Cosy mystery·Policier

« Ils étaient dix » de Agatha Christie

ils étaient dixIl y a des textes dont on se souvient pendant très longtemps, parfois pour le style, parfois pour l’auteur, parfois aussi parce que l’on se souvient du moment de notre vie où on les a découverts. C’est le cas pour « Ils étaient dix » – qui s’appelait à l’époque « Les dix petits nègres ». Ce qui est amusant, c’est que j’ai découvert ce texte alors que j’étais collégienne et que je participais à un « club de lecture » qui consistait à lire à plusieurs, et à l’oral, un roman choisi par l’un d’entre nous. C’est donc dans dans une version orale que j’ai découvert ce texte incontournable de Agatha Christie, et c’est en version audio que je l’ai redécouvert ces jours-ci. Coïncidence ?

Je me souvenais (dans les grandes lignes) de l’histoire et surtout du dénouement, mais cela n’a rien enlevé au plaisir de redécouvrir ce texte culte en version audio.

Dès les premières secondes, le décor est planté et l’ambiance est donnée par une musique assez angoissante. C’est bien trouvé !

Quant à l’histoire, vous la connaissez sûrement déjà : dix personnes, qui ne se connaissent pas, ont été invitées sur l’Ile du Soldat. Elles ne savent pas exactement d’où provient l’invitation, mais comme les journaux ont beaucoup fantasmé sur le nouveau propriétaire de l’Ile (une star, un milliardaire…), leur curiosité a été plus forte. Les voilà donc, dix personnes qui ne savent rien des autres, à devoir passer quelques jours ensemble. Mais leur séjour va prendre une tournure dramatique : quelqu’un projette de les tuer, l’un après l’autre. Pourquoi ? Et comment ? Qui est cette mystérieuse personne qui joue avec leurs angoisses et leur culpabilité ?

Féodor Atkine réussit l’exploit d’interpréter chacun des dix personnages en nuançant sa voix pour donner une identité propre à chacun – même si la voix de Véra Clayton est un peu étonnante. La musique joue très bien son rôle, rythmant les chapitres sans être trop présente, ajoutant la juste dose inquiétante dans l’écoute.

Une belle redécouverte.

S 3-3Audiolib, durée d’écoute 7h02, lu par Féodor Atkine, 19€