Roman

«Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » de Virginie Grimaldi

parfumEvacuons le sujet tout de suite : je n’aime pas cette mode des titres très longs, et je trouve bien réductrice la joyeuse couverture girly de ce livre.

Mais j’ai adoré le reste.

Deuxième livre de Virginie Grimaldi que je lis après « Tu comprendras quand tu seras plus grande » (que j’avais déjà bien aimé), « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » est encore plus profond, plus intime, plus émouvant. C’est un très bon livre, qui m’a étonnée. Je ne m’attendais pas à être autant touchée.

Pauline est mariée à Ben, et mère d’un petit Jules. Lorsque son mari la quitte, elle est loin d’être prête à renoncer à la vie avec lui. D’une histoire ordinaire, qui arrive tous les jours, Virginie Grimaldi tire un roman sensible et vrai. Tout sonne juste dans son texte, chaque détail drôle ou triste est choisi intelligemment et fera sans doute écho dans les souvenirs des lecteurs, comme dans les miens à maintes reprises.

Se remémorant des souvenirs de leur vie à deux, Pauline espère faire revenir Ben. Toute la question est là : reviendra ? reviendra pas ? Mais Virginie Grimaldi a bien d’autres cordes (sensibles) à son arc, et truffe son récit de rebondissements et revirements de situations. Comme dans la vie.

Le dernier tiers du livre s’oriente vers un registre plus grave, qui m’a bouleversée ; je n’ai pas pu retenir mes larmes.

Au-delà de l’émotion, Virginie Grimaldi est une auteur qui s’impose comme une grande, et je râle un peu de voir ses livres dans les rayons « chick litt » ou « feel good » des librairies. Elle joue sur un autre terrain, et si je peux vous donner un conseil : suivez cette auteur !

S 3-3Audiolib, 7h16 d’écoute, 21,90€

Roman

« Tu comprendras quand tu seras plus grande » de Virginie Grimaldi

tu comprendrasOubliez la couverture de bord de mer, qui n’illustre pas grand-chose de l’histoire.

Oubliez aussi le titre à rallonge – c’est la mode, décidément, mais nous n’y pouvons rien.

Voilà, nous pouvons maintenant parler de l’essentiel, c’est-à-dire du contenu de ce roman. Car, je le dis tout de suite, c’est un bon roman. Certes il s’adresse plutôt à un public en quête de bons sentiments et de happy end, mais les cinq cents pages sont réussies et ne manquent pas de contenu.

Julia est une jeune femme cabossée par la vie. La perte de son père, la rupture avec son petit ami, ont fini par épuiser son énergie. Pourtant Julia est psychologue : d’habitude c’est elle qui vient au secours de ceux qui sombrent. Mais là, elle doit bien l’avouer : Julia ne va pas bien. Lire la suite