
J’ai ri aux premiers tomes de « Poulets grillés », l’histoire de ce groupe de policiers constitué de bras cassés attendrissants menés par une commissaire prête à tout pour être réhabilitée.
J’ai ri avec « Voix d’extinction », une histoire très différente avec des animaux comme personnages principaux – et toujours le même humour piquant.
Que dire de « People police » ? Le pitch initial est une variante de « Poulets grillés » : un groupe de policiers est dédié aux enquêtes impliquant des célébrités, et le groupe est mené d’une main de fer par Cathy, elle-même divorcée puis veuve d’une ancienne star de la chanson. Alors quand la maîtresse de son ex est kidnappée, s’il est tout naturel de confier l’enquête à ce groupe, choisir Cathy pour mener les investigations frôle le conflit d’intérêt… va-t-elle vraiment tout faire pour retrouver son ennemie ?
Le point de départ est séduisant et j’ai aimé retrouvé la fantaisie et les petites phrases acerbes et pleines d’humour de l’auteure. L’écriture est vive, les expressions bien choisies, j’ai souri plusieurs fois devant quelques bonnes trouvailles.
Mais l’enquête ne m’a pas complètement convaincue. J’y ai trouvé quelques longueurs. Il m’a manqué la petite pointe d’inattendu, même si la fin est plutôt maline (quoique pas totalement inédite).
A noter, comme dans « Poulets grillés », le choix de Paris comme décor est un vrai plus, apporté par petites touches pour rendre le récit réaliste sans transformer le roman policier en guide touristique. C’est juste pour l’ambiance, et c’est amené avec justesse.

Albin Michel, 288 pages, 19,90€