Policier

«Le secret des Enfants-Rouges» de Claude Izner

enfants rougesQuatrième tome de la série, « Le secret des Enfants-Rouges » installe les personnages récurrents des sœurs Izner dans une évolution continue (et finalement assez rapide). Victor Legris, libraire, s’est installé avec Tasha, une peintre dont il est profondément amoureux ; sa demi-sœur Iris s’est installée avec Kenji, l’associé de Victor à la librairie ; et Joseph le commis roucoule d’amour devant Iris – et ce tome s’avère un tournant dans les liens entre ces différents personnages. Le microcosme qui gravite autour de la librairie parisienne de la rue des Saints-Pères gagne en épaisseur ; le lecteur connaît bien maintenant les personnages et leurs gentils défauts.

Cette fois-ci, c’est un cambriolage dans l’appartement de Kenji qui occupe nos limiers amateurs. Une mystérieuse coupe, dont Kenji venait d’hériter, a disparu. Kenki, Victor et Joseph vont unir leurs forces pour mener l’enquête, qui se révèle être une véritable épopée dans Paris. L’intrigue est plus complexe, moins fluide que dans les trois précédents tomes. Mais j’ai apprécié retrouvé dans ma lecture ces personnages charmants, que les auteurs font progresser de tome en tome.

S 2-310-18

Policier

« La disparue du Père-Lachaise» de Claude Izner

1890. Paris vit une fin de siècle et bruisse d’un air nouveau. Le Sacré-Coeur est en construction, le téléphone émerge (même si certains pensent que « aucune personne sensée ne voudra s’encombrer de cet appareil »). Victor Legris, libraire, file le parfait amour avec Tasha, une peintre libre et talentueuse, très inspirée par le mouvement impressionniste en… Lire la suite « La disparue du Père-Lachaise» de Claude Izner

Roman

« Mystère rue des Saints-Pères» de Claude Izner

victor legrisIl y a des livres, comme ça, qui me font de l’œil, qui traversent mes envies de lecture, dont je griffonne le titre ou l’auteur sur un bout de papier, au gré des conseils que je recueille. Ainsi, je connaissais de nom Claude Izner, pseudonyme derrière lequel se cachent deux sœurs, bouquinistes parisiennes. Lorsque je suis tombée par hasard en librairie sur un recueil regroupant les « Premières enquêtes de Victor Legris », je n’ai plus hésité. La couverture, jolie aquarelle parisienne, a sans doute déterminé mon choix ce jour-là. Voilà à quoi tiennent les choix de lecture, parfois…

L’histoire se déroule en 1889 à Paris. L’Exposition universelle bat son plein, mélangeant curiosité populaire et maladresses historiques. Victor Legris est libraire rue des Saints-Pères. Il partage la direction de sa librairie avec Kenji Mori, un japonais qui l’a recueilli à la mort de son père et l’a élevé comme son fils.

Alors que le Tout-Paris se presse pour découvrir la Tour Eiffel, symbole contesté de cette Exposition universelle, plusieurs morts mystérieuses sont attribuées à des piqûres d’abeilles. La coïncidence est étrange et Victor s’intéresse aux victimes et cherche un point commun entre elles.

Ce Victor Legris n’est pas du tout un enquêteur – en tout cas pas dans ce premier titre, peut-être que son personnage évoluera différemment – il est juste un libraire qui se retrouve entouré de morts étranges. Le roman, du coup, est moins intéressant pour l’enquête en elle-même que pour tout le reste. J’ai notamment adoré l’ambiance très rafraîchissante de cette fin du dix-neuvième siècle, cet engouement des Parisiens pour cette Exposition universelle qui leur fait découvrir des mondes inconnus et préfigure de bien des nouveautés qui s’épanouiront au vingtième siècle.

Je suis bien contente d’avoir acheté ce recueil des trois premières aventures de Victor Legris, car j’ai déjà envie de lire la suite, « La disparue du Père Lachaise » ! J’espère d’ailleurs que d’autres recueils suivront !

S 3-310/18, 864 pages, 14,90€ (le recueil de 3 titres)