La lecture de la série des « Bennett » est un souvenir d’enfance et fait partie de mes madeleines de Proust littéraires, au même titre que « Le Club des cinq » ou, un peu plus tard, de mon premier Agatha Christie, déniché par hasard un après-midi d’ennui.
J’ai longtemps cherché à relire les « Bennett », édités à l’époque dans la « Bibliothèque verte » ; mais si la « Bibliothèque rose » publie encore « Le club des cinq » ou « Fantômette », le petit Bennett a disparu de la collection verte. J’ai fini par découvrir que Le Livre de poche jeunesse a réédité les deux premiers titres de la série il y a quelques années (merci à eux !!).
Ainsi me voilà relisant l’histoire de Bennett et de son ami Mortimer, tous deux pensionnaires d’un collège anglais du milieu du vingtième siècle. Les deux garçons, pas méchants pour deux sous, ont la fâcheuse habitude de se mettre dans des situations (gentiment) délicates. Et par leur incapacité à expliquer leurs erreurs, ils enveniment toujours les situations.
Bien sûr si vous avez plus de quatorze ans et que vous ne les aviez pas lus dans votre jeunesse, il n’est plus vraiment temps de les lire (enfin, après tout, si ça vous chante, c’est une gentille lecture réconfortante). En revanche, je ne peux que vous encourager à les faire découvrir aux jeunes lecteurs de votre entourage, garçons ou filles. Ils y découvriront le charme désuet de ces textes où les enfants guettaient un mandat pour toucher leur argent de poche, et où les directeurs d’école ne savaient pas taper à la machine…
Le livre de poche jeunesse, 5,90€
« D’art d’art, c’est l’histoire d’une œuvre d’art » est une émission de télévision diffusée sur France 2 depuis bientôt 15 ans. Le concept est à la fois simple et génial : décrypter en 90 secondes une œuvre d’art célèbre, pour la rendre accessible au plus grand nombre.
Ce livre-disque de comptines est mon coup de cœur jeunesse de cet automne ! Composé d’un livre, d’un CD, et d’un code pour télécharger la version mp3, c’est un ouvrage que je vous recommande.
Le point de départ de cet ouvrage est particulièrement original : la plasticienne Maria Jalibert a choisi d’illustrer l’alphabet grâce à des petits jouets en plastique. Mais surtout, le défi (réussi !) est de l’avoir fait avec humour. Les objets ne servent pas seulement d’illustrations pour découvrir les lettres et les sons : ils se répondent entre eux, et c’est ainsi qu’un squelette se retrouve muni d’un sèche-cheveux, ou encore une marmotte sur une moto…
Voilà un roman jeunesse comme je les aime : intelligent et plein d’humour. Ventrerond est un ogre qui a choisi de s’éloigner de son milieu d’origine pour vivre comme un humain. Il faut dire que, contrairement à ses congénères, cet ogre-là n’aime pas la chair humaine… Il s’est installé à Paris et, si ses voisins le regardent encore avec méfiance, il a néanmoins tissé des liens d’amitié avec l’épicier de son quartier.
L’histoire :