Ni biographie, ni roman, ce livre est un peu les deux à la fois. C’est l’histoire (vraie) de Robert de La Rochefoucauld, descendant de François de La Rochefoucauld, le célèbre auteur des « Maximes ».
En 1940, il s’engage dans la Résistance et accomplit avec un immense courage de nombreux actes risqués, dont il se sort presque miraculeusement à chaque fois.
Son histoire personnelle, celle d’un héros, est aussi l’histoire d’un pays en guerre : le château familial est réquisitionné par les Allemands, on écoute De Gaulle en cachette. Robert rencontre d’ailleurs De Gaulle à Londres, mais préfère rejoindre le SOE, le Special Operations Executive de Churchill.
Tour à tour roman historique, roman d’aventures, à la fois plein de rebondissements et parsemé de passages douloureux comme les scènes de torture, le livre bouscule. Le sujet est traité avec réalisme, sans pathos, sans caricature, avec le sérieux nécessaire. J’ai pensé à l’excellente série télévisée « Un village français », par le traitement du sujet, mêlant les grands événements historiques et le quotidien d’un jeune homme dans la guerre.
Personnage courageux, héros qui s’ignore, il finira par reconnaître que la chance lui a aussi sauvé la mise à bien des reprises.
A noter, des citations de Jorge Semprun, belles et violentes : « Et sans doute l’être du résistant torturé devient-il un être-pour-la-mort, mais c’est aussi un être ouvert au monde, projeté vers les autres : un être-avec, dont la mort, éventuelle, probable, nourrit la vie. »
Cherche Midi, 400 pages, 21€
«
Je n’aurais pas imaginé que ce livre, si éloigné de mes lectures habituelles, m’intéresse autant. « Le Soldat » : d’emblée le titre place le lecteur sur le terrain de l’armée, de la guerre. Ecrit par un collectif de militaires, de professeurs, de spécialistes de la question militaire, c’est un livre que j’ai eu envie de découvrir car le « soldat », aujourd’hui, ce n’est plus seulement le militaire envoyé dans un lointain pays pour faire la guerre ; c’est aussi ces hommes et ces femmes que nous croisons maintenant tous les jours dans la rue.
Il y a plusieurs mois, j’ai commencé la lecture des « Agatha Raisin », des romans policiers à enquête écrits par une anglaise dans les années 1980. Mais voilà : après avoir lu les six
Ce roman est mon gros coup de coeur de cette fin d’année !
Les livres de Laurence Labbé font toujours la part belle aux personnages, qu’ils soient drôles ou fragiles. C’est sa marque de fabrique, son style, et après plusieurs livres lus je commence à me dire que je réussirais peut-être à reconnaître un texte de Laurence Labbé parmi des dizaines.