L’Association pour l’autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA) collecte et conserve toutes sortes d’écrits personnels (journaux intimes, correspondances etc). C’est dans ses locaux, à Ambérieu-en-Bugey, que l’auteure a consulté, rassemblé, coordonné et commenté les récits de huit agriculteurs. Chacun, à travers son histoire familiale et personnelle, raconte un pan de la transformation de l’agriculture qui s’est opérée en France depuis plus d’un siècle. Les textes sont assez courts (les passages ont été sélectionnés), mais condensent l’essentiel des messages que chacun veut porter : sa vision de la principale transformation qui a eu un impact sur l’exploitation familiale, ses envies et ses renoncements face à une agriculture qui évolue à toute vitesse, les paradoxes du monde agricole.
Les témoignages montrent parfois une vision désabusée de l’agriculture (ou du moins : du système agricole des dernières décennies), mais toujours un amour du métier qui vient souvent de l’enfance et d’un enracinement régional. L’introduction de chaque témoignage permet de comprendre le contexte autour du récit sélectionné. La préface d’Hélène Parisot, ainsi que l’entretien avec un agriculteur de 2023, permettent aussi de mieux cerner la démarche de rassemblement de ces textes.
Nul besoin d’être un expert du monde agricole, ni d’avoir le projet de reprendre une exploitation : le livre s’adresse à un large public qui s’intéresse tout simplement à l’évolution d’une profession souvent méprisée, quoique indispensable.
Ed Mauconduit, 144 pages, 13€. Reçu dans le cadre d’une « masse critique ».
J’ai un goût prononcé pour les « cosy mysteries », ces romans à enquête qui ont été remis à la mode avec la déferlante « Agatha Raisin ». Plusieurs séries que j’ai lues ont la particularité de combiner enquête et contexte culinaire : bien sûr il y a les « Enquêtes de Hannah Swensen » (déjà 10 tomes publiés en France) mais aussi « Les thés meurtriers d’Oxford » (je n’ai lu que les deux premiers).
On choisit parfois un livre sur le seul nom de son auteur. Et parfois, on choisit un livre audio sur le nom de son lecteur – en l’occurrence ici, une lectrice, l’excellente Rachel Arditi, que j’avais déjà entendue dans «
J’aime bien quand les
J’ai déjà eu l’occasion de lire des romans ou des témoignages sur le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle, mais assurément aucun ne ressemblait au pèlerinage façon Björn Diemel ! Si vous avez suivi les deux premiers tomes de cette série au nom étrange de « Meurtres zen », vous savez déjà que Björn, avocat de mafieux et autres trafiquants, est devenu lui-même à la tête d’une organisation basée sur le meurtre et l’élimination de toutes sortes « d’obstacles ».
Shakespeare comme vous ne l’avez jamais lu !
Cette fois-ci semble la bonne : le mariage de Georgie et de Darcy est pour bientôt. Le couple va devoir trouver son petit nid d’amour – ce qui s’avère plus compliqué que prévu. Grâce à la proposition (miraculeuse) d’un ancien amant de sa mère dont elle héritera, Georgie est invitée à loger au château de Eynsleigh.
Imaginez le cauchemar que vit le personnage de ce roman : grand lecteur, tous ses albums chéris, ceux qui ont bercé son enfance (Tintin, Spirou, Marsupilami…) ont disparu.
Le Tourbillon est l’un de ces cafés qui ont donné leur âme à de nombreux quartiers. Bien avant les enseignes internationales, bien avant le wifi gratuit et les client avec leurs casques sur les oreilles, il a été l’un de ces cafés où l’on parlait, où l’on faisait connaissance et refaisait le monde. Il reste quelques habitués qui viennent prendre l’apéro entre copains et qui, sans doute, ne se fréquentent pas en dehors de ce lieu.