A Deuil-l’Alouette, en banlieue parisienne, Elisabeth s’active pour organiser une « fête de printemps », une grande réception où elle a convié famille, amis, voisins. La soirée se passe bien, faite de mondanités et d’échanges divers. Chacun rentre chez soi. On croit la soirée terminée. Mais Jean-Lino, le voisin du dessus, qui a participé à la fête, revient sonner en pleine nuit : il a tué sa femme.
Dans un moment de folie, poussée par son amitié pour cet homme, Elisabeth décide de l’aider à organiser une mise en scène autour du décès de sa femme.
Le roman navigue entre des scènes très ordinaires de la vie de voisinage d’un immeuble, l’organisation d’une soirée (trouver assez de verres, aller chercher des chaises chez les voisins… le tout raconté avec une incroyable justesse dans les détails), et ce drame qu’est la mort de la voisine. Aussi horrible soit l’événement, les personnages réagissent avec une étonnante sérénité. Et pourtant, leurs vies viennent de basculer.
Bizarrement, il se dégage de ce livre une certaine quiétude, très en décalage avec le thème. Le personnage d’Elisabeth est particulièrement paradoxal, capable de faire des insomnies par crainte de ne pas avoir assez de verres pour ses invités, et réagissant avec sang-froid face à son voisin qui vient de tuer sa femme. Le récit est écrit au cordeau. J’aime ces écritures qui nous font voir les détails du quotidien sous un autre jour, et les rend soudain dignes de figurer dans un récit.
Folio, 224 pages, 7,25€, Prix Renaudot 2016
Le titre, d’abord, vous interpelle sans doute. Et comme moi, vous vous demandez ce qu’il peut bien vouloir signifier. Alors commençons par une petite leçon linguistique, puisque de toute façon l’auteur elle-même le fait dès le début du livre. Un prénom « épicène » est un prénom qui ne permet pas de déterminer le genre de celui (ou celle!) qui le porte. Comme Claude, ou Dominique, les prénoms de ces deux personnages dont nous suivons ici la vie, depuis leur toute première rencontre.
J’ai rejoint avec grand plaisir l’équipe de la #TeamThriller du Cherche-Midi, et le premier roman de la sélection est ce livre au titre inquiétant : « Rituels ». La quatrième de couverture plante le décor et fait frissonner le lecteur par avance : « Vous avez aimé le Silence des agneaux ? Vous allez adorer Rituels. ». Gloups.
Attention chef
Léonard est professeur en Suède, où il excelle lors de conférences littéraires qu’il anime. Il épouse en secondes noces la jeune Hulda, avec qui il fonde une famille. Ils engagent Livia pour seconder Hulda dans l’éducation des enfants. En Suède, puis en France, va se jouer un théâtre plein de faux semblants entre ce trio.
Certains livres sont faits pour être écoutés, et celui-ci en fait partie. Quelle bonne idée d’avoir associé la lecture du texte d’Eric-Emmanuel Schmitt (par lui-même) à des extraits de Chopin interprétés par Nicolas Stavy !
Evacuons le sujet tout de suite : je n’aime pas cette mode des titres très longs, et je trouve bien réductrice la joyeuse couverture girly de ce livre.
Répondant à une interrogation de sa fille, le narrateur (un double très proche de l’auteur), promet de ne jamais mourir. Et, se posant un peu, le voilà qui s’interroge sérieusement sur l’immortalité. Commence alors un long périple dans plusieurs pays, à la découverte des recherches les plus pointues et les plus innovantes sur l’immortalité.
Cela faisait plusieurs mois que ce livre m’attendait sur une étagère, pas encore ouvert bien qu’acheté depuis mars au Salon du livre de Paris où il m’avait été conseillé sur le stand de l’éditeur Zulma pas un libraire enthousiaste.
D’accord, ce livre est très grand public. D’accord Dan Brown est un auteur qui surfe depuis bien longtemps sur le succès de son « Da Vinci code » et reprend encore ses thèmes privilégiés (les codes, la religion, un duo chercheur-joli femme…)… mais comme ça fonctionne bien, encore une fois !