Cette fois-ci, Agatha a tourné la page sur James Lacey. Depuis que son ancien mari a décidé de devenir moine, Agatha déprime. Elle part quelque temps sur une île paradisiaque ; mais à son retour à Carsely, c’est la grisaille qui l’attend. Alors que des inondations font d’importants dégâts, Agatha découvre le corps noyé d’une jeune femme. La mise en scène autour de cette mort intrigue Agatha ; persuadée qu’il ne s’agit pas d’un décès accidentel, elle débute une enquête. Elle doit enquêter seule, puisque ses deux précédents acolytes ont changé de vie – James est entré au monastère, et Charles vient d’épouser une Française.
Ce qui est très habile dans la série des « Agatha Raisin », c’est la capacité de l’auteur à mélanger des thèmes récurrents au fil des tomes (la vie villageoise, le caractère d’Agatha, son passé entre enfance populaire et réussite londonienne…) et en même temps à faire progresser les relations entre les personnages. Exit James, qui a tant occupé les pensées d’Agatha dans les précédents romans ; exit aussi Charles, que j’avais pourtant imaginé en remplaçant pérenne de James ; et bienvenue à John, le nouveau voisin d’Agatha, un célèbre écrivain de… romans policiers !
Le personnage d’Agatha aussi progresse : plus torturée, mêlant toujours mauvais caractère et « bon fond », elle n’a rien de la « bonne copine » mais est indiscutablement un personnage que je retrouve à chaque fois avec curiosité. Mon plaisir à lire cette série ne s’est pas tari.
Albin Michel, 14€
Ce livre est drôle.
Décidément, Agatha et James forment un bien étrange couple ! Ils se sont mariés à la fin du précédent tome de la série… et les voilà déjà au bord de la rupture ! Si Agatha n’a pas un caractère facile – les lecteurs de la série le savent bien – James est carrément odieux, machiste… et infidèle.
Le mas de Castanhal est un coin à la fois paisible et rude des Cévennes. A la tête de la châtaigneraie familiale, Lazare Pradier n’est pas connu pour être causant ; tandis que sa femme, la douce Blanche, instruit en cachette ses deux enfants Adélie et Aubin pour leur donner les meilleures chances dans la vie.
A Deuil-l’Alouette, en banlieue parisienne, Elisabeth s’active pour organiser une « fête de printemps », une grande réception où elle a convié famille, amis, voisins. La soirée se passe bien, faite de mondanités et d’échanges divers. Chacun rentre chez soi. On croit la soirée terminée. Mais Jean-Lino, le voisin du dessus, qui a participé à la fête, revient sonner en pleine nuit : il a tué sa femme.
Une femme est morte près d’un fleuve. Alors que plusieurs personnes passent près d’elle, aucune ne se décide à appeler la police. Se mêler d’un meurtre ? Cela génère du stress, c’est mauvais pour les rides, ou c’est prendre le risque que la police s’intéresse à un petit trafic de stupéfiant… Ou bien…ou bien… Chacun a une bonne excuse pour ne pas s’en mêler et pour laisser à d’autres le soin de prévenir la police.
Je suis une inconditionnelle de la série de romans policiers « Agatha Raisin ». Je surveille avec assiduité la sortie de chaque nouveau tome. Après avoir rempli mon panier de livres avec les derniers tomes traduits en français, j’ai choisi de prendre également le premier tome d’une autre série qui se veut aussi être du style « cosy mystery ».
Le titre, d’abord, vous interpelle sans doute. Et comme moi, vous vous demandez ce qu’il peut bien vouloir signifier. Alors commençons par une petite leçon linguistique, puisque de toute façon l’auteur elle-même le fait dès le début du livre. Un prénom « épicène » est un prénom qui ne permet pas de déterminer le genre de celui (ou celle!) qui le porte. Comme Claude, ou Dominique, les prénoms de ces deux personnages dont nous suivons ici la vie, depuis leur toute première rencontre.
Il y a des héros de roman que l’on adore détester… et ceux que, vraiment, même après avoir fini, on n’a pas envie d’aimer. Il faut dire que, dans « Hôtel du Grand cerf », le policier qui mène l’enquête accumule les raisons de se faire détester. Proche de la retraite, n’ayant rien à prouver et pas envie de faire le moindre effort, il est aussi désagréable que vulgaire.
J’ai rejoint avec grand plaisir l’équipe de la #TeamThriller du Cherche-Midi, et le premier roman de la sélection est ce livre au titre inquiétant : « Rituels ». La quatrième de couverture plante le décor et fait frissonner le lecteur par avance : « Vous avez aimé le Silence des agneaux ? Vous allez adorer Rituels. ». Gloups.