La collection « Grands détectives » de 10/18 ne me déçoit jamais, j’y ai déjà lu avec délice les aventures de Nicolas Le Floch, de Miss Silver, de Victor Legris… Et la liste s’allonge désormais avec Lizzie Martin.
1864. A 29 ans, Lizzie se retrouve orpheline après le décès de son père. Après une jeunesse passée près des mines de charbon, où son père officiait comme médecin, Lizzie doit rejoindre Londres. Elle y a trouvé une place de dame de compagnie auprès de Tante Parry, la veuve de son parrain.
Mais à peine arrivée à Londres, Lizzie assiste à une scène qui aurait fait frémir toute autre jeune femme : un corps a été retrouvé dans un immeuble en cours de démolition, à l’emplacement de la future gare de St Pancras. Or elle découvre que le corps retrouvé est celui de l’ancienne dame de compagnie de Tante Parry ! Une enquête est ouverte, menée par le jeune inspecteur Ben Ross, qui a connu Lizzie dans son enfance.
La mise en place de l’intrigue est un peu longue, mais j’ai adoré l’ambiance de cette Angleterre victorienne, entre souvenirs de la mine et vie londonienne (ah, la bibliothèque de Tante Parry!). L’enquête est simple mais bien menée, et le personnage de Lizzie assez intéressant – elle est plutôt moderne, simple et pas mijaurée pour un sou. On comprend progressivement que, si Lizzie est la principale héroïne de cette intrigue, son chemin devrait croiser à nouveau celui de Ben Ross dans les prochaines enquêtes – et puisque j’ai acheté un livre dans un format qui regroupe les deux premières enquêtes, je lirai forcément la deuxième.
10/18, 14,90€ pour le volume regroupant les 2 premiers tomes de la série
Alors que le tome précédent avait fait voyager Lady Georgiana vers la froide Transylvanie, cette fois-ci la jeune femme, membre de la famille royale, quitte Londres pour le soleil de la Côte d’Azur. Dans le Train bleu qui la mène à Nice, elle fait la connaissance de Coco Chanel qui, séduite par cette jeune anglaise, décide d’en faire l’égérie de son prochain défilé de mode. Un comble pour Georgie qui n’a pas un penny pour s’acheter une nouvelle robe !
Quittons pour une fois l’Angleterre où vit Laday Georgiana. En effet, la reine l’a chargée de représenter la famille royale au mariage de la princesse de Roumanie, avec laquelle Georgiana est allée à l’école.
Je gardais un souvenir mitigé de la lecture des deux premiers tomes de la série « Son espionne royale… » mais j’ai persévéré ! Il se trouve que je regarde en ce moment la série « The Crown » sur la reine Elisabeth II et, ô hasard, elle apparaît justement dans ce troisième tome – elle n’est encore qu’une petite fille, son père n’est que le second fils du couple régnant, et rien ne la prédispose donc directement à devenir la future reine d’Angleterre. Bref, cela m’a amusée de retrouver des personnages (le Prince de Galles et sa maîtresse Wallis Simpson notamment) que je venais de voir dans la série.
Ne vous fiez pas à la couverture, Noël ne sera qu’un prétexte pour donner un contexte au début de l’histoire, mais contrairement au « hors collection » « Le Noël d’Agatha », l’intrigue s’éloigne vite des festivités de décembre.
Ce qui devait arriver, arriva : après avoir divorcé d’Agatha, puis cherché sa voie dans un monastère, James Lacey a décidé de se remarier. Cette fois-ci, l’heureuse élue est une toute jeune femme, dont le physique est aussi avantageux que l’intelligence inexistante. Que peut bien lui trouver James, lui le féru d’Histoire qui reprochait à Agatha de ne pas assez s’intéresser à ses recherches ?
Agatha est une ancienne pro de la communication. Alors quand son amie Mrs Bloxby lui demande de faire la promotion d’une kermesse pour augmenter la fréquentation de celle-ci, Agatha ne peut refuser. Son engagement n’est pas totalement désintéressé : à côté du pasteur et de sa femme, un certain George aux yeux verts est loin de laisser Agatha indifférente !
Le fameux douzième coup de minuit est évidemment très romanesque. Tant pis si l’ambiance est un peu galvaudée, j’ai une fois de plus apprécié cette enquête de Miss Silver.
Situer une intrigue policière dans un immeuble est toujours une idée qui apporte de nombreuses ficelles narratives à un auteur. Prenez l’immeuble Vandeleur House, par exemple. On y croise une commère, une jeune veuve, un vieux couple, une blonde séduisante, une fille trop obéissante, un gardien qui ne se mêle de rien… Autant de personnages à qui il peut arriver mille et une histoires, qui se croisent à peine dans un ascenseur, et qui pourtant vont tous être impactés par un meurtre commis dans l’immeuble.