Changement de décor – et de génération.
Ce deuxième tome, plus court que le précédent, raconte la jeunesse de Ruth. Fille d’Almah et de Wilhelm, elle quitte Sosua après la mort de son père. Elle rejoint son oncle et sa tante aux Etats-Unis. Sur le bateau qui l’emmène en Amérique, elle fait la connaissance d’Arturo, qui deviendra son meilleur ami.
On suit donc dans ce tome les premières amours de Ruth, sa vie étudiante, ses regrets et ses inquiétudes quand à l’avenir. L’histoire est beaucoup moins originale que le premier tome, plus classique (parcours de jeunesse). L’Histoire avec un grand H reste présente en fond (Martin Luther King, Kennedy etc) mais ce sont des faits connus.
L’écriture et le rythme des chapitres sont en revanche les mêmes que dans le premier tome : des chapitres courts, une alternance de récits de plusieurs personnages, bref les ingrédients qui m’avaient plu dans le premier tome.
Ma chronique aurait pu s’arrêter là.
Elle représentait ce que je pensais en fermant le 1er tome du coffret intégral. J’avais mis une « note » de 2 sur 3.
Sauf qu’en ouvrant le 2e tome du coffret, j’ai compris ma frustration : le 2e tome avait été coupé entre les deux coffrets, je n’avais pas encore lu la fin ! Il me manquait la moitié de l’histoire… et cette 2e moitié s’est révélée complètement à la hauteur du 1er tome, avec des périples sur plusieurs pays, des remous familiaux et sentimentaux. Pour Ruth, qui devient adulte, c’est aussi la quête permanent « du » lieu où se sentir bien et où construire sa vie.
Ce tome est donc très réussi – si on n’oublie pas d’en lire la moitié – et s’achève en laissant de nouveaux horizons possibles… De quoi attaquer le 3e tome avec curiosité.
Les Escales (coffret collector de 2 tomes – 4 romans)
J’avais beaucoup entendu parler de ce roman, mais bizarrement sans en connaître l’histoire. D’ailleurs je vais essayer de vous en dire le moins possible sur l’histoire pour ne pas vous gâcher le plaisir de comprendre quelle est cette anomalie qui donne son titre au roman.
Quand de riches retraités s’ennuient dans leur maison de retraite tout confort, ils ne créent pas un club de mots croisés mais un murder club ! Chaque jeudi, ils sont quelques uns à se retrouver pour tenter d’élucider de vieilles affaires criminelles jamais résolues. Il y a Elisabeth, la meneuse du groupe ; Ron l’ancien politique et Ibrahim l’ancien psy. Et depuis que Penny est dans un coma définitif, Joyce l’infirmière complète le groupe.
J’ai lu avec avidité les six tomes de «
J’ai lu ce classique d’Agatha Christie il y a bien longtemps, et j’en avais oublié l’histoire. Sans doute est-ce d’avoir entendu parler de la nouvelle adaptation cinématographique il y a quelques mois qui m’a donné envie de lire cette BD – j’en ai déjà lu plusieurs dans cette collection.
Ainsi s’achève l’incroyable, l’incomparable saga « Blackwater ».
Si la scierie familiale a toujours permis aux Caskey de bien vivre, leur fortune colossale se construit dans ce tome autour d’une autre richesse : le pétrole. Tandis que Miriam gère d’une main de maître les intérêts économiques de la famille, Frances est plus que jamais centrée sur sa vie familiale. Elle est enceinte et cette grossesse va nous apporter de nombreuses révélations.
Je poursuis ma lecture quasi frénétique de « Blackwater », à raison d’un tome tous les 2 ou 3 jours.
Ce troisième tome s’ouvre sans explication sur un bond de quelques années dans le temps – à tel point que j’ai vérifié deux fois que je n’avais pas oublié de lire un tome !