Qu’est-ce que la malentendance ? Beaucoup d’entre nous imaginent que ce n’est qu’un terme politiquement correct pour désigner la surdité. Le récit autobiographique de Mélanie Hamm met à mal cette interprétation et rétablit la réalité sur le quotidien des malentendants.
Mélanie est née malentendante. Je n’écrirai pas que Mélanie est née avec une infirmité, car croyez-moi cette jeune femme pleine d’énergie et de volonté est loin d’être infirme !
Son parcours scolaire a été semé d’embûches, mais Mélanie Hamm est devenue diplômée, docteur en Sciences de l’éducation, aidée d’abord par son frère jumeau, puis soutenue par certains professeurs.
A quoi ressemble le quotidien d’une jeune malentendante ? A un quotidien ordinaire… à la différence près que tout est plus compliqué pour comprendre son environnement et son entourage. Quand certains s’acharnent à lui parler plus fort, elle éveille le lecteur en expliquant que ce n’est pas le volume mais la sonorité qui importe : « On pense toujours à amplifier le bruit avec les malentendants, alors que c’est s’approcher de la source sonore qui importe »…. Lire la suite
A la mort de sa femme Ada, Otto se remémore le quotidien qu’il a passé avec elle pendant des décennies, dans cette maison jaune d’un quartier animé et que l’on imagine ensoleillé.
Acheté en même temps que « Concarneau, affaire classée », « Faites vos jeux » est le deuxième (et pas le dernier) roman de Firmin Le Bourhis que je lis. J’y ai retrouvé Phil et François, les deux « OPJ » (Officiers de Police Judiciaire) de la série. En un chaud mois de juillet, ils ont été détachés de leur commissariat de Quimper pour celui de La Baule.
Il y a des livres que l’on déguste comme des gourmandises. « Rester groupés », la suite du truculent « Poulets grillés » de Sophie Hénaff, fait assurément partie de ces pépites dont je voudrais faire durer le plus longtemps possible la lecture. En effet ce second opus est à la hauteur du précédent, et je n’ai pas boudé mon plaisir à sa lecture !
Parmi mes belles découvertes littéraires des dernières semaines, se trouve Firmin Le Bourhis. Je l’ai rencontré au Salon du livre de Paris en mars dernier. Contrairement à certains auteurs qui se cachent derrière leur table, lui n’est pas du genre timide, et interpelle les lecteurs qui flânent à proximité de son stand breton. Il est fier de montrer son impressionnante œuvre, déjà une trentaine de livres écrits depuis qu’il a pris sa retraite il y a quinze ans.
Oubliez la couverture de bord de mer, qui n’illustre pas grand-chose de l’histoire.
1895. Coureur de jupons notoire, le jeune vicomte Gonzague mène une vie de plaisirs, sans contrainte et sans inquiétude quant à l’avenir. Si sa sœur ne supporte pas sa vie dissolue, sa mère ferme les yeux sur les frasques de son fils chéri.
Je ne connaissais pas Erri de Luca, et j’ai choisi de lire ce court livre publié chez Folio dans la collection « le forum » pour l’extrait repris sur la couverture – et qui d’ailleurs prend plus de place que le titre lui même : « J’accepte volontiers une condamnation pénale, mais pas une réduction de vocabulaire ». Erri de Luca a écrit ce texte pour justifier des propos qu’il a tenus et qui, selon lui, ont mal été interprétés, et lui ont valu des poursuites judiciaires.
En ce jour d’élection présidentielle, chroniquer un roman qui s’intitule « Les duellistes » pourrait vite se transformer en chronique politique. C’est bien loin d’être le cas, car ce roman se déroule à une toute autre époque, en l’occurrence le XVIIème siècle.