Le contexte de découverte d’un livre peut déterminer fortement l’appréciation que l’on en aura. Selon l’humeur du lecteur, ou plus largement l’ambiance ou le moment où l’on découvre le texte, celui-ci n’aura pas le même impact.
Pauvre Aurélie Valognes, son dernier roman « Minute, papillon », je l’ai écouté en livre audio quelques jours après avoir fini d’écouter « Couleurs de l’incendie », œuvre magistrale et flamboyante de Pierre Lemaitre. Je ne m’attendais pas à un livre de la même ampleur (Lemaitre est quand même Goncourt 2013 pour « Au-revoir là-haut »), j’espérais juste passer un bon moment d’écoute. Je gardais de « Mémé dans les orties » un souvenir pas désagréable.
Mais parlons déjà de l’histoire. Rose, trente-six ans, est mère d’un adolescent qu’elle élève seule. Elle peine à joindre les deux bouts, mais son fils ne manque de rien, et surtout pas d’amour bien qu’il ne connaisse pas son père. Nourrice chez un couple aisé, elle doit envisager une reconversion lorsque le déménagement de ceux-ci lui fait perdre son travail. Une opportunité s’offre à elle : devenir dame de compagnie. Le job est très bien payé, alors pourquoi pas ? Mais tout ne va pas se passer comme prévu…
L’idée est sympathique, le récit indéniablement contemporain et les problématiques actuelles. Oui mais voilà… il m’a manqué du relief, un contenu un peu plus consistant et moins caricatural (la mère célibataire, les riches employeurs, … pourquoi pas mais avec un peu plus de précautions dans le style).
Comme je le disais plus haut, je voulais juste passer un moment de lecture sans prétention, ce qui a été le cas ; nul doute que de nombreux lecteurs écouteront avec plaisir ce roman (en un peu plus de cinq heures). Mais tout juste sortie d’une superbe écoute, j’ai eu du mal à apprécier ce texte-là et suis restée sur ma faim.
Audiolib, lu par Maia Baran, 5h03 d’écoute, 19,90€
Joseph est mort, et la nuit qui suit son enterrement, sa veuve Eglantine se souvient…
Derrière le terme « d’inventions » se cache une multitude de nouveautés, innovations, ou idées, qui font désormais notre quotidien. Des dizaines d’entre elles sont répertoriées dans cet ouvrage, du baccalauréat au fer à repasser, du mp3 au camembert, de la clémentine à la brosse à dents.
Que l’on ne s’y trompe pas : bien que ce roman soit une réédition (revue) d’un livre sorti en 2009, on y retrouve bien tous les codes que les lecteurs qui aiment les romans de Michel Bussi (c’est mon cas) attendent.
On ne compte plus les anthologies et les recueils qui réunissent des résumés des meilleurs ouvrages de la littérature française. Difficile de faire une proposition novatrice dans ce contexte ! Mais l’ouvrage d’Yves Stalloni est plutôt bien réalisé. Dès l’avant-propos, l’auteur en fixe le cadre et l’objectif : « avant tout faire lire, donner envie de partir à la rencontre des maîtres de la fiction, de revenir à sa bibliothèque ou à celle de son voisin ou de sa commune, inviter à dépoussiérer les romans imposés par le collège et le lycée […] ». Il cite aussi Proust : « La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c’est la littérature. »
Dans les derniers tomes de la série des « Nicolas Le Floch », dont « L’inconnu du pont Notre-Dame » est le treizième volume, j’étais restée un peu décontenancée par ma lecture, et à vrai dire assez hésitante à poursuivre sur les tomes suivants. J’ai lu toute la série, et me suis attachée aux personnages, Nicolas le justicier séducteur, noble mais ami des plus humbles ; Bourdeau son fidèle lieutenant, avec qui il partage l’amour de la justice et de la bonne chère ; sans oublier Sartine et ses perruques, Noblecourt et sa goutte…
De Pierre Lemaitre, j’avais déjà lu plusieurs polars, et le désormais incontournable
La lecture de la série des « Bennett » est un souvenir d’enfance et fait partie de mes madeleines de Proust littéraires, au même titre que « Le Club des cinq » ou, un peu plus tard, de mon premier Agatha Christie, déniché par hasard un après-midi d’ennui.
Mat est brocanteur. Il est marié, et après une adolescence tumultueuse, il est devenu un homme rangé. Mais il garde en lui une blessure jamais cicatrisée : il a perdu ses parents très jeunes, morts dans l’incendie de leur maison alors qu’il était en colonie de vacances.
L’auteur est veuf, depuis que la maladie a emporté sa compagne Emmanuèle, trop jeune, trop tôt. Ce texte est à la fois un témoignage mêlant les souvenirs communs et « la vie d’après ». C’est une déclaration d’amour, même les défauts de la femme aimée deviennent des qualités dans cet éloge funèbre très sentimental.