Roman

«Rosa candida» de Audur Ava Olafsdottir

LaSolutionEsquimauAWCela faisait plusieurs mois que ce livre m’attendait sur une étagère, pas encore ouvert bien qu’acheté depuis mars au Salon du livre de Paris où il m’avait été conseillé sur le stand de l’éditeur Zulma pas un libraire enthousiaste.

Il fait partie de ces livres difficiles à résumer, ou plutôt, dont le résumé sera forcément réducteur. Non pas que l’histoire soit complexe ; mais elle est une poésie du quotidien.

Le narrateur a perdu sa mère dans un accident de voiture, et vit désormais dans le logis familial avec son père et son frère jumeau handicapé. De sa mère, il a hérité d’une passion pour les plantes, et plus particulièrement pour les roses. Il possède d’ailleurs une variété assez rare, qu’il part installer dans le jardin isolé d’un monastère.

Sorte de voyage initiatique plein de douceur, ce trajet jusqu’au monastère, et les semaines qui suivent, donnent l’occasion au narrateur de réfléchir à sa vie. Et l’on découvrira progressivement qu’il est le père d’une petite fille, et qu’il entretient avec la mère de celle-ci une étrange relation.

Rassurez-vous, je ne vous ai rien dévoilé de trop sur ce splendide roman plein de charme, où les interrogations d’un jeune homme, père, fils, frère, sur sa vie sont autant de fleurs d’espoir.

Chose assez rare, je lisais ce roman dans un lieu public et une dame m’a interpellée juste pour me dire : « C’est bien, hein ? Je l’ai lu ! » avec un sourire de connivence comme seuls peuvent en avoir deux lecteurs autour d’un texte plein de grâce.

Pour moi qui ai habituellement moins d’attirance pour la littérature étrangère que pour la littérature française, je dois souligner que les Editions Zulma ont le don de dénicher des textes étrangers qui me font changer d’avis.

S 3-3Zulma, 288 pages, 8,95€