
Parfois le choix d’un livre se fait d’abord sur la confiance que l’on accorde à un éditeur pour nous proposer des récits qui sortent des sentiers battus. Depuis que j’ai découvert l’an dernier les éditions Mnemos, j’aime aller faire un tour sur leur stand au Festival du livre de Paris. Je suis sûre d’y trouver une petite pépite. Et tant pis si le livre m’attend ensuite pendant quelques mois dans ma jolie boîte à livres, je sais qu’il est là et qu’il trouvera le bon moment pour être lu.
Cette année, j’avais choisi « Le derniers fils des dieux ». Mais qui sont ces nouveaux dieux capables de mettre notre société sens dessus dessous ? On pourrait croire que ce sont quelques chefs d’industries, quelques magnats de la finance, spéculateurs… Mais c’est encore pire : ce sont leurs fils, héritiers d’empires qu’ils n’ont pas construits mais qui jouissent sans scrupules des avantages que leur apporte la fortune de leurs pères. Ils dépensent, achètent des choses et des gens, et n’ont jamais assez d’excès pour combler leurs vies.
Sauf que l’un d’eux, un jour, est kidnappé et enfermé dans une cave sans eau ni nourriture, à la merci d’un tortionnaire dont il ne comprend pas les motivations – l’homme ne réclame pas d’argent, rien. Alors le jeune riche va devoir comprendre quels autres ressorts que l’argent pourraient l’aider à sortir de cet enfer.
Avec une écriture très vive, mordante, enragée même, l’auteur nous livre le témoignage de ce sale gosse qui a tout eu, trop vite, trop facilement, et qui doit se remettre en cause pour survivre. Le texte est très rythmé, sans temps mort, avec quelques phrases bien piquantes. C’est vif et intelligent, jusqu’aux dernières pages.

Mnemos, 224 pages, 18€










