Parmi mes belles découvertes littéraires des dernières semaines, se trouve Firmin Le Bourhis. Je l’ai rencontré au Salon du livre de Paris en mars dernier. Contrairement à certains auteurs qui se cachent derrière leur table, lui n’est pas du genre timide, et interpelle les lecteurs qui flânent à proximité de son stand breton. Il est fier de montrer son impressionnante œuvre, déjà une trentaine de livres écrits depuis qu’il a pris sa retraite il y a quinze ans.
Je feuillette avec curiosité et plaisir ses ouvrages, pendant que Firmin Le Bourhis m’explique, avec une lueur dans les yeux, avoir été classé devant Patricia Cornwell dans les meilleures ventes de polars.
C’est ainsi que j’ai rencontré cet auteur, et que j’ai commencé la lecture de l’un de ses polars, « Concarneau affaire classée », qui se déroule dans la ville où réside l’auteur.
Phil et François sont enquêteurs, et rouvrent un dossier classé. Ils ont été sollicités par une grand-mère persuadée que Arnaud, son petit-fils, est emprisonné par erreur.
Et si cette grand-mère avait raison, et qu’un innocent dormait en prison depuis plus de vingt ans ? Arnaud a été condamné pour le meurtre d’une infirmière, retrouvée morte dans l’ancien blockhaus qu’il avait l’habitude de squatter. Lire la suite
Oubliez la couverture de bord de mer, qui n’illustre pas grand-chose de l’histoire.
1895. Coureur de jupons notoire, le jeune vicomte Gonzague mène une vie de plaisirs, sans contrainte et sans inquiétude quant à l’avenir. Si sa sœur ne supporte pas sa vie dissolue, sa mère ferme les yeux sur les frasques de son fils chéri.
Je ne connaissais pas Erri de Luca, et j’ai choisi de lire ce court livre publié chez Folio dans la collection « le forum » pour l’extrait repris sur la couverture – et qui d’ailleurs prend plus de place que le titre lui même : « J’accepte volontiers une condamnation pénale, mais pas une réduction de vocabulaire ». Erri de Luca a écrit ce texte pour justifier des propos qu’il a tenus et qui, selon lui, ont mal été interprétés, et lui ont valu des poursuites judiciaires.
En ce jour d’élection présidentielle, chroniquer un roman qui s’intitule « Les duellistes » pourrait vite se transformer en chronique politique. C’est bien loin d’être le cas, car ce roman se déroule à une toute autre époque, en l’occurrence le XVIIème siècle.
Les premiers paragraphes de « Charlotte » surprennent : phrases très courtes, retour à la ligne à chaque phrase. Visuellement, c’est un poème, même si la lecture du texte prouve que ce n’en est pas un. J’interromps ma lecture, feuillette le reste du livre : tout le roman est écrit sous cette forme. Je me demande pourquoi Foenkinos a fait ce choix qui risque de gêner la lecture de son texte. Il faut attendre plusieurs dizaines de pages pour comprendre que ce n’est pas un effet de style, mais la retranscription de ce que l’auteur ressent lorsqu’il pense à la vie de Charlotte Salomon.
Le narrateur, orphelin, grandit dans un village perdu au fond des montages pyrénéennes. Recueilli par Mémé, il est un enfant intelligent et travailleur. Mais certaines pulsions, entretenues par son diabolique frère Jeff, le poussent à des actes de cruauté. Le roman, d’ailleurs, commence par une extermination en règle de 143 limaces en un jour, brûlées pour avoir mangé les lentilles du potager de Mémé.
Il ne vous aura pas échappé que, depuis plusieurs années, la mode dans l’édition est aux titres (trop) longs. « Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse » n’échappe pas à cette règle, mais heureusement c’est le seul gros défaut de ce livre.
Campagne électorale oblige, mon œil citoyen a été attiré par ce roman au titre et au résumé surprenants : « Le dernier chômeur ». Dans un futur que l’on imagine proche, les politiques ont enfin vaincu ce fléau de notre époque professionnelle. Le chômage a enfin disparu. Si je parodiais « Astérix », je pourrais dire « Tous les chômeurs ont disparu. Tous ? Non. Car un irréductible gaulois résiste encore et toujours… »