
Vous avez aimé « Ils étaient dix » ? Vous allez aimer « Une histoire qui finit mal », car on y retrouve plein de clins d’oeil au roman de la grande Agatha Christie.
Six auteurs sont conviés à séjourner trois jours sur une île écossaise. Le propriétaire de l’île est un auteur célèbre, qui vient de mourir en laissant son ultime manuscrit inachevé. Son éditrice a donc eu l’idée de lancer un concours ouvert à six auteurs. Celui qui inventera la meilleure fin au roman inachevé sera récompensé d’un contrat d’édition en or.
J’ai adoré l’ambiance du roman, cette île mystérieuse qui accueille pendant quelques jours des écrivains concurrents. Chacun d’eux a sa spécialité (le thriller, le roman d’horreur, le young adult,…). Le texte est bien construit et donc on ne confond jamais les personnages, chacun ayant sa personnalité bien définie. Les premiers chapitres défilent et la tension monte. Evidemment je m’attendais à ce qu’un événement vienne bousculer ces journées trop prévisibles. Il y a plusieurs rebondissements, et je n’avais pas deviné la fin de l’histoire, qui est crédible.
Le tout forme un roman très efficace et plaisant à lire, jusqu’aux derniers chapitres qui clôturent proprement l’intrigue.
Quant au livre en tant qu’objet, je suis bien obligée de reconnaître que je l’ai d’abord acheté (au Festival du livre de Paris) pour le superbe jaspage qui a été choisi pour le premier tirage.

Verso, 512 pages, 21,90€





