Quel pavé !
Voilà quelle a été ma première pensée devant ce livre de plus de 1200 pages. Soit le roman se lira comme une saga, soit ce sera une lecture proche de la punition.
Je n’irai pas jusqu’à dire que cette lecture a été une punition pour moi, mais elle a été indéniablement complexe, exigeante, et au final assez difficile.
Tom Hagen est reporter de guerre. Il est passionné par son métier, mais avec le temps il s’est beaucoup endurci face aux horreurs qu’il a vues. Lors d’un reportage en Afghanistan, une mauvaise évaluation d’une situation lui fait prendre des risques inconsidérés, et sa coéquipière meurt.
Des années plus tard, alors qu’il est devenu un journaliste de second niveau, il a une opportunité de révéler des scoops politiques en lien avec Israël. Mais rien ne va se passer comme prévu.
Si la géopolitique vous fait pousser des soupirs d’ennui, passez à côté de ce livre qui est un foisonnant pavé. Le conflit israëlo-palestinien y est traité à petite et grande échelle, avec des tentatives d’explications historiques d’une grande complexité. Chose rare, l’auteur le reconnaît dans ses remerciements, et évoque « une réalité toujours nouvelle, qui débouche chaque fois sur des situations embrouillées ». Combien de fois me suis-je perdue dans ce roman ? J’ai cessé de les compter. Pourtant le fil conducteur est passionnant, tant au niveau de l’histoire que de l’exercice journalistique.
Tom est un personnage complexe, une âme blessée qui porte en lui à la fois une fibre journalistique viscérale et une incapacité à être heureux.
« Voilà comment ça se passe : tu vois les choses les plus épouvantables, tu rentres chez toi et tu te dis, voilà, maintenant, c’est fini.Tu regardes un match, tu vas dîner avec ta copine […]. Tout ce foutoir ordinaire. Ce dont tu rêvais pendant que tout volait autour de toi […]Et toi, au contraire, tu te dis : Qu’est-ce que c’est que toute cette merde ? Qu’est-ce que c’est, ces foutaises, à côté de ce que j’ai vécu moi ? ».
Sur les conflits au Proche-Orient, l’auteur ne prend pas vraiment position, ou plutôt il essaie d’exposer différents points de vue, au niveau politique et au niveau des vies individuelles, ce qui contribue à faire de ce livre une chronique d’une complexité difficile à démêler.
« Que devient ma génération là-dedans ? Vous avez célébré les victoires, vous nous avez laissé la haine en héritage, et nous sommes censés nous débrouiller avec ça, maintenant ? »
Points, 1272 pages, 10,90€
Evacuons le sujet tout de suite : je n’aime pas cette mode des titres très longs, et je trouve bien réductrice la joyeuse couverture girly de ce livre.
J’ai lu cette BD pour la première fois il y a bien des années, et je me souviens qu’elle m’avait déjà bien fait rigoler. En parcourant une bibliothèque cet été, je suis tombée par hasard dessus et je l’ai relue, avec autant de plaisir que la première fois (même si je me souvenais de certaines blagues), un peu comme on revoit un film comique devenu un classique.
Esther a neuf ans (oui, passons sur cet étrange décalage avec le titre), et sur la base de son quotidien, Riad Sattouf a écrit cette BD pleine de charme.
Répondant à une interrogation de sa fille, le narrateur (un double très proche de l’auteur), promet de ne jamais mourir. Et, se posant un peu, le voilà qui s’interroge sérieusement sur l’immortalité. Commence alors un long périple dans plusieurs pays, à la découverte des recherches les plus pointues et les plus innovantes sur l’immortalité.
François, Mick et leur petite sœur Annie, forment avec leur cousine Claude et son chien Dagobert le « club des cinq ». Héros de mon enfance dans une saga de la bibliothèque rose qui a déjà quelques décennies, ces jeunes aventuriers bien élevés n’ont pas pris une ride. Quand bien même ils dorment dans des granges et s’éclairent encore avec une lampe torche et non un téléphone portable…
Cela faisait plusieurs mois que ce livre m’attendait sur une étagère, pas encore ouvert bien qu’acheté depuis mars au Salon du livre de Paris où il m’avait été conseillé sur le stand de l’éditeur Zulma pas un libraire enthousiaste.
Nic a quitté la petite ville de son enfance à l’entrée dans l’âge adulte. Elle a laissé derrière elle son père, son frère, et Tyler son amour de jeunesse. Depuis, elle a rencontré Everett, un brillant avocat qui vient de la demander en mariage.
D’accord, ce livre est très grand public. D’accord Dan Brown est un auteur qui surfe depuis bien longtemps sur le succès de son « Da Vinci code » et reprend encore ses thèmes privilégiés (les codes, la religion, un duo chercheur-joli femme…)… mais comme ça fonctionne bien, encore une fois !
Renato est gardien de la paix à la brigade des stups. Malgré son physique de colosse, il est plutôt sympathique, et surtout il est intègre. Lors d’une perquisition, il découvre dans un appartement voisin un tuerie qui a laissés morts un homme et sa femme enceinte. Bien que l’affaire ne relève pas de son périmètre, Renato ne peut rester à l’écart et décide de mener sa propre enquête.