C’est un de ces livres qui apparaît décalé dès que l’on voit sa couverture.
« Roland est mort » est un titre à faire pleurer le lecteur… sauf quand la couverture du roman met en scène un caniche royal regardant amoureusement la photo d’un homme à l’air jovial – que l’on imagine donc être le fameux Roland.
Le livre est ainsi, navigant entre un humour noir assez incisif, et réflexions sur l’état de notre société individualiste. Car Roland est mort dans l’indifférence générale. Quand enfin son corps est découvert, qui plus est dans des conditions pas glorieuses – on l’a retrouvé la tête dans la gamelle du caniche – pas grand monde ne le pleure, et en particulier pas son voisin de palier. « Je n’avais rien contre lui mais ce n’était pas mon ami, on n’avait rien à se raconter », constate-t-il simplement. Il se se réjouirait presque de ne plus entendre les disques de Mireille Mathieu en boucle de l’autre côté de la cloison… Lire la suite
« Port-des-vents », c’est un lieu atypique, rude, qui malmène ses habitants par son climat changeant et son vent, son fameux vent, mais qui paradoxalement ancre à jamais ses habitants sur cette terre si liée à la mer.
En ces périodes de forte chaleur, il est un bon réflexe : celui de rechercher l’ombre protectrice d’un arbre. Si, pendant votre sieste, vous levez le nez pour observer l’arbre au dessus de votre tête, vous aurez peut-être envie d’en savoir plus sur celui-ci. Avec « Le petit livre des arbres », le lecteur découvre l’histoire et les symboles associés à plus de soixante-dix arbres, des plus connus (le chêne, le platane, le marronnier …) aux plus inattendus (le santal, le sumac, le dragonnier…).
Qu’est-ce que la malentendance ? Beaucoup d’entre nous imaginent que ce n’est qu’un terme politiquement correct pour désigner la surdité. Le récit autobiographique de Mélanie Hamm met à mal cette interprétation et rétablit la réalité sur le quotidien des malentendants.
A la mort de sa femme Ada, Otto se remémore le quotidien qu’il a passé avec elle pendant des décennies, dans cette maison jaune d’un quartier animé et que l’on imagine ensoleillé.
Acheté en même temps que « Concarneau, affaire classée », « Faites vos jeux » est le deuxième (et pas le dernier) roman de Firmin Le Bourhis que je lis. J’y ai retrouvé Phil et François, les deux « OPJ » (Officiers de Police Judiciaire) de la série. En un chaud mois de juillet, ils ont été détachés de leur commissariat de Quimper pour celui de La Baule.
Il y a des livres que l’on déguste comme des gourmandises. « Rester groupés », la suite du truculent « Poulets grillés » de Sophie Hénaff, fait assurément partie de ces pépites dont je voudrais faire durer le plus longtemps possible la lecture. En effet ce second opus est à la hauteur du précédent, et je n’ai pas boudé mon plaisir à sa lecture !
Parmi mes belles découvertes littéraires des dernières semaines, se trouve Firmin Le Bourhis. Je l’ai rencontré au Salon du livre de Paris en mars dernier. Contrairement à certains auteurs qui se cachent derrière leur table, lui n’est pas du genre timide, et interpelle les lecteurs qui flânent à proximité de son stand breton. Il est fier de montrer son impressionnante œuvre, déjà une trentaine de livres écrits depuis qu’il a pris sa retraite il y a quinze ans.
Oubliez la couverture de bord de mer, qui n’illustre pas grand-chose de l’histoire.