C’est bien connu, Français et Anglais adorent se détester. Ils sont des « rosbifs », nous sommes des « froggies » ; ils ne disent pas ce qu’ils pensent, nous sommes braillards et revendicatifs, etc etc.
Ecrire un livre sur le sujet, c’est presque du pain bénit pour un auteur, tant sont nombreuses les images à utiliser, et faciles les situations à trouver pour tourner en dérision Français et Anglais. J’ai le souvenir d’un livre très drôle sur le sujet, auquel j’ai immédiatement pensé avant d’entamer la lecture de celui-ci : « Une année en provence », de (l’anglais) Peter Mayle.
Dans « De l’infortune d’être un Anglais… », deux clans s’affrontent dans un village du Sud de la France. De nombreux Anglais s’y installent pour leur retraite, et les habitants du coin n’accueillent pas très chaleureusement leurs nouveaux voisins. Pire, une série de meurtres a été commise contre des Anglais. Et le curé d’une paroisse voisine reçoit d’étranges confessions…
Non-dits et incompréhensions vont être de la partie tout au long du livre ; le curé est un personnage plutôt secondaire mais assez amusant. L’ensemble du roman est sympathique, même si j’ai été gênée au début par l’énumération de clichés auxquels je n’ai pas ri autant que je l’aurais voulu. Si le flegme britannique est bien mis en avant, j’aurais aimé que les situations poussent un peu plus loin l’humour anglais que j’aime tant chez Allan Bennett ou Will Wiles.
Derrière sa pétillante couverture jaune, ce livre pourra néanmoins vous faire passer un bon moment cet été… mais ne partez pas avec en Angleterre !
Fleuve éditions, 304 pages, 18,90€
Au cas où cela vous aurait échappé, non seulement j’aime lire, mais j’aime donner mon avis à ceux que cela intéresse. Inévitablement, on me demande aussi régulièrement mon avis sur des livres, pour orienter ou confirmer un choix, pour trouver une idée pour les vacances ou un cadeau…
Mack travaille dans une mine de charbon. Epris de liberté et révolté par les conditions de travail des mineurs, il se rebelle contre la famille qui l’emploie, les Jamisson.
Il y a plusieurs années de cela, j’ai lu « L’événement » d’Annie Ernaux. Malgré des centaines et des centaines de livres lus depuis, celui-ci reste l’un des plus bouleversants et des plus marquants de mes souvenirs de lecture.
Hervé Jaouen est un auteur dont je suis les publications depuis plusieurs années, et que j’apprécie tout particulièrement. Derrière des histoires régionales a priori simples, il sait mettre en scène des personnages très forts, souvent des ouvriers ou des paysans (ici des hommes de la mer), qui n’ont d’autre fortune que leurs bras pour travailler. Il sait transformer ces tempéraments en héros du quotidien, et leur tisser des destins incroyables mais qui sont des reflets de leur époqie.
Le contexte de découverte d’un livre peut déterminer fortement l’appréciation que l’on en aura. Selon l’humeur du lecteur, ou plus largement l’ambiance ou le moment où l’on découvre le texte, celui-ci n’aura pas le même impact.
Joseph est mort, et la nuit qui suit son enterrement, sa veuve Eglantine se souvient…
Que l’on ne s’y trompe pas : bien que ce roman soit une réédition (revue) d’un livre sorti en 2009, on y retrouve bien tous les codes que les lecteurs qui aiment les romans de Michel Bussi (c’est mon cas) attendent.
De Pierre Lemaitre, j’avais déjà lu plusieurs polars, et le désormais incontournable
Rendre hommage à sa mère dans un texte de souvenirs est une démarche assez classique pour un auteur. La littérature ne compte plus le nombre d’œuvres qui y sont consacrées.