En ce moment j’essaie de piocher davantage de lectures dans ma (grande) PAL, et c’est comme ça que « Le But », qui m’y attend depuis au moins un an, s’est retrouvé sur le haut de la pile. Ce livre m’avait été conseillé comme étant une référence en matière d’organisation et de management. Il est d’ailleurs classé dans la liste du Times des 25 livres de management les plus influents.
Premier constat, cette édition propose avant l’introduction un article écrit par le même auteur, vingt-cinq ans après la publication du « But », et censé en approfondir les concepts. Autant vous dire que cet article a failli me décourager de lire la suite, car il expose de manière très condensée de nombreux concepts qui ne sont pas encore familiers au lecteur. Pour une entrée en matière, c’est assez ardu !
Pourtant le cœur du livre est beaucoup plus accessible. Il raconte, sous forme de roman, comment Al, un directeur d’usine, est confronté à des difficultés dans sa chaîne de production, et comment il va réorganiser celle-ci pour la rendre optimale.
Dit comme ça, j’imagine que je ne vous fais pas rêver… Mais tout l’intérêt du livre est de voir le processus d’analyse et de test que fait le personnage principal. On suit ses raisonnements, souvent pleins de bon sens et issus de la vie quotidienne (donc accessibles sans être un expert des chaînes de production !), et la mise en œuvre des propositions que son équipe et lui inventent.
L’essentiel du livre est bien vulgarisé – à part la toute fin du livre, où les solutions évidentes ont déjà été explorées, et où on passe un cap de complexité. Mais à ce moment-là, l’essentiel a déjà été dit et compris.
Un petit coup de griffe pour finir : j’ai été très agacée par les nombreuses coquilles, les dialogues où il manque des tirets, l’absence d’espace entre paragraphes alors qu’il y a des changements de situation… pour un livre publié par l’Afnor, cela aurait mérité un travail de relecture plus sérieux.
Afnor éditions, 421 pages, 30,50€
Dans les États-Unis des années 1950, Kathleen et Virgil forment un couple parfait… en apparence. Lui est représentant dans les assurances ; elle est une ancienne joueuse de tennis de haut niveau. Ils ont deux enfants, vont à l’église le dimanche, et monsieur joue au golf.
En 1958, Valentina est l’une des rares femmes médecins à exercer sur les terres hostiles de Patagonie. Nous la suivons dans ses périples en pleine nature sauvage, forte contre les éléments, à la rencontre d’hommes qui la considèrent avec plus ou moins de respect.
J’étais impatiente de découvrir cette nouvelle adaptation en BD d’un roman d’Agatha Christie, dans la collection désormais bien fournie des éditions Paquet.
Lila est sur le point d’ouvrir un café avec deux de ses amies. La dernière ligne droite avant l’inauguration lui occasionne beaucoup de stress ; alors quand elle est sollicitée pour devenir jurée d’un concours de beauté local, c’est l’occasion pour elle de s’oxygéner.
Sophie Hannah a été choisie par les héritiers d’Agatha Christie pour faire revivre Hercule Poirot dans de nouvelles enquêtes. J’ai déjà lu les quatre précédents romans qu’elle a écrits, dont je garde un souvenir inégal : j’en ai apprécié certains, j’ai été déçue par d’autres…
J’ai ouvert ce livre avec beaucoup de curiosité, intriguée de découvrir un univers nouveau pour moi, sans savoir à quoi m’attendre (ni sur le fond, ni sur la forme).
De Stefan Zweig, j’ai déjà lu un certain nombre de « classiques », et je me souviens en particulier de la lecture de la biographie de Marie-Antoinette (sans doute l’une des premières biographies à avoir autant réhabilité cette reine – mais c’est un autre sujet) et du style clair et précis de l’auteur. J’ai retrouvé cela dans ce recueil de nouvelles, au nombre de six, qui sont autant de portraits méticuleux et bien croqués.
Ottessa n’a que seize ans, mais une vie sexuelle déjà très active. Oscar lui fait tourner la tête, mais elle ne sait pas nommer cela amour. Elle collectionne les rencontres, les aventures d’un soir où même les prénoms ne sont pas dits. Avec sa copine Chloé, aussi paumée et délurée qu’elle, elles sortent en boîte, draguent des hommes de tous âges, se perdent.
Ses romans à « twist » (pour reprendre le terme que l’auteur utilise) sont inégaux, il y en a certains que j’adore et d’autres que j’ai trouvés moins surprenants. Celui-ci fait partie de ceux qui sont plutôt réussis, pas complètement révolutionnaire mais avec pas mal de rebondissements jusqu’aux dernières pages (et aussi des rebondissements intermédiaires, ce qui est encore mieux).