Avant de lire ce livre, je ne connaissais pas le film qui en est inspiré. J’ai donc découvert cette histoire de A à Z.
Première moitié du XIXe siècle. Gus Landor, un civil, participe à l’enquête interne menée après la mort d’un élève officier. Mort particulière, puisque le coeur et les parties génitales de la victime ont été prélevés.
Pour avancer dans son enquête, Gus Landor a besoin de quelqu’un du sérail. Il choisit un élève pour lui apporter des informations – et pas n’importe quel élève : le jeune Edgar Poe, poète en herbe, qui se révèle un enquêteur zélé.
Le parti pris du roman (faire de Poe le personnage central, bien avant qu’il soit publié et célèbre) est plutôt une bonne idée, même si je ne savais jamais ce qui appartenait au personnage ou avait réellement existé.
L’univers de l’école militaire aurait pu être ennuyeux, mais finalement cela ne nuit pas à l’histoire car le lieu n’est pas central dans l’histoire et le drame aurait pu se produire dans n’importe quelle école ou n’importe quel pensionnat strict de jeunes hommes.
Le duo formé par Gus Landor et Edgar Poe fonctionne bien, les deux personnages ont deux personnalités différentes qui se complètent.
J’ai en revanche trouvé beaucoup de longueurs dans le roman : pour me tenir captivée sur 700 pages, j’ai besoin de plus de rebondissements, plus de rythme ou plus d’attachement pour les personnages.
La fin est assez inattendue et plutôt bien trouvée. J’aurais juste aimé quelques bonnes trouvailles comme celle-là distillées dans le reste du roman.
Le Cherche Midi, 688 pages, 21€
Ce roman me faisait de l’œil depuis longtemps – mais que voulez-vous, j’ai beau lire une belle quantité de livres chaque année, je ne peux évidemment pas lire toute la production littéraire qui me fait envie… Enfin, voilà un livre de plus qui rejoint les chroniques de ce blog. Le premier constat est que ce livre ne ressemble à aucun autre. Il fait la part belle au féminin sous toutes ses formes, et d’abord dans l’écriture.
Ce roman est perturbant, violent, fort.
Cette année, j’ai envie de participer au #readChristie2023. Le principe ? Chaque mois, des lecteurs du monde entier lisent en même temps une œuvre d’Agatha Christie, sur un thème commun défini par Agatha Christie Ltd. Cette année, le fil rouge de ces lectures sera « Methods & Motives » (« méthodes & mobiles ») et le mois de janvier est consacré à la jalousie.
Sans mauvais jeu de mots, j’attends chaque nouveau tome des enquêtes d’Hannah Swensen avec une gourmandise non dissimulée. Je me suis attachée à cette pâtissière qui, n’ayant pas officiellement le droit d’enquêter, se contente de « fouiner » – et résout ainsi les enquêtes plus vite que le shérif du coin.
J’ai choisi ce livre pour le titre, pour le labyrinthe de la couverture, et pour le commentaire élogieux de François Busnel qui le décrit comme « le » roman de 2021.
J’aime beaucoup les romans originaux comme celui-ci, de ces romans qui baladent le lecteur, qui le laissent dans le doute, lui créent de fausses images, et finalement lui donnent toutes les réponses. J’ai lu avec beaucoup d’impatience les chapitres de ce roman, curieuse de découvrir pourquoi et comment la petite Alice, en promenade dans la forêt avec son père, était tombée dans un trou de plusieurs dizaines de mètres.
Pourquoi ai-je eu envie de lire ce livre ? Ce n’est pas seulement en raison de toute la publicité qui a été faite autour – j’y suis assez peu sensible. En revanche, l’idée de découvrir par un témoin direct les coulisses de l’institution qu’est la monarchie britannique m’a intéressée. Car derrière les dorures et les sourires de façade, il n’est pas difficile d’imaginer les complots, les désillusions, et l’envers moins rose du décor. Et comme, quand même, il semblait acquis que ce livre ne serait pas une ode à la monarchie, cela pouvait être de bon augure.
Aïe aïe aïe, aujourd’hui ma chronique ne sera pas très enthousiaste…
Eric Vernassière est déjà l’auteur de deux romans, dont «