très réussie série britannique « Downtown Abbey ». Cela vous parle davantage ?
Cette fois-ci, Agatha a tourné la page sur James Lacey. Depuis que son ancien mari a décidé de devenir moine, Agatha déprime. Elle part quelque temps sur une île paradisiaque ; mais à son retour à Carsely, c’est la grisaille qui l’attend. Alors que des inondations font d’importants dégâts, Agatha découvre le corps noyé d’une jeune femme. La mise en scène autour de cette mort intrigue Agatha ; persuadée qu’il ne s’agit pas d’un décès accidentel, elle débute une enquête. Elle doit enquêter seule, puisque ses deux précédents acolytes ont changé de vie – James est entré au monastère, et Charles vient d’épouser une Française.
Ce livre est drôle.
Décidément, Agatha et James forment un bien étrange couple ! Ils se sont mariés à la fin du précédent tome de la série… et les voilà déjà au bord de la rupture ! Si Agatha n’a pas un caractère facile – les lecteurs de la série le savent bien – James est carrément odieux, machiste… et infidèle.
Le mas de Castanhal est un coin à la fois paisible et rude des Cévennes. A la tête de la châtaigneraie familiale, Lazare Pradier n’est pas connu pour être causant ; tandis que sa femme, la douce Blanche, instruit en cachette ses deux enfants Adélie et Aubin pour leur donner les meilleures chances dans la vie.
A Deuil-l’Alouette, en banlieue parisienne, Elisabeth s’active pour organiser une « fête de printemps », une grande réception où elle a convié famille, amis, voisins. La soirée se passe bien, faite de mondanités et d’échanges divers. Chacun rentre chez soi. On croit la soirée terminée. Mais Jean-Lino, le voisin du dessus, qui a participé à la fête, revient sonner en pleine nuit : il a tué sa femme.
Une femme est morte près d’un fleuve. Alors que plusieurs personnes passent près d’elle, aucune ne se décide à appeler la police. Se mêler d’un meurtre ? Cela génère du stress, c’est mauvais pour les rides, ou c’est prendre le risque que la police s’intéresse à un petit trafic de stupéfiant… Ou bien…ou bien… Chacun a une bonne excuse pour ne pas s’en mêler et pour laisser à d’autres le soin de prévenir la police.
Je suis une inconditionnelle de la série de romans policiers « Agatha Raisin ». Je surveille avec assiduité la sortie de chaque nouveau tome. Après avoir rempli mon panier de livres avec les derniers tomes traduits en français, j’ai choisi de prendre également le premier tome d’une autre série qui se veut aussi être du style « cosy mystery ».
Le titre, d’abord, vous interpelle sans doute. Et comme moi, vous vous demandez ce qu’il peut bien vouloir signifier. Alors commençons par une petite leçon linguistique, puisque de toute façon l’auteur elle-même le fait dès le début du livre. Un prénom « épicène » est un prénom qui ne permet pas de déterminer le genre de celui (ou celle!) qui le porte. Comme Claude, ou Dominique, les prénoms de ces deux personnages dont nous suivons ici la vie, depuis leur toute première rencontre.