Il y a quelque chose de très addictif dans cette saga familiale des Neshov. Depuis que j’ai lu le premier tome, j’ai enchaîné avec la lecture du deuxième, et maintenant du troisième (et sans surprise, le quatrième m’attend déjà).
Ce troisième tome s’ouvre dans la continuité du précédent (comme le deuxième avec le premier).
Après le suicide de son père, Torunn se retrouve seule à la tête de la ferme familiale. Elle se sent profondément coupable d’avoir avoué à son père qu’elle ne voulait pas reprendre la ferme. Pourtant tout le reste de la famille souhaite qu’elle reprenne la ferme.
Et c’est là que commence le bal des hypocrites. Car chacun des oncles de Torunn voudrait la voir reprendre la ferme – comme son père avant eux – mais aucun n’est prêt à l’aider autrement qu’en envoyant un peu d’argent de temps en temps pour se donner bonne conscience.
Erlend et son compagnon Krumme vont bientôt devenir pères grâce à un couple d’amies ; Margido développe son entreprise de pompes funèbres et stocke désormais ses cercueils dans une grange inoccupée de Neshov.
Histoire classique d’un héritage dont personne ne veut, mais où chacun voudrait que la mémoire familiale soit entretenue par un(e) autre, ce troisième tome est plus triste que les précédents. A l’enthousiasme initial de Torunn pour les truies et leurs porcelets, a succédé ce sentiment d’agir par devoir mais sans envie et sans plaisir. Seul le lien qu’elle a tissé avec le grand-mère met de la tendresse dans sa vie, désormais dédiée à la ferme et à la porcherie.
C’est cruel et juste à la fois, réaliste et dépaysant, bref tous les ingrédients d’une saga réussie sont à nouveau réunis.
10/18, 336 pages, 8,40€
Après avoir lu (dévoré) le premier tom de la saga des Neshov, j’ai aussitôt commencé la lecture du deuxième, « La ferme des Neshov ».
Je garde un excellent souvenir de ma lecture de « Rosa candida », à tel point d’ailleurs que je me souviens exactement où j’étais quand je l’ai lu (ce qui n’est pas toujours le cas vu la quantité de livres que je dévore). J’avais donc très envie de découvrir « Miss Islande » de la même auteure, dont j’avais entendu par ailleurs beaucoup de bien.
Je connaissais très peu le parcours de Jane Birkin. Bien sûr je l’ai vue, très belle, dans quelques films. Je l’ai entendue dans des interviews, avec son accent étonnant et charmant. J’avais quelques repères sur sa famille, ses filles, sa vie avec Gainsbourg.
Magido dirige une entreprise de pompes funèbres en Norvège. Chaque jour il accueille des familles en deuil, prépare des corps, organise des cérémonies de funérailles.
Après avoir boudé pendant des années les romans de Guillaume Musso (j’avais un vague souvenir d’une lecture, mais je n’en gardais pas spécialement un souvenir enthousiaste), j’ai redécouvert cet auteur. Et j’ai appris à apprécier ses textes.
Dès le mois d’octobre, Agatha se met en tête d’organiser un grand Noël traditionnel. Mais ses préparatifs sont perturbés par une nouvelle affaire. Une vieille dame acariâtre l’a embauchée car elle pense qu’un membre de sa famille va la tuer.
Les deux sœurs qui prêtent leurs noms au titre de ce livre, Marie et Bronia, sont Marie Curie et Bronia Dluska, toutes deux nées Skłodowska dans la Pologne de la fin du XIXème siècle. Nées dans une famille modeste mais aimante et instruite, elles ont traversé jeunes de lourdes épreuves, dont la perte de leur mère. Animé par le goût de l’instruction, et persuadé que l’avenir passe par la science, le père de Marie et Bronia les encourage à poursuivre leurs études, bien que cela leur soit interdit dans la Pologne sous influence russe.
C’est la couverture enneigée qui a d’abord attiré mon regard vers ce livre, parmi les milliers qui me faisaient de l’œil dans l’incroyable librairie où je m’étais abritée un jour de grand froid (oui, je trouve toujours une bonne raison d’entrer dans une librairie…).
J’ai acheté ce livre à force de lire des avis dithyrambiques sur ce texte. Journalistes, blogueurs, chroniqueurs, m’ont donné envie de percer le mystère de cette couverture colorée plutôt intrigante.