Ce quinzième tome des enquêtes d’Agatha Raisin marque un tournant dans la série. Finies les enquêtes dans les pas de la police : Agatha lance sa propre agence de détective. Finies aussi les amours avec les voisins successifs du cottage d’à côté : c’est Emma Comfrey, une fonctionnaire à la retraite, qui s’y est installée.
Agatha embauche Emma dans son agence, ainsi que Miss Simms (déjà croisée dans d’autres tomes, et dont on se demande pourquoi elle réapparaît ainsi). La voilà chef d’entreprise ! Elle est consultée pour des adultères et des disparitions de chats et de chiens, mais sa première enquête sérieuse porte sur une tentative de meurtre sur une jeune femme lors d’une fête.
Que les adeptes de la série se rassurent, on croise encore Charles le baronnet, Roy le londonien, ou encore Mrs Bloxby la femme du pasteur. Agatha est plus pro que jamais, capable de sauver dans un avion pour rejoindre Paris dans l’instant, et toujours plus habile dans ses analyses de personnalités.
Je suis restée en terrain connu dans ce tome, et pourtant j’ai l’impression qu’une page a été tournée, qui permet de relancer la série et de faire qu’au bout de quinze tomes (déjà!), le plaisir de lecture de cette série ne s’essouffle pas.
Albin Michel, 14€
Encore un nouveau voisin pour Agatha Raisin ! Cette fois-ci, il s’appelle Paul et est consultant en informatique. Si Agatha voulait se tenir éloignée de lui, elle ne peut pas résister à l’envie de participer avec lui à une chasse aux fantômes chez une vieille dame qui se plaint d’événements étranges dans sa maison.
Ce livre d’Elsa Triolet est une découverte pour moi, je n’avais pas connaissance qu’elle ait vécu et écrit sur Tahiti. Près d’un siècle après, il est passionnant de découvrir comment elle décrit ce qu’elle ne connaissait pas et qui fait partie de notre quotidien aujourd’hui : le lait de coco, un avocat,… Oui, ce livre est avant tout le récit d’une jeune femme, russe d’origine, qui a vécu en France métropolitaine, puis a suivi son mari à Tahiti. Dans ce livre, elle fait le récit simple de ses découvertes, de son acclimatation, et des peurs dont elle ne s’affranchira jamais totalement (la lèpre en particulier). Elle ne dit presque rien des raisons qui l’ont amenée ici, ni de comment elle a vécu la décision du départ. Elle dit très peu de choses aussi sur sa relation avec André son mari. Son récit est centré sur le quotidien, les autochtones, ses meubles, sa nourriture, les saisons, les logements…
Ce livre est un coup de poing émotionnel.
« Amis des mots » :
Je suis depuis plusieurs années les aventures du Commissaire Dupin, parisien muté pour une raison non dévoilée en Bretagne, où il apprend progressivement les us et coutumes de la région. Il manquait à mes lectures le
Quatrième tome de la série, « Le secret des Enfants-Rouges » installe les personnages récurrents des sœurs Izner dans une évolution continue (et finalement assez rapide). Victor Legris, libraire, s’est installé avec Tasha, une peintre dont il est profondément amoureux ; sa demi-sœur Iris s’est installée avec Kenji, l’associé de Victor à la librairie ; et Joseph le commis roucoule d’amour devant Iris – et ce tome s’avère un tournant dans les liens entre ces différents personnages. Le microcosme qui gravite autour de la librairie parisienne de la rue des Saints-Pères gagne en épaisseur ; le lecteur connaît bien maintenant les personnages et leurs gentils défauts.
En tant que blogueuse, j’attache une certaine importance aux conseils d’autres lecteurs pour découvrir des auteurs ou des textes que je ne connais pas encore. « Le parfum de l’hellébore » est un livre qui, plus encore que conseillé, m’a littéralement été mis entre les mains par Laurence Labbé, elle-même auteur de plusieurs livres. Avec son enthousiasme habituel, elle