Souvenez-vous : dans le premier tome de « Morts en débit », nous avions fait la connaissance de plusieurs personnages hauts en couleurs, ne partageant pas les mêmes convictions mais marquant chacun à leur manière leur volonté d défendre leurs idées. Il y avait d’abord Roger Miremont, nationaliste, prêt à tout pour se faire bien voir de son parti, et follement épris de Suzanne qui lui préfère pourtant le chef du mouvement. Et puis, de l’autre côté, il y a l’inspecteur Fradin, qui n’a de cesse de poursuivre les perturbateurs. On les retrouve là où on les a laissés, et j’ai apprécié qu’il n’y ait pas d’ellipse narrative entre les deux tomes, pour qu’il n’y ait pas de discontinuité dans leurs parcours.
Miremont vient de mettre le feu à l’hôtel de ville de Nice, et a grièvement blessé Fradin avant de s’enfuir. Pour l’un, ce sera donc l’exil pour échapper à la police et à la justice.
J’ai retrouvé dans ce deuxième tome toutes les qualités du premier, un grand sens historique, révélateur de l’intérêt que porte l’auteur à la grande Histoire – et à ceux qui la font. Les personnages sont forts, engagés, et le livre regorge de références aux régions que l’auteur met à l’honneur – par des anecdotes, des recettes culinaires, etc.
Le lecteur parcourt un bout de l’Histoire de France (et de pays voisins) à travers le parcours de personnages truculents, qui portent en eux les splendeurs et les misères de leur époque.
L’écriture est toujours vive, érudite et précise, et les dialogues dynamiques. Ce deuxième tome m’a totalement convaincue, et puisque l’auteur annonce une trilogie, je serai au rendez-vous du prochain opus !
Autoédition, 384 pages, 18,99€ en version brochée, 7€ en format Kindle
L’auteure de ce livre a acheté un jour sur internet un lot de photographies familiales. Romancière et journaliste, elle se lance deux défis : d’abord, écrire un roman dont les personnages seront inspirés des photos, de ces « gens dans l’enveloppe » qu’elle a reçue par la Poste ; ensuite, se lancer dans une enquête sur les traces de cette famille.
L’Association pour l’autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA) collecte et conserve toutes sortes d’écrits personnels (journaux intimes, correspondances etc). C’est dans ses locaux, à Ambérieu-en-Bugey, que l’auteure a consulté, rassemblé, coordonné et commenté les récits de huit agriculteurs. Chacun, à travers son histoire familiale et personnelle, raconte un pan de la transformation de l’agriculture qui s’est opérée en France depuis plus d’un siècle. Les textes sont assez courts (les passages ont été sélectionnés), mais condensent l’essentiel des messages que chacun veut porter : sa vision de la principale transformation qui a eu un impact sur l’exploitation familiale, ses envies et ses renoncements face à une agriculture qui évolue à toute vitesse, les paradoxes du monde agricole.
J’ai un goût prononcé pour les « cosy mysteries », ces romans à enquête qui ont été remis à la mode avec la déferlante « Agatha Raisin ». Plusieurs séries que j’ai lues ont la particularité de combiner enquête et contexte culinaire : bien sûr il y a les « Enquêtes de Hannah Swensen » (déjà 10 tomes publiés en France) mais aussi « Les thés meurtriers d’Oxford » (je n’ai lu que les deux premiers).
On choisit parfois un livre sur le seul nom de son auteur. Et parfois, on choisit un livre audio sur le nom de son lecteur – en l’occurrence ici, une lectrice, l’excellente Rachel Arditi, que j’avais déjà entendue dans «
J’aime bien quand les
J’ai déjà eu l’occasion de lire des romans ou des témoignages sur le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle, mais assurément aucun ne ressemblait au pèlerinage façon Björn Diemel ! Si vous avez suivi les deux premiers tomes de cette série au nom étrange de « Meurtres zen », vous savez déjà que Björn, avocat de mafieux et autres trafiquants, est devenu lui-même à la tête d’une organisation basée sur le meurtre et l’élimination de toutes sortes « d’obstacles ».
Shakespeare comme vous ne l’avez jamais lu !
Cette fois-ci semble la bonne : le mariage de Georgie et de Darcy est pour bientôt. Le couple va devoir trouver son petit nid d’amour – ce qui s’avère plus compliqué que prévu. Grâce à la proposition (miraculeuse) d’un ancien amant de sa mère dont elle héritera, Georgie est invitée à loger au château de Eynsleigh.