
« Bernie Leibovitz » : le titre m’a interpelée, car Leibovitz est évidemment un nom célèbre de la photographie. Mais Bernie n’a rien à voir avec Annie. Lui, c’est un personnage de fiction, parisien, trentenaire, déprimé de ne plus trouver de sens à sa vie et à son travail.
Sa dépression a commencé par un mois d’enfermement chez lui, à regarder des films et à penser au Japon, le pays qui le passionne. Puis il a franchi le cap, il est parti pour de vrai en voyage dans le pays dont il rêve depuis ses sept ans.
Là on on pourrait faire un lien entre les deux Leibovitz, c’est que son récit (celui que nous lisons) est ponctué d’une trentaine de photos (prises par l’auteur mais censées être prises par le narrateur). Ces photos en noir et blanc sont très réussies, instants saisis sur le vif, portraits volés de Japonais dans le métro, dans la rue… J’ai d’ailleurs parfois été plus sensible à ce qui était exprimé au travers des photos que dans le texte lui-même qui, une fois le contexte établi et le personnage bien situé, se révèle finalement être un récit de voyage assez classique. La bonne idée du récit est vraiment de combiner texte et photos, et ce parti pris mérite à lui seul la lecture de ce livre.

Les Belles lettres, 160 pages, 23€ (service de presse)










