Lire une histoire de pandémie a pris une autre dimension depuis deux ans, et une résonance particulière.
Dans ce roman, ce sont des oiseaux qui ont apporté une maladie qui a décimé toute une partie de l’humanité. Une famille a fui dans les montagnes ; deux petites filles grandissent dans une bulle hors du temps. L’une d’elle a connu le « monde d’avant », tandis que la seconde ignore tout de ce qu’est une voiture ou même une peluche pour enfant. Les parents ont développé des trésors d’ingéniosité, de récup’ et d’imagination. Le père élève ses filles dans la peur des oiseaux ; la mère a développé une nostalgie proche de la folie.
Ce court roman contient tout un univers, celui d’une petite sauvageonne et de sa sœur, élevées pour la survie et dans une peur farouche de tous les volatiles – j’ai pensé au « Pigeon » de Patrick Süskind.
L’écriture prend aux tripes, émeut, fait frisonner. C’est un texte très fort, publié initialement dans l’excellente maison d’édition « Le Sonneur » et qui est maintenant disponible en poche (chez Folio).
C’est un texte marquant, plus abordable qu’ « Une immense sensation de calme », où l’on retrouve toute la force de l’écriture de Laurine Roux.
Folio, 144 pages, 7€
J’ai lu récemment un excellent roman psychologique, «
Si vous pensiez qu’internet avait aboli en partie les frontières, c’est bien peu de chose par rapport à ce que Michel Bussi imagine pour 2097. Les frontières ont vraiment disparu depuis que les humains sont capables de se téléporter. En une fraction de seconde, ils peuvent se déplacer au bout du monde.
Dans la catégorie des thrillers psychologiques, « Mrs March » est un très bon cru.
Chine, de nos jours.
C’est un gros pavé, près de 600 pages cachées sous une couverture rouge foncé qui met en lumière les détails d’un tableau. Du Caravage, je ne connaissais pas grand-chose, j’ai vu certains de ses tableaux mais il n’appartient pas aux courants artistiques auxquels je suis le plus sensible. Et pourtant, ce roman historique, inspiré de la vie du peintre mais avec une bonne dose de romanesque, m’a totalement conquise.
J’ai mis du temps à écrire cette chronique, car j’étais assez partagée par ce roman, et un peu gênée comme si je devais chroniquer un livre d’une amie – ce qui n’est pas le cas, je ne connais pas du tout l’auteure, mais j’ai une tendresse particulière pour la sincérité qu’elle met dans ses livres.
Il y a quelques jours, je vous parlais d’un roman de Noël qui m’avait beaucoup déçue. Ce n’est pas le cas de celui-ci, bien au contraire ! J’ai passé un très bon moment de lecture !
Les romans de Noël, c’est un peu comme les bûches à la crème au beurre : soit la crème est légère et gourmande et on se régale, soit c’est une crème bas de gamme, limite tranchée, sucrée et écoeurante.
La saison des romans de Noël bat son plein ! J’ai une tendresse particulière pour ces lectures saisonnières, légères comme de la guimauve, sucrées à souhait, réconfortantes comme le chocolat chaud que l’on boit avec.