Parfois je choisis de lire un livre juste pour son auteur, sans même lire le résumé. C’est clairement comme ça que j’ai choisi ce livre – je garde un bon souvenir de mes précédentes lectures de romans de Joël Dicker. Et je dois dire que ce n’est pas la quatrième de couverture qui m’aurait encouragée : au contraire, le récit du SOE créé par Churchill me semblait éloigné de ce que j’avais envie de lire à ce moment-là. Comme quoi, parfois, ce qui est censé vendre un livre ne lui rend pas forcément service !
Mais peu importe, puisqu’au final je l’ai lu, et j’ai trouvé que c’était un très bon livre, où les personnages sont beaux et attachants, courageux et faibles parfois, humains quoi. C’est d’ailleurs l’un des mots qui revient le plus dans ce livre : l’humain, les Hommes avec un grand H.
Paul-Emile, dit Pal, abandonne son père du jour au lendemain. Il part faire la guerre, engagé un peu malgré lui dans une section des services secrets britanniques. Là-bas, il va y rencontrer un groupe très hétérogène (Cul-Cul le curé, Gros le gentil, la belle Laura dont ils tombent tous un peu amoureux…), auprès de qui il va apprendre à combattre. Et toujours reviendra dans son esprit le souvenir de son père qu’il a laissé derrière lui (le personnage du père est particulièrement attachant).
Très beau roman sur l’amour filial et l’amitié, le sens des responsabilités, le nécessaire affranchissement des fils vis-à-vis de leur père. C’est beau, sensible (mais sans sensiblerie), et pour un premier roman, quelle réussite !
Ed de Fallois (poche), 456 pages, 8,20€
Je suis très friande de sagas familiales, et j’avais hâte de démarrer la lecture de « La huitième vie ». Le fil rouge du roman est de retracer l’histoire d’une famille, à travers ses figures féminines emblématiques au fil des générations. L’histoire est racontée par une femme qui vit de nos jours et veut transmettre cette histoire familiale à sa nièce.
J’adore les romans de Pierre Lemaitre. J’ai découvert cet auteur avec ses polars, bien avant son prix Goncourt pour « Au revoir là-haut ». Depuis « Couleurs de l’incendie », roman qui m’avait subjuguée, je dis souvent que c’est mon auteur préféré.
Je garde un souvenir très fort de l’écoute de «
Le titre un peu long et un peu mièvre aurait pu me faire hésiter à ouvrir ce livre, et j’aurais eu bien tort car je serais passée à côté d’un texte émouvant et bien écrit. Je connais Baptiste Beaulieu à travers ses publications engagées sur les réseaux sociaux, et sa complicité avec Virginie Grimaldi, auteure dont je vous parle souvent sur ce blog, mais c’est son premier livre que je lis.
On connaît bien sûr Olivia Ruiz comme chanteuse, et ce premier roman est l’occasion (et la bonne surprise) de lui découvrir aussi des talents d’écrivain.
Le pitch de ce roman m’avait tapé dans l’œil : imaginez qu’un homme doive résoudre une enquête avec pour seul outil son intuition.
Il y a plusieurs années, j’avais essayé de « lire Proust », un peu comme un passage obligé dans ma vie de lectrice. J’avais consciencieusement commencé « A la recherche du temps perdu » par le premier tome… et je n’en ai jamais lu d’autre, perdue dans des phrases complexes et un récit qui m’avait plutôt ennuyée.
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas découvert de texte de Philippe Claudel. J’avais presque oublié à quel point son écriture aux mots ciselés forme de la belle ouvrage, et la version audio permet de profiter encore mieux du texte.
C’est en écoutant une interview où Michel Bussi citait Patrick Cauvin que j’ai eu envie de relire un roman de cet auteur dont j’ai dévoré bon nombre de romans pendant mon adolescence. Dans ma bibliothèque, j’ai retrouvé « Haute-Pierre », et comme je ne me souvenais pas de l’histoire, j’ai pris plaisir à le redécouvrir.